mercredi 23 décembre 2009

DE CAPE ET DE CROCS : REVERS DE FORTUNE


DE CAPE ET DE CROCS : REVERS DE FORTUNE

Deux fiers bretteurs - l'un loup, l'autre renard - découvrent, grâce à une carte cachée dans une bouteille, l'existence du fabuleux trésor des îles Tangerines. De geôles en galères, nos deux gentilshommes s'embarquent pour une incroyable aventure avec pour compagnon le terrible Eusèbe, lapin de son état... La guerre bat son plein. Les légions du sinistre Mendoza ont investi la capitale sélénite. L'infâme prince Jean est désormais le maître absolu de la Lune. Pour les rares rescapés de l'armée royale, tout espoir semble anéanti. Tout espoir ? Voire. Car il est une chose que Monsieur de Maupertuis et ses amis ont su conserver intacte dans le désastre : leur panache.

Quelle joie de retrouver, après de si longs mois (en fait, deux ans environ après le tome 8) la suite des péripéties de nos deux bretteurs préférés, Don Lope de Villalobos Y Sangrin, le fier Hidalgo, et Armand Raynal de Maupertuis, le gentilhomme français, et de leurs fidèles compagnons, le lapin Eusèbe, le Raïs Kader et les autres. Enfin, de si longs mois, pas tant que cela vu que je m’étais replonger dans l’intégral il y a quelques semaines ; mais bon, il y a une différence entre l’ancien et le neuf, et, forcement, j’attendais avec une certaine impatience la sortie de ce neuvième tome, intitulé Revers de fortune, surtout que, le suspens quand à l’avenir de nos héros était grand vu que l’on les avait abandonner en bien piteux états, vaincus, voir morts (apparemment), après avoir été écrasés par les armées de l’abominable Prince Jean, menées de main de maître par l’infâme et charismatique Mendoza, le genre de méchants que l’on aime détester. Ainsi, vous comprendrez aisément que j’eu le plus grand mal de ne pas lire cet album, qui m’était destinée comme cadeau de Noël, avant la date prévue (bon, j’ai tout de même tenu deux semaines, mais hier, j’ai céder à la tentation) ; mais bon, cette petite entorse a la tradition digne d’un enfant était amplement méritée, au vu du plaisir ressenti.

Si le tome précédant, Le maître d’armes, ne m’avait pas emballé plus que cela, en comparaison des premiers tomes (mais bon, il était bon rassurez vous, disons que les autres étaient meilleurs, tout simplement), Revers de fortune, lui, m’a rassuré des les premières pages : certes, l’on assiste d’entrée au triomphe des forces du Prince Jean, tandis que leurs derniers adversaires sont en bien mauvaises postures : prisonniers, morts, sans grand espoir pour les survivants, l’avenir s’annonce bien sombre, pourtant, comme il est dit si bien, il leur reste le panache, et ce sentiment, cet état d’esprit, leur redonnera espoir pour repartir au combat contre des forces apparemment supérieures et invincibles. Ainsi, tout au long de ce neuvième tome, le lecteur suivra, avec plaisir, les pérégrinations des divers protagonistes, la plupart par des chemins différents, se préparant pour la revanche et l’affrontement final : Don Lope, Armand, le Raïs Kader pensant leurs plaies, retrouvant les pirates, et complotant pour revenir dans la capitale sélénite, Eusèbe et le Maître d’armes, s’échappant des geôles du Prince Jean, tombant sur une tribu de Mimes des bois, s’en faisant de curieux alliés, tandis que, du coté des vainqueurs du jours, l’on savoure le triomphe tandis qu’un sombre complot se fait jours petit à petit. Forcement, tous ces joyeux personnages se retrouveront tous pour un final plus ou moins convenu et que l’on aurait peut être préféré plus long et spectaculaire mais qui n’en reste pas moins bon, mais jusque là, le lecteur sera ravi parce qui a toujours fait le charme et la qualité de la série, son humour, plus ou moins omniprésent, ses multiples clins d’oeils à tout un tas d’œuvres aussi variés que des pièces de théâtre (fort logiquement) d’époque, des romans de cape et d’épée, évidemment, et bien d’autres, la qualité indéniable des répliques entre personnages, des discussions parfois hallucinantes mais toujours plaisantes, et par des personnages, hauts en couleurs dont on ne se lasse pas le moins du monde. Pourtant, l’on pourrait car bon nombre de situations sentent un peu le réchauffé, ne sont pas nouvelles, mais elles fonctionnent toujours aussi bien, s’intégrant à merveille dans une intrigue qui ravira, une fois de plus, les fidèles de la saga.

Bref, un bon neuvième tome, toujours dans la veine habituelle d’une série décidément excellente, qui possède peut être des albums légèrement plus faibles que d’autres, mais dont la qualité, même ainsi, est toujours présente. Incontestablement, De cape et de crocs mérite largement le détour et si vous ne connaissez pas encore cette BD, n’hésitez pas une seule seconde et jetez vous dessus, vous ne le regretterez pas. Quand à ce Revers de fortune, qui porte amplement bien son nom, si l’on croit que tout finit pour le mieux pour nos héros, la toute fin nous laisse présager bien des péripéties encore en perspectives : Mendoza n’a pas dit son dernier mot, de nouveaux rebondissements sont à prévoir, et puis, n’oublions pas que bien des mystères subsistent encore. Bref, vivement la suite ! Et que l’on n’attende pas trop longtemps j’espère…

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