mardi 1 décembre 2009

DE CAPE ET DE CROCS : LE MAÎTRE D’ARMES


DE CAPE ET DE CROCS : LE MAÎTRE D’ARMES

Deux fiers bretteurs - l'un loup, l'autre renard - découvrent, grâce à une carte cachée dans une bouteille, l'existence du fabuleux trésor des îles Tangerines. De geôles en galères, nos deux gentilshommes s'embarquent pour une incroyable aventure avec pour compagnon le terrible Eusèbe, lapin de son état... Explorant les étranges cimes nuageuses de l'immense îlot d'Oxymore, messieurs de Maupertuis et Villalobos retrouvent enfin le mystérieux Maître d'Armes. Mais l'homme a le sang chaud, le verbe haut, la lame prompte... Comment va-t-il réagir aux provocations d'Eusèbe ? Acceptera-t-il de réorganiser la défense du royaume sélénite ? L'heure est grave, car le fourbe prince Jean et l'infâme Mendoza ourdissent de sinistres projets : sur le paisible astre lunaire plane l'ombre de la guerre.

Ce fut quelques mois après avoir découvert De cape et de crocs, en 2007, que sorti le huitième volume, Le maître d’armes et ce fut donc avec une impatience certaine que j’attendis la date de sa parution et que, forcement, me l’était procuré, tant la hâte de retrouver les péripéties de Don Lope et Armand était grande. Et pourtant, assez curieusement, je dois reconnaître, qu’à l’époque, celui-ci m’avait laissé une impression plus que mitigée, pour ne pas dire que j’avais été légèrement déçu, ou du moins, désappointer. Etais ce le temps qui avait fait son œuvre, ou bien, ce huitième tome était il véritablement inférieur à ses prédécesseurs. Ou alors, plus simplement, le fait que l’ambiance dramatique ait définitivement pris le pas sur l’humour des débuts m’avait elle désappointé au plus haut point ? Bref, tout un tas de questions légitimes qui m’avaient suffisamment troublé au point que, pendant deux ans, mon opinion au sujet du Maître d’armes était légèrement négative. C’est donc avec un certain intérêt qu’a la relecture de la série dans son intégralité, j’attendais avec impatience de me replonger dans celui-ci plus particulièrement afin de voir si, au fil du temps et en lisant les huit tomes les uns après les autres, mon opinion pourrait, comme dans le cas de l’Histoire secrète, changer ?

Et bien, pour être tout à fait franc, oui et non (ce qui, je le reconnais, est loin d’être une réponse satisfaisante). Oui parce que, finalement, en remettant dans le contexte général du cycle, le coté dramatique se justifie amplement : il n’était bien évidemment pas possible pour les auteurs, au vu du déroulement de l’intrigue et du final de ce tome, de poursuivre dans les calambours et les gags toutes les pages ; l’humour existe toujours, mais jamais de façon aussi menue. De plus, la mélancolie qui coule tout au long de l’album n’est pas pour me déplaire, après tout, les protagonistes, Don Lope, Armand, le Maître d’armes et les autres, se doutent bien que leurs causes est quasiment perdue d’avance et que la mort les attend, mais ils n’hésitent pas une seconde, avec panache bien sur, a affronter leur destin. Et forcement, lorsque l’on s’attend au pire, il est difficile d’avoir le cœur léger, vous ne trouvez pas ? De même, la bataille finale, très fortement inspirée de celle des Thermopyles (comme par hasard, le film 300 est contemporain du Maître d’armes) qui m’avait déplu il y a deux ans par sa facilité s’est avérée être plutôt bien pensée, tant par sa rapidité que par le choix des couleurs, rouge et blanc, montrant toute la violence d’un combat sans pitié, terrible, où les morts s’entassent ce qui est une première dans la série et a put détonner lors de la première lecture tant l’on était habitué à un ton bien moins violent. Alors oui, tout de même, mais non aussi car cette énième relecture n’a pas suffit malgré tout pour que je change entièrement d’avis, j’éprouve quand même une nette préférence pour les albums précédents, mais je ne dirais plus que celui-ci est le pire, disons qu’il est… différent surtout. Et que, à choisir, je préfère largement les premiers temps de la série, bien plus joyeux, tout en reconnaissant que les changements, perspectibles depuis que nos héros étaient partis pour la Lune devaient forcement aboutir à cela, et que, en toute logique, De cape et de crocs, pour garder sa cohérence devait passer par un tome très dur. Finalement, au vu de sa relecture, ce n’est plus forcement le ton, très dur, empli de désespoir et de fatalisme, ni la violence de l’album qui m’aura le plus déplut, mais peut être, sur quelques planches, des choix de couleur pas toujours judicieux à mon avis, et parfois, une qualité graphique que l’on connue d’un autre niveau, bien supérieur. Mais bon, malgré tout ce que j’ai put écrire, Le maîtres d’armes (dont je m’aperçois que je ne vous ai même pas parlé du personnage en lui-même, qui promet d’ailleurs !) est un bon album, différent des autres certes par son ton, mais qui mérite que l’on revienne sur son cas. Quand à la suite, je l’attends avec impatience, mais bon, je devrais encore attendre quelques semaines…

Aucun commentaire:

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...