samedi 6 mars 2010

REQUIEM CHEVALIER VAMPIRE : LA CITÉ DES PIRATES


REQUIEM CHEVALIER VAMPIRE 9 : LA CITÉ DES PIRATES

A sa mort, Heinrich pensait trouver la paix et non le chaos de Résurrection, un monde où les terres et le temps sont inversés, et où il découvre qu’il est un vampire. Adoubé chevalier sous le nom de Requiem, il est plongé dans un conflit cosmique entre des dieux étranges dont il est peut être la clé. La guerre entre les vampires et les pirates se fait de plus en plus proche. Dame Mitra a fomenté un plan bien ficelé où munitions à eau bénite, fusils à larmes d'ange et missile angélique devraient réduire à néant les suceurs de sang. Menant les pirates vers la victoire, la pirate voue une haine sans commune mesure vis à vis de ses ennemis. Sous les suppliques de l'un de ses subordonnés, Tengu, elle finit toutefois par accepter que l'un d'entre eux, un exclus nommé Dragon, se batte à ses côtés. Se son côté, Requiem passe un doux moment avec Bénédiction qui a repris ses esprits depuis que le chevalier vampire a supprimé le vil sorcier. Les deux vampires sont coupés dans leur débauche d'énergie sexuelle, obligés de s'enfuir en moto car les exorcistes sont proches. Sur le chemin, Requiem constate que les pirates sont en train d'envahir sa cité. Il n'hésite pas, pour le coup, à lutter comme il peut pour ralentir la défaite prévisible des vampires...

Il y a un peu plus d’un an, j’avais écris pour la critique du huitième tome de Requiem, La Reine des âmes mortes, que celui-ci semblait être un volume de transition et que les choses sérieuses allaient probablement commencées (du moins, je le voyais ainsi et l’espérais). Mais alors, près d’un peu plus de treize mois plus tard, qu’en est il de ma prédiction ? Et bien, j’ai put constater avec plaisir que je ne m’étais pas le moins du monde trompé et que ce nouveau tome, tant attendu comme ces prédécesseurs en leur temps, allait une fois de plus devenir un incontournable, dans la ligne droite de la série. Sur ce point, ce n’est même plus une surprise : les fidèles de l’œuvre de Patt Mills et d’Olivier Ledroit savent depuis longtemps que Requiem est une valeur sure, une œuvre tout simplement culte que l’on attend avec une impatience rare et qui ne déçoit jamais. Le fait est assez rare pour le souligner en cette époque où le lecteur, féru de BD, se voit envahir mensuellement par des dizaine et des dizaines de titres divers, venus des quatre coins du monde, sans que la qualité soit forcement au rendez vous. Avec Requiem, pas de problèmes pour ce qui est de la qualité, elle est là, tant par le scénario (qui n’est pourtant pas d’une originalité ébouriffante de prime abord) tant, mais je l’ai déjà dit tant et tant de fois, par les dessins de Ledroit, tout bonnement exceptionnels et qui apportent tant à cette série. Maintenant, une chose est certaine et il me semble important de le signaler : Requiem n’est pas une série a mettre entre toutes les mains, de part son univers, sa violence, le sexe et l’immoralité qui s’en dégage, mais pour tout ceux que cela ne gène pas, alors, bienvenu sur Résurrection et éclatez vous !

Mais alors, que vaut ce neuvième tome, La cité des pirates, en tant que tel ? Car, après tout, c’est ce qui nous préoccupe aujourd’hui. En toutes franchise, plusieurs sentiments se sont dégagés assez rapidement a la lecture de celui-ci : tout d’abord, la satisfaction de retrouver un univers connu et des personnages dont je ne me lasse pas le moins du monde. Ensuite, une certaine perplexité, impression qui ne m’arrive pas pour la première fois au fil de cette série, devant l’arrivée de tout un tas de nouveaux personnages : une fois de plus, un tas de nouvelles tètes font leur entrée en scène, au point que je ne sais même plus combien de protagonistes existent depuis les débuts de la saga, mais le problème, c’est que si l’on peut passer sur les second couteaux, certains personnages principaux apparaissent a peine, voir pas du tout (je ne vous parle même pas de Sabre, dont on ne voit que le bout de son… euh, sa, euh, et bien, son pénis quoi), tandis que les nouveaux, eux, sont plus que présent (ne serais ce que dans le cas présent, le Vampire Samouraï) sans certitude de faire long feu par la suite. Mais bon, cela n’étant pas la première fois que cela arrive, on commence à avoir l’habitude et même ainsi, ce nombre incalculable de protagonistes divers ne nuisent pas à un intérêt et une intrigue toujours aussi excellente, de qualité et captivante (même si les premières pages m’ont laisser légèrement perplexe de part leur implication). De plus, l’on ne s’ennuie pas une seule seconde : que ce soit les préparatifs des pirates, ou l’attaque de la citadelle vampire qui suit, le lecteur se délectera au fil des pages, entre un humour toujours présent et bien placé et des personnages haut en couleur, des planches superbes (tout le temps) ou tout bonnement sublimes (oh la double page où l’ensemble de la flotte pirate s’élance avec la forteresse au milieu, un régal pour les yeux !), une fois de plus, ce nouveau tome de Requiem vaut amplement le détour. Franchement, au bout de tant d’années que cette série existe, je ne m’en lasse pas une seule seconde et, alors que ce tome, tant attendu et espéré pendant plus de un an est finalement achevé, une fois de plus, la chose que j’espère le plus est, tout simplement, de découvrir la suite ! Car entre les combats engagés, comme Requiem et le samouraï, les pirates, loin d’être repoussés, l’étrange jeu plus qu’ambigu auquel joue la mystérieuse et inquiétante Bénédiction, Rebecca, dont la jalousie pourrait jouer des tours a son ancien amant, et tout le reste : au fait, quels sont les plans de Dracula pour la Terre, et les rebelles, ceux qui souhaitent le renverser, et Thurim ? Bref, qu’est ce que tout cela va donner ? Hum, vivement la suite que je me régale à nouveau !

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