vendredi 30 juillet 2010

LE PARRAIN


LE PARRAIN

En 1945, à New York, les Corleone sont une des cinq familles mafieuses de la ville. Don Vito Corleone est le Parrain de cette famille. Sollozzo, dit « le Turc », qui est protégé par le Parrain de la famille Tattaglia propose à Don Vito une association dans le trafic de drogue. Mais celui-ci refuse, car il risquerait d'y perdre ses appuis politiques. Sonny, son fils ainé, y est quant à lui favorable. Afin de traiter directement avec Sonny, Sollozzo décide de faire tuer Don Vito qui réchappe miraculeusement à l'attentat. Commencent alors une série de représailles qui amèneront Michael, le frère benjamin de Sonny, à devenir le nouveau parrain…

Je ne dirais jamais assez a quel point il peut être bien souvent judicieux de ne pas voir un film pendant des années, de se forcer à essayer de l’oublier, de dire non lors de chaque rediffusion, afin de, lorsque suffisamment de temps se sera écouler, pouvoir à nouveau en apprécier toute la force qui avait fait que, à un moment donné, celui-ci nous avait plu. C’est ce qui c’est tout simplement passé avec Le Parrain, œuvre culte de Francis Coppola qu’il est, inutile il me semble de vous présenter plus en détail : vers la fin de mon adolescence, j’ai dut le voir deux ou trois fois, puis, plus rien, j’ai tout simplement fait comme je vous l’ai dit plus haut ; d’abord par manque d’envie (après tout, a force, même les meilleurs œuvres finissent par lasser), puis, sur la fin, en me disant à chaque fois que cela serait pour la prochaine diffusion. Quoi qu’il en soit, tout ce cirque dura presque une quinzaine d’années, ainsi, ce lundi soir, lorsqu’en zappant, je suis tombé sur le début du film, je me suis d’abord dis : oh aller, cinq minutes, puis, allez, encore cinq autres minutes, jusqu’à que, finalement, je m’avoue à moi-même que j’avais une furieuse envie de le revoir. Au passage, je remercierai mes habituelles insomnies estivales qui m’ont permis de tenir jusqu’à près de deux heures du matin (et encore, je n’avais pas sommeil ensuite), mais bon, je commence à être légèrement hors sujet.

Ensuite, avant de vous parler de ce film, je tenais à préciser une chose qui pour moi, a une grande importance et que je pensais devoir être signaler : je connais personnellement des personnes qui ne voient que par des films sur la mafia, les gangsters etc. où bien souvent, ceux-ci sont glorifiés de même que leurs activités ; ces mêmes personnes, parfois, poussent le bouchon jusqu’à ne plus voir que par eux. Personnellement, ce n’est pas du tout mon genre cinématographique : mafia, yakusas, gangsters, vendettas et divers trafics du crime organiser ne m’attirent pas le moins du monde, comme l’ultra violence qui en découle ainsi que, de façon plus générale, les films policier et d’action dans le sens large du terme (oui, j’ai une préférence pour le vieil inspecteur Colombo que pour tous ces fiers à bras qui pullulent depuis bien trop longtemps sur nos écrans). Mais arriver à ce point précis, vous vous demandez peut être où je veux en venir, voir, et vous n’aurez pas tord, si je n’aime pas le genre, pourquoi avoir regardé son plus célèbre représentant ? Tout simplement, et tel était le but de ma petite mise au point, pour vous dire que certaines œuvres atteignent parfois un tel degré d’excellence que celles-ci dépassent le genre où elles sont cantonnées et que même les plus réfractaires peuvent les apprécier à leur juste valeur. Et, vous l’avez compris (mais je pourrais aussi citer un autre monument qu’est Il était une fois l’Amérique), Le Parrain en fait indéniablement partit.

Alors, je ne rentrerais pas dans les détails d’une intrigue qui à la base n’a finalement pas grand-chose d’original (le fils d’un parrain du crime qui ne veut rien avoir à faire avec les activités de sa famille finie, par la force des choses par basculer petit à petit dans celles-ci et prendre la relève), sauf pour vous dire que, malgré sa simplicité apparente, celle-ci fonctionne à la perfection et que le spectateur, des les premières minutes, se passionne immédiatement pour cette famille Corleone. La faute (ou plutôt devrais-je dire grâce) a un Coppola au sommet de son art tant dans la mise en scène que par la réussite incontestable de l’adaptation du roman d’où le film est tiré, Mario Puzo's The Godfather (et oui petit scarabée, avant un film, il y a presque toujours un livre), mais aussi par une musique superbe, dont le thème principal est devenu un classique du genre, mais aussi, car il ne faut pas l’oublier, grâce a la performance remarquable d’acteurs comme Marlon Brando, alors sur le déclin et dont les producteurs ne voulaient surtout pas, et qui rafla au passage un Oscar plus que mérité, Al Pacino, que les producteurs, également, ne voulaient pas en raison, je cite, de sa petite taille et de son manque de notoriété alors, mais aussi Robert Duval et James Caan, tous deux parfaits comme tout le restant d’ailleurs.

Alors, le spectateur ne peut, subjuguer par l’intrigue, que se plonger dans cette saga, dramatique et violente par moments, mais qui reflète si bien une certaine histoire occulte de l’Amérique et des liens qui pendant si longtemps (aujourd’hui encore ?) lièrent le pouvoir a la Mafia ; après tout, le gouvernement américain ne c’était-il pas lier avec la Cosa Nostra pendant la guerre afin de faciliter le débarquement en Sicile ? Tenez, juste un exemple, un seul que je trouve parfaitement éloquent : comment ne pas voir en ce chanteur protéger par Don Corleone, Franck Sinatra lui-même ? Vous croyez que j’exagère, franchement, c’est que vous êtes bien naïfs alors…

Alors certes, oui, je n’aime pas le moins du monde les films sur la Mafia, mais j’apprécie Le Parrain, incontestablement. Il est peut être très loin d’être mon film préféré, mais en toute franchise, je sais en reconnaître l’immense valeur et son importance dans l’histoire du cinéma. Un film à voir, tout bonnement.

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