lundi 16 août 2010

SIDEWAYS


SIDEWAYS

Miles, un écrivain raté récemment divorcé, et son ami Jack, un acteur sur le point de se marier, décident de faire la route des vins dans la vallée de Santa Ynez, en Californie. Aussi différents que proches, ils n’ont en commun que les ambitions déçues et l'inquiétude face au temps qui passe. De dégustation en dégustation, Miles et Jack se noient dans l'amour du divin nectar et des femmes. Jack tombe sous le charme de Stéphanie, une séduisante serveuse, et met en péril son futur mariage. Miles, lui, entame une liaison avec Maya, sommelière. L'heure des remises en cause a sonné. Alors que la fin du voyage et le mariage approchent, Miles et Jack sont de moins en moins sûrs de vouloir rentrer. Se pose alors la seule vraie question qui vaille : quelle vie choisir ?

Avant de rentrer véritablement dans le vif du sujet, sachons rendre à César ce qui lui appartient car au moins, si Sideways doit briller pour une seule et unique raison, c’est au moins pour son sujet original ; enfin, pour une fois, le spectateur ne se retrouvera pas pour la énième fois devant du vu et du revu, car si l’intrigue en elle-même n’a rien d’exceptionnelle, le fond, lui, mérite a lui tout seul le détour puisque pendant les deux heures que dure ce long métrage, l’on suivra les deux protagonistes principaux en pleine route des vins californiens. Sincèrement, de mémoire, il me semble que je ne connaisse pas un seul autre film traitant du vin comme Sideways ait put le faire. Alors certes, tout ce qui a trait a la culture vinicole est plus une trame de fond, une espèce de décor, car le scénario va tout de même un peu plus loin qu’une simple balade au milieu des vignes, mais au moins, je dois avouer que sans être un fan de la chose, cela m’a plu, ne serais ce que pour le « dépaysement » que cela m’a procuré. Mais bon, comme vous vous en doutez, un « décor », dans le cas d’aujourd’hui, la route des vins, ne suffit pas pour faire un bon film, il faut pour cela bien d’autres éléments…

Et c’est là qu’à mon grand regret, le bas blesse. Car si quelques lignes plus haut, j’ai put écrire que Sideways, de part l’univers abordé était assez original, c’est bien là la seule chose que l’on peut mettre a son crédit. Pour le reste, et sans vouloir dire par là que nous nous trouvons forcement devant un mauvais film, le spectateur se retrouve en terrain connu et a la désagréable impression de « déjà vu ». Allons, ne nous voilons pas la face, combien de fois n’avons-nous pas regardé un long métrage traitant des états d’âmes de quadras divorcés en dépression chronique ? Souvent il me semble, trop souvent même. Et du coup, tout le coté novateur du film se retrouve un peu biaisé, car franchement, si l’on remplace les exploitations vinicoles californiennes par, disons, le monde de la finance, celui de l’architecture ou mieux, de la littérature, on pourrait ne pas changer grand-chose aux dialogues et au scénario pour se retrouver finalement avec des films quasiment identiques. Et cela, malheureusement, a du coup fortement nuit a l’intérêt que j’ai put porter a ce Sideways, finalement bien moins original qu’a première vu ; en effet, passé l’élément de surprise initial (bref, le monde du vin), le reste est finalement trop convenu et sans aucune surprise : le « meilleur ami » fêtard et grand séducteur devant l’eternel qui cause bien des tracas, on connaît, l’histoire d’amour inattendue naissante et qui se voit mise en danger, pareil, quant a l’ex-femme toujours présente dans la mémoire du personnage principal, là aussi, désolé mais ce n’est guère novateur…

Pourtant, cela est dommageable car Sideways possède, en plus de son univers original, quelques qualités à prendre en compte : les acteurs sont assez inspirés, en particulier Paul Giamatti dans son rôle d’alcolo maniaco-dépressif et il y a même, pour les connaisseurs, Sandra Oh que l’on avait plus l’habitude de voir en blouse blanche, ce qui plaira éventuellement a ses fans. De plus, certaines scènes du film sont assez touchantes, surtout quand le héros commence à regarder autrement son fameux « meilleur ami » mais qu’il continu, malgré tout, a lui sauver la mise, voir même hilarantes (allez donc récupérer un portefeuille chez un mari cocufier, tout un programme !). Mais bon, dans l’ensemble, même tout cela est loin d’être d’une originalité monstre et ne suffit pas forcement à faire que Sideways sorte vraiment de la masse de la production habituelle américaine. Enfin, disons qu’il se laisse regarder, et puis, ce n’est pas tous les jours qu’une intrigue se déroule au beau milieu des vignes…

2 commentaires:

Lord Orkan Von Deck a dit…

j'irais pas le voir

Feanor a dit…

Gratuit en DVD, ca peut encore passer...

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