vendredi 30 juillet 2010

ESTHER


ESTHER

Après avoir perdu l'enfant qu'elle attendait, la fragile Kate voit ressurgir les douloureux souvenirs d'un passé qu'elle préférerait oublier. Hantée par des cauchemars récurrents, et décidée à retrouver une vie de couple équilibrée, elle fait le choix, avec son compagnon John, d'adopter un enfant. A l'orphelinat voisin, Kate et John se sentent étrangement attirés par une fillette, Esther. Mais Kate ne tarde pas à découvrir la face cachée de la « douce » enfant. Autour d'elle, personne n'a rien remarqué, et nul ne semble partager ses doutes et ses inquiétudes...

Je ne remercierais jamais assez (mode ironique, cela va de soit) ma femme de m’avoir révéler, le soir où elle avait vu Esther au cinéma, le secret de cette mystérieuse et inquiétante petite fille si diabolique par ses actes. Car en toute franchise, une fois celui-ci connu, une grande partie du plaisir de la découverte et de l’intérêt de l’intrigue sans retrouve fortement diminué, ce qui, forcement, a jouer sur mon opinion du film et à gâcher un peu l’ensemble. Mais bon, dois-je véritablement en vouloir à mon épouse de m’avoir révéler ce secret ou bien, plus justement, à moi-même, pour ne pas avoir dit non il y a quelques mois ? En toute franchise, si coupable il y a, c’est de moi qu’il s’agit, gros curieux indécrottable que je suis. Après, je ne peux que m’en prendre qu’à moi-même et en aucun cas aux autres. Certes, je m’étais dit à l’époque que je ne verrais probablement jamais ce film, que cela ne prêterais jamais à conséquence de connaître le secret et… une fois de plus, je me suis lourdement et superbement tromper sur toute la ligne ! La prochaine, je tacherais de contrôler ma curiosité…

Quoi qu’il en soit, et malgré cette fameuse connaissance de la révélation finale, grand moment du film puisqu’après tout, l’intérêt, c’est de le découvrir et en aucun cas de le savoir à l’ avance, que peut-on dire d’Esther (le film, pas le personnage) ? Et bien, je vais tacher, pour une fois d’être bref car avant toute chose, il ne faut pas se faire illusion, nous n’avons pas là un chef d’œuvre absolu, loin de là. Le spectateur se retrouve devant un banal film du genre, ni moins bon, ni meilleur que la production habituelle, avec les qualités et les défauts que peuvent avoir les films d’horreurs ; ne vous inquiétez pas, tous les stéréotypes ou presque auquel l’amateur est habitué sont présents et si, indéniablement, le comportement d’Esther inquiète et interpelle, celle-ci écrase littéralement tout les autres protagonistes, tant par sa présence a l’écran que par l’absence d’intérêt que l’on peut avoir pour les autres personnages. D’ailleurs, sur ce point, je tenais à saluer la performance d’actrice de la toute jeune Isabelle Fuhrman qui réussit presque, je dit bien « presque » a nous inquiéter par moments. Car oui, si son attitude est dérangeante, et si elle est dangereuse à souhait, on n’a pas forcement peur pour les autres protagonistes (et du coup, on se trompe), et puis, plus que l’intrigue en elle-même qui n’est rien d’autre que du vu et du revu cent cinquante mille fois, au final, le seul intérêt de cet Esther, est uniquement de savoir pourquoi elle agit ainsi, quel est son problème, son terrible secret ? Et le pire, enfin pour moi, c’est que pour une fois dans ce genre de films, celui-ci est assez original et surprenant. Mais bon, comme je vous l’avais dit, autant pour moi puisque je le connaissais par avance.

Au final, Esther peut néanmoins être un agréable passe temps, si vous aimer le genre et souhaiter trembloter un petit peu ; de plus, la révélation finale est véritablement bien pensée a mon avis et mérite rien que pour cela que l’on regarde ce film. Et puis, si vous passez outre la fin plutôt kitch et le manque d’originalité de l’ensemble (sauf du secret), vous passerez un moment sympathique (quoi que, c’est tout de même violent la chose alors je ne sais pas si le mot est bien choisis ?). Et puis, rien que pour le rôle d’Esther, tout cela vaut probablement le coup. Personnellement, ce n’est pas un truc inoubliable et réussi comme L’orphelinat par exemple, mais bon, ca se regarde et c’est déjà ca.

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