dimanche 27 décembre 2009

LE CINQUIÈME EVANGILE : L’ANTRE DE CERBÈRE


LE CINQUIÈME EVANGILE : L’ANTRE DE CERBÈRE

Un bras de fer entre le grand maître de l'Ordre des Templier, Eudes de Saint Amand et l'unificateur des tribus arabes, Saladin, est engagé. Ce bras de fer est lié au cinquième évangile. Un évangile apocryphe dont l'identité de l'auteur pourrait à elle seule renverser le Vatican et dont le contenu pourrait éradiquer la foi des croisés francs permettant ainsi à Saladin de reprendre Jérusalem. Vous pensiez que les Templiers étaient soit des banquiers soit les gardiens du graal ? Tout cela n'est que chimère... Découvrez leur plus grand secret dans le cinquième évangile.

Il y a de cela plus d’un an, au mois de septembre 2008, je découvrais une nouvelle BD, assez aguichante de part sa couverture avec ses trois mystérieux chevaliers masqués intitulée Le cinquième évangile. Bigre, me dis-je, pour la énième fois, nous allons avoir droit à une intrigue mille fois vue, ou l’Eglise cache a tout prix de lourds secrets, ou l’on croisera des templiers soit du bon, soit du mauvais coté (selon l’histoire, cela change), et qui se passera, comme bien souvent, aux temps des croisades. Bref, tout cela avait pour moi un petit coté attirant et repoussant a la fois car si ces éléments m’attiraient, il est certain qu’a force de les voir, et les revoir ad vitam nauseam dans des centaines d’œuvres qui n’avaient de différence que le nom, la possibilité de se retrouver devant un échec était réel. Bon, il n’en fut rien, du moins, cela fut ma première impression, comme on pouvait le voir dans ma critique de l’époque (http://feanor-journal.blogspot.com/2008/09/le-cinquime-vangile-la-main-de-fatima.html ). Mais, parfois, une deuxième lecture s’impose, et les avis, qu’ils aient été positifs ou négatifs peuvent évoluer, voir changer du tout. Quelque part, cela arriva un peu avec ce premier album : alors oui, l’intrigue est intéressante, les personnages possèdent suffisamment de profondeur pour que l’on se plaise a les suivre, quant au fameux mystère dissimulé par l’Eglise, et bien, on désirais toujours en savoir plus. Mais c’est tout : une BD sympathique, sans plus, ni mauvaise ni tout a fait excellente, mais dont la sortie du tome 2 éveillait néanmoins suffisamment ma curiosité ne serais ce que pour savoir où tout cela allait nous mener.

Et bien, après lecture, je dois avouer que mes sentiments sont toujours aussi mitigés a l’égard de cette série, ou plutôt, pour être plus exact, que je n’arrive pas a me faire une idée précise de celle-ci. D’un coté, j’ai retrouver avec plaisir la suite des pérégrinations des divers protagonistes engagés dans une intrigue toujours aussi accrocheuse. De même, les premières révélations se sont révélés être intéressantes, y compris, et surtout, au sujet de ce fameux secret sensé bouleversé la foi de l’ensemble de la chrétienté. D’un point de vue du scénario, il n’y a pas grand-chose a redire, les relations entre les personnages sont fort bien décrites et il n’y a pas de temps morts, même si l’action ne prime pas forcement dans ce second tome. Idem pour les dessins, toujours aussi impeccables, ce n’est sûrement pas de ce coté là que l’on trouvera quelque chose à redire (y compris une superbe couverture, dans la lignée du tome un). Cependant, car il y a un mais, cela ne suffit pas. Oui c’est beau, oui c’est intéressant, oui mais tout à la fois, force est d’admettre qu’il manque quelque chose pour que tout soit véritablement parfait : est ce le fait que le sujet, mille fois vu et revu (et je pèse mes mots) peut, a force, devenir lassant, est ce parce que l’on est, a aucun moment de ce deuxième tome, ne serais ce que surpris une seule fois, y compris, lorsque vient le prétendu grand moment, lorsque Saladin nous apprend l’identité du fameux auteur de ce cinquième évangile interdit (et pourtant). Comment se fait il que cette révélation n’ait pas plus d’intensité ? Peut être, tout simplement, comme je l’ai déjà dit, qu’a force, avec le temps qui passe, l’on ne devienne blasé, surtout quand ce n’est pas original et que l’on a l’impression d’avoir déjà lu ou vu telle scène dans un nombre incalculables d’œuvres. Pourtant, parfois, cela fonctionne, et je ne peux m’empêcher de faire le parallèle avec une autre bande dessinée, Le troisième testament, qui, par quelques aspects, possède bien des points communs avec Le cinquième évangile, mais si celui-ci possède bon nombre de qualités indéniables, et que l’on ne peut aucunement le qualifier de plantage (non, malgré tout, cela reste une bonne BD), peut être, tout simplement, lui manque t’il un soupçon en plus d’originalité pour en faire une œuvre a part, voir, qui sait, tout bonnement un souffle épique, malheureusement absent de cette œuvre sympathique, qui se lit bien sur le moment, mais que l’on oublie avec le temps.

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