samedi 22 mai 2010

LA LEÇON DE PIANO


LA LEÇON DE PIANO

Ada McGrath, jeune femme muette depuis l’enfance, veuve et passionnée de musique, débarque avec Flora, sa fille, sur une plage de Nouvelle-Zélande où elle doit épouser Alistair Stewart, un colon, qu'elle ne connaît que par courrier. Le voyage pour rejoindre la ferme est difficile et Stewart préfère troquer l'encombrant piano auquel elle tient tant contre des terres appartenant à son voisin, Georges Baines, un être frustre qui vit comme les maoris. A l'insu de son époux, Ada tente de récupérer l'instrument auprès de Baines qui lui propose un étrange marché.

Ainsi donc, c’est ca La leçon de piano ? Et ben ma fois, je m’attendais franchement à tout autre chose. Moult années se sont écoulées depuis la sortie de ce film, en 1993, j’ai eu le temps de le confondre avec Le pianiste (tout en sachant que ce n’était pas la même chose) et avec probablement un ou deux autres films, j’ai eu amplement le temps de me perdre en conjonctures en me demandant si oui ou non, avais-je déjà vu cette œuvre que tant de personnes louaient depuis près de décennies. Et puis, dès les premières images, la confirmation, nette et implacable, que non, je n’avais jamais eu l’occasion de le voir. Ceci étant, et malgré mes gouts éclectiques en matière de cinéma (après tout, je ne suis pas difficile et j’aime quasiment tous les genres, détestant juste les films d’action dans leur grande majorité) comme vous avez pu le constater au fil des mois sur ce blog, cette fois ci, je n’ai pas du tout accroché. J’ose même aller plus loin : ce fut pour moi une immense déception.

Attention puisque avec de telles affirmations, je m’attaque à une œuvre reconnue et portée aux nues par la critique. Mais si je conçois que l’on puisse apprécier La leçon de piano, je n’hésite pas non plus à comparer ce film à un agréable téléfilm du dimanche après midi sur M6 (je n’ai rien contre ceux-ci, il fut un temps ou certains d’entre eux m’ont fait passer le temps). En disant cela, il me parait évidant que je ne vais pas me faire que des amis et que certains vont crier à l’ignominie : « comment, ce malotrus ose s’en prendre à cette merveille du septième art !?" . Et ben en fait, oui. Car je suis désolé pour ceux qui ont aimé cette œuvre mais sincèrement, malgré un synopsis sympathique mais mille fois vu et revu, une intrigue fleur bleue qui n’est pas forcement pour me déplaire mais qui n’a rien de transcendant, et le fait que l’action se déroule en Nouvelle-Zélande, ce qui donne un petit coté « exotique » mais sans plus tant cette histoire d’amourette aurait put se passer ailleurs, il me semble évidant que ce film m’apparaît comme largement surestimé et ne mérite probablement pas tous les louanges chantés depuis des lustres. Car bon, lorsque l’on porte aux nues quelque chose, je ne sais pas pour vous mais moi, je m’attends a quelque chose de grandiose, ou, du moins, s’en approchant. Et là, et ben, comme je le disais plus haut, cela ne se démarque guère de bon nombre de films et téléfilms mille fois vu et revus. Et c’est probablement cela qui a fait que je n’ai absolument accroché avec cette œuvre : j’en attendais beaucoup plus. Sans tous le « cirque » fait autour de La leçon de piano, probablement aurais-je été bien plus indulgent, et je me serais contenter d’écrire ici que j’avais passé un agréable moment devant une belle petite histoire d’amour, sans originalité (mais alors, pas du tout) et vite oublié. Mais là, ce n’était pas possible. Et je ne comprends toujours pas ce que ce film a de plus que bien d’autres, en quoi peut-il se démarquer de la masse ? Un mystère, probablement.

Alors certes, je suis probablement très dur envers La leçon de piano, mais au vu de ma déception, cela me semble en parti amplement justifié. Ou était donc le souffle épique, le petit quelque chose, le petit plus qui aurait fait de ce film l’œuvre que tants de critiques ont porté aux sommets du septième art ? Peut être que certains le savent, l’ont trouvé, l’on trouver. Personnellement, ce ne fut pas mon cas. La leçon de piano ne restera à mes yeux qu’une œuvre parmi tant d’autres, une histoire d’amour qui ne m’aura pas touché plus que cela et qui m’aura juste fait rire (le comble pour un film pas vraiment comique) lors des scènes de nu (ah, Harvey Keitel dans le plus simple appareil, un grand moment d’émotion). Un film qui se regarde mais sans plus. En tout cas, qui ne mérite pas, pour moi, les innombrables éloges qu’il a reçu.

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