mardi 12 janvier 2010

CLAUDIA CHEVALIER VAMPIRE : LA PORTE DES ENFERS


CLAUDIA CHEVALIER VAMPIRE : LA PORTE DES ENFERS

Prématurément décédée suite à un sacrifice raté, la gardienne de la porte des enfers renaît dans le chaos de Résurrection où elle est adoubée chevalier vampire sous le nom de Claudia Démona. Tout serait pour le mieux dans le pire des mondes n'était la clause de son contrat qui lui impose d'achever dans les six mois ses obligations terrestres. Hors personne n'est jamais ressorti des enfers...

N’y allons pas par quatre chemins, Claudia Chevalier Vampire est l’exemple type d’argent jeté par les fenêtres. C’était déjà mon avis depuis longtemps mais à la relecture de ce premier tome de cette série dérivée de l’extraordinaire Requiem Chevalier Vampire, ma conviction n’a fait que se renforcé. Les habitués les plus anciens de ce blog se souviendront peut être de mes louanges au sujet de la série de Patt Mills et Olivier Ledroit, publiées en décembre 2008 pour la majeure partie de l’œuvre, et en janvier 2009 pour le dernier tome paru et pour ceux qui connaissent la série, le nom de Claudia Demonia ne leur sera pas inconnu : la vampire sexy en diable, adversaire de Requiem aura suffisamment marqué les esprits. Au point d’en faire une série parallèle ? C’est ce que l’auteur a dut se dire puisqu’il y a quelques années paru donc ce premier tome (on en est a quatre, j’en suis resté au un) des aventures en solo de la belle mais dangereuse Claudia. A l’époque, j’était assez enthousiaste de découvrir ce que ça pouvait bien valoir et je n’avais pas hésité a me le procurer. Pourtant, la déception fut au rendez vous, et, même au bout de quelques années et après maintes relectures, je n’ai pas changer d’avis au sujet de ce que je considère comme un petit plantage, en comparaison de la série phare de cet univers, le fameux Requiem.

Bon, déjà, lorsque l’on est habitué aux chefs d’œuvres absolus que sont les planches d’Olivier Ledroit, il est difficile de se coltinner le sympathique mais bon, largement inférieur, Franck Tacito. Personnellement, je n’ai rien contre lui, d’ailleurs, son style n’est pas forcement désagréable. Cependant, les comparaisons sont fatalement inévitables et là, il n’y a pas photo, surtout que par-dessus le marché, l’ambiance graphique emprunte énormément à Requiem de part le découpage des planches et les éléments d’arrière plan. Du coup, l’on se retrouve avec un sous Ledroit bien loin de valoir l’original, ce qui est dommage pour un artiste qui méritait bien mieux. Ensuite, lorsque l’on est habitué au synopsis accrocheur en diable de Requiem, l’on ne peut que rester dubitatif devant celui de Claudia, bien moins passionnant avec cette histoire de gardienne qui doit sacrifié sa fille avant son vingt et unième anniversaire sous peine de gros ennuies. En plus, vient se greffer une sombre histoire de tueur de vampires qui ne m’a guère emballer, quand au personnage de Claudia, charismatique en diable dans Requiem, elle y perd beaucoup dans sa propre série, ce qui est un comble, apparaissant même parfois presque comme une vulgaire ado-nympho (c’est la fort désagréable impression que j’eu le malheur de ressentir) sans aucun intérêt ; le sommet de l’absurde étant atteint lorsque le fils de Dracula est abattu devant ses yeux et que celle-ci nous pond l’une des répliques parmi les plus idiotes qu’il m’ait été donné de lire : « Oui, Stefan, je te vengerai ! Amour de ma mort ! Ce qu’il y avait entre nous n’a pas duré, mais c’était spécial. ». Tu m’étonnes, tout au plus trente secondes grand maximum, du pathétisme pur… Et le reste n’est guère mieux, c’est pour dire le niveau.

Le plus étonnant, c’est que cela soit la même personne qui ait écrit Requiem et Claudia tant cela parait invraisemblable ! Alors certes, j’en suis resté au premier tome, la suite étant peut être meilleure ? Mais bon, sincèrement, je n’ai jamais pris le risque de la découvrir. Incontestablement, Claudia souffre immensément de la comparaison avec la série phare dont elle est issue, mais en plus, il n’y a vraiment pas grand-chose à sauver la dedans. Les amateurs se contenteront de la belle Claudia que l’on peut voir dans Requiem, autrement plus intéressante, et passerons leur chemin sans s’attarder…

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