jeudi 31 décembre 2009

2009, une année s'en va


Nous sommes le 31 décembre 2009, a quelques minutes de la nouvelle année et, comme je l’avais fais l’année précédente, je tenais, pour ce dernier post avant 2010, a revenir sur les événements marquants des douze mois écoulés. Bien évidement, si Le journal de Feanor dure dans le temps, je que j’espère, ceci deviendra une tradition même si je reconnais que cela n’a rien de bien original ; après tout, il est de coutume, dans les derniers jours d’une année, de rappeler les événements qui l’ont marquer (il suffit de regarder la télévision ou de lire la presse pour le constater). Cependant, plutôt que de tourner autour du pot, autant revenir sur cette année 2009 qui n’en a plus pour très longtemps :

Evénement personnel de l’année :

2009 aura été, pour moi, dans la même veine que 2008 avec bon nombre de changements majeurs, surtout professionnels. Cependant, là où l’année précédente avait été marquée par mon départ de mon ancien boulot, Auchan, une période de chômage et une formation lors des deux derniers mois, 2009, elle, m’aura vu commencer une nouvelle carrière, qui en toute franchise, peut être considérée comme la chance de ma vie : après tout, on ne devient pas fonctionnaire tous les jours, et quand on en a la possibilité, il faut savoir saisir sa chance. Logiquement, d’ici quelques mois, je serais titularisé et ensuite, je pense ne plus trop avoir a me faire de soucis du point de vu professionnel. Et, au jour d’aujourd’hui, c’est un énorme soucis de moins. Ensuite, je pourrais vous parler d’événements plus personnels mais je n’en ferais rien, afin de m’éviter de m’épancher sur ce qui doit rester du domaine du strictement privé, a moins qu’un jour, je me décide a le faire mais cela m’étonnerais : les affaires de famille sont ce qu’elles sont et cela ne regarde que les personnes concernées. Bref, dans l’ensemble, 2009 restera comme une excellente année, un bon cru comme dirait l’autre.

Homme ou événement politique de l’année :

En toute franchise, j’ai beaucoup moins suivis l’actualité politique cette année que la précédente. Certes, comme j’ai travaillé quasiment tout le temps, j’ai eu beaucoup moins de temps à consacrer à l’actualité, comme j’ai put le faire auparavant. Cependant, d’un autre coté, il faut bien reconnaître que la vie politique française aura, sauf en de rares occasions, manqué d’événements véritablement marquants : la période d’esbroufe du sarkozisme triomphant est passée depuis longtemps et les gens ne se font plus trop d’illusions sur les capacités d’un homme et d’un gouvernement qui parlent beaucoup mais qui font mal que mieux. Malgré tout, si l’on devait retenir un événement plus qu’un autre, cela ne pourra être que les régionales de juin dernier. Entre l’écroulement du MODEM, la déroute du PS et la montée en force des verts (mais pour combien de temps ?), bien aidés par la diffusion deux jours auparavant du film Home, il est incontestable que ces élections resteront comme le fait marquant de la vie politique française de 2009.

Evénement international de l’année :

Bon, là, les choses sont claires et je n’ai absolument pas hésité. Certains auraient put mettre en avant la première année de la présidence Obama a la tête des USA, d’autres, et j’en fais partis, plus mesquins, auraient fait de même tout en mettant en avant le coté « grosse arnaque » de cette même présidence, le clou sur le gâteau étant l’absurdité du Prix Nobel de la Paix pour un homme dirigeant un pays en guerre, et qui, accessoirement, refuse toujours d’engager les Etats-Unis à signer le protocole de Kyoto. Mais à mes yeux, incontestablement, le grand événement de cette année 2009 ne pouvait être que la fameuse grippe porcine (ou H1N1, ou grippe A si vous préférés), cette fameuse grippe qui devait entraîner la mort de millions de personnes de part le monde et qui, au final, aura accouchée d’une sourie (tant mieux) statistiquement parlant : que de bruit l’on aura entendu au cours des derniers mois écoulés, que de prédictions alarmistes, quel nombre incalculables d’experts en expertises n’aura-t-on pas vu défilé dans les médias, nous annonçant une véritable apocalypse sanitaire. Et finalement, une simple grippe, virulente certes, mais pas plus que les autres. Et pendant ce temps là, certains ont mis de coté la crise économique tandis que les laboratoires pharmaceutiques s’en sont mis plein les poches…

Mort de l’année :

Allez, je ne vais pas m’attarder pendant des lustres pour en venir immédiatement à l’évidence : bien entendu que la mort la plus marquante de l’année aura été notre brave Bambi, Michael Jackson pour ceux qui ne l’avaient pas deviner… Pas forcement pour moi, bien plus touché par le suicide du pauvre Robert Enke, ancien gardien de Benfica, mais bon, parfois, il faut savoir être objectif et même si je ne supportais pas le moins du monde le personnage, l’artiste et sa musique, je dois tout de même reconnaître que plus que quiconque, la mort de Bambi a éclipser celle de tous les autres en 2009… Et puis, cela a permis a sa maison de disque et aux autres rapaces de se faire un maximum d’argent depuis (et ça ne fait que commencer) et à toute une génération de se découvrir fan d’un homme que, s’il fut incontestablement génial à une époque, ne fréquentait plus que les magasines peoples depuis longtemps.

Affaire de l’année :

2009, une belle année où les affaires auront été légions, mais ou aucune ne méritait forcement d’être mise plus en avant qu’une autre a priori : il y eut bien le procès Madoff, celui d’Yvan Colonna, voire celui de l’abject Gang des Barbares ; j’aurais put vous parler aussi, histoire de poursuivre sur le paragraphe précédant, du vrais faux mystère entourant le décès de Bambi (bah quoi, les américains sont très doués pour chercher la petite bête la ou elle n’est pas, c’est plus facile a dire que monsieur « The King of Pop » est mort d’une vulgaire overdose médicamenteuse) ; mais finalement, je n’en ferais rien, préférant, au final, faire de l’affaire Polanski, le symbole de l’année 2009. Plus que tout autre, celle-ci aura marquée les mois écoulés, tant par son retentissement, que par les évidences qu’elle implique : a en croire certains, l’on peut pardonner tout et n’importe quoi a quelqu’un si celui-ci est célèbre, même le viol d’une gamine de 13 ans. Certes, ce n’est pas nouveau et cela fait des lustres que l’on a remarquer que la justice n’est pas toujours la même selon que l’on soit puissant ou misérable. Mais voir le Ministre de la Culture d’un pays comme la France s’indigner que l’on ose s’en prendre à sa seigneurie Polanski m’a profondément écoeurer… surtout que ce même homme n’est pas forcement plus net…

Equipe de foot de l’année :

En toute logique, je devrais dire que l’équipe de foot de l’année est le FC Barcelone : entre ses victoires en Champions League, en Coupe du Monde des clubs il y a quelques jours, son jeu exceptionnel et ses joueurs comme Xavi, Messi (Ballon d’or), Iniesta et bien d’autres, ils le mériteraient amplement. Cependant, pourquoi être logique ? Après tout, si Chelsea ne s’était pas fait honteusement volé lors du match retour des demi-finales de la C1 (combien de penaltys non sifflés ? 4, 5 ?), le Barca aurait vite été oublié… Et puis, de façon plus personnelle, je tenais, pour cette année, à mettre en avant une autre équipe, qui depuis quelques mois, a tout simplement semblé être revenue d’entre les morts, Benfica. Depuis combien de temps je ne les voyait plus jouer aussi bien ? Depuis la saison 1993-94, tout bonnement 15 ans ! Des raclées a profusion, y compris en Coupe d’Europe (n’est ce pas Everton), un jeu d’attaque incroyable, des grands joueurs (Saviola, Aimar, Di Maria, Cardozo) et l’espoir que, finalement, après tant d’années de souffrance, Benfica retrouve un peu son lustre d’antan. Alors oui, Benfica n’est pas le Barca, loin de la, et si ça se trouve, a la fin de la saison, il n’y aura aucun trophée, mais rien que pour ces quelques mois exceptionnels et pour l’espoir qu’ils ont suscités, les joueurs et l’équipe méritaient, du moins pour moi, d’être considéré comme l’équipe de l’année. Et tant pis si je ne suis pas objectif.

Evénement sportif de l’année :

Bon, là, je me retrouve dans la même situation que l’année précédente : je n’ai pas grand-chose à dire ! Non pas que je n’aime pas le sport en général (même si cela a déjà été plus ma tasse de thé) mais surtout parce que je suis plus à l’aise avec le foot. Cependant, si l’année dernière, j’avais mis les JO comme événement sportif de 2008, pour cette année, je ne pouvais ne pas choisir le grand retour de Lance Armstrong sur les routes qui ont fait sa légende, celles du Tour de France. Car un tel « come back », qu’il ait plut ou pas (après tout, l’américain à encore de très nombreux détracteurs), ne pouvait pas passer inaperçu. Alors, les mauvaises langues diront que celui-ci à échouer dans son entreprise, que sa troisième place sur le Tour ne peut être qu’un échec ; personnellement, ce n’est pas mon avis et je pense ne pas me tromper en affirmant qu’Armstrong, au vu de son age, de sa longue période de retraite, bref, du temps qui passe, ne gagnera plus jamais le Tour de France. Après, il n’en reste pas moins un concurrent a prendre en compte pour les places d’honneur, et cela, ce n’est pas donné à tout le monde… Et rien que pour cela, il méritait amplement d’être aux places d’honneurs dans mon récapitulatif de l’année 2009 (en attendant Schumacher pour 2010 ?).

BD de l’année :

Très peu de nouveautés achetées cette année (a un moment ou un autre, il faut savoir faire des économies), du coup, je me suis surtout replongé dans la relecture, au cours de ces derniers mois, de bon nombre de cycles. Forcement, au final, il n’était pas évidant de désigner ce qui restera comme la BD de l’année 2009, celle qui marquera les mémoires. Et comme, parmi le peu de vraies nouveautés acquises lors des douze derniers mois, aucune ne sortait véritablement du lot, j’ai préféré mettre en avant un cycle, L’histoire secrète. Les lecteurs attentifs et plus anciens de ce blog auront peut être deviner pourquoi ; cette saga, que j’ai longtemps décriée et que je n’avais pas hésiter de qualifier de grosse déception, a été en quelque sortes réhabiliter de façon peu commune, après que je me sois décidé, il y a quelques temps, de la relire dans son intégralité (du moins, les nombreux tomes sortis pour le moment) et que m’on opinion a son sujet, n’en ait été changée. Rien que pour ce petit « miracle », L’histoire secrète méritait le titre de BD de 2009.

Livre de l’année :

2009 aura été l’année des grands cycles de la SF et de la Fantasy : entre les derniers tomes des Annales du Disque Monde, Le livre de Cendres, Le fleuve de l’éternité, Le cycle d’Elric et La légende de Hawkmoon, le choix était vaste et ardu car tous méritaient amplement le titre (bon, les Annales l’avaient déjà eu en 2008 alors elles étaient un peu hors-concours). Et, incontestablement, 2009 restera comme un très grand cru personnel. Cependant, il fallait bien trouver un vainqueur, et, malgré l’énorme qualité des divers cycles en lisse cette année, pour moi, un seul le méritait, bien plus que les autres, celui du Prince albinos, le porteur de la redoutable Stormbringer, vous l’avez deviné, Le cycle d’Elric. Il m’aura fallut bien des années pour enfin, me décider à le lire, mais quel choc, quelle merveille : un chef d’œuvre, tout simplement !

Film de l’année :

Alors là, j’ai eu énormément de mal à en choisir un plutôt qu’un autre, ou plutôt, disons que mon cœur a balancé longuement entre trois œuvres, assez différentes, mais qui chacune, auraient mérité le titre de film de l’année. Tout d’abord, Avatar, dont j’ai fais la critique il y a quelques jours a peine et que certains qualifient, un peu hâtivement, de film de la décennie, de révolution etc. Ensuite, The Reader, que j’ai adoré, avec une sublime et fort touchante Kate Winslet dans un rôle plus qu’ambigu. Enfin, pour finir, Valse avec Bachir, une véritable claque tant visuelle que scénaristique, un chef d’œuvre, incontestablement, même si ce n’est pas vraiment un film pur et dur puisqu’il s’agit d’un film d’animation. Bigre, le choix était dur, en tous cas, bien plus que de savoir qui ne le méritait pas du tout : L’étrange histoire de Benjamin Button, beurk ! Bref, un choix plus que cornélien vu que chacun de ses trois œuvres cinématographiques m’ont fortement marquées. Mais bon, comme il fallait choisir, je me suis dit que le plus ancien, dans le temps, Valse avec Bachir, le méritait, même si les deux autres le talonnaient de très près. Mais vu comme cette œuvre m’a marquer, même plusieurs mois après, je n’en suis pas encore revenu, il me semble évident que le titre de film de l’année 2009 lui allait fort bien…


Disque de l’année :

En fait, le problème risque de se reposer tous les ans et quelque part, je me demande a quoi bon je m’évertue de chercher un disque chaque année. Autant mettre les choses au clair tout de suite : musicalement, j’en suis rester surtout aux années 60 et 70, avec quelques rares incursions par la suite. A l’heure actuelle, je n’aime pas ce qu’il se fait : les quelques vieux encore en activité sont loin de leurs formes d’antan, quand à la relève, ce n’est pas ma tasse de thé. Bref, traitez moi de vieux chiant mais c’est comme ça. Quand aux disques que j’ai put écouter tout au long de 2009, et bien, ce fut surtout des Beatles, avec un peu de Neil Young de temps en temps (en fait, j’écoute beaucoup moins de musique qu’auparavant), alors, en choisir un plutôt qu’un autre… Mais bon, pourquoi pas le sublime Revolver, des Beatles, que j’ai énormément écouté cette année ?

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