lundi 30 novembre 2009

DE CAPE ET DE CROCS : PAVILLON NOIR !


DE CAPE ET DE CROCS : PAVILLON NOIR !

Deux fiers bretteurs - l'un loup, l'autre renard - découvrent, grâce à une carte cachée dans une bouteille, l'existence du fabuleux trésor des îles Tangerines. De geôles en galères, nos deux gentilshommes s'embarquent pour une incroyable aventure avec pour compagnon le terrible Eusèbe, lapin de son état... Gentilhomme, hidalgo, corsaire barbaresque et lapin font voile vers les îles Tangerines et leur trésor. Mais avant d'atteindre le mythique archipel battu par les tempêtes, où rode l'ombre des vaisseaux engloutis et des monstres marins, nos hardis compagnons devront affronter un nouvel adversaire, joyeux certes, mais cruel : les pirates !

Comme le titre le laisse entendre, le deuxième tome de De cape et de crocs est placé sous le signe de la piraterie, mais ceux-ci, pour notre plus grand plaisir, ressemblent plus à ceux d’Astérix (en encore plus drôle, ce qui est un sacré exploit) qu’a Barbe Noir et ses comparses. Mais bon, c’est assez logique vu le ton de la série, où l’humour est omniprésent, mais il faut dire qu’avec l’arrivée de ces loups de mers, celui-ci franchit quand même un nouveau pallier, et ce n’est pas pour nous déplaire car avec eux, on a droit à de grandes scènes d’anthologie et l’on ne peut s’empêcher de se dire ou est ce que les auteurs vont chercher tout ça ? Quoi qu’il en soit, chapeau ! Bref, vous l’avez compris, Pavillon noir, deuxième volume de la saga, est dans la même veine que son prédécesseur et l’on retrouve nos héros la où ont les avaient laisser, à la recherche de la fameuse carte au trésor des îles Tangerines, et pour cela, ils doivent faire escale à Malte, d’où est originaire le sombre et terrifiant Capitan Mendoza, pour le moment (mais pas pour longtemps), leur prisonnier. Bien évidement, comme il fallait s’y attendre, les situations plus cocasses les une que les autres ne vont pas cesser de s’enchaîner, surtout après l’entrée en scène (c’est le cas de le dire) du Capitaine Boney Boone et de ses hommes, pour culminer dans ce qui restera tout simplement à mes yeux comme l’une des scènes les plus comiques qu’il m’ait été donné de voir dans une BD, celle de la poursuite (ou plutôt devrais je dire « les poursuites » vu que tout le monde suit quelqu’un) dans les rues de la capitale maltaise qui finit par un carambolage a la fois monumental et hilarant. Mais des scènes cocasses, dont certaines vous feront exploser de rire tout simplement, dans cet album, il y en a bien d’autres et je ne peux que féliciter les auteurs de réussir à nous faire rire tout au long de la quarantaine de pages qui composent ce Pavillon noir sans être une seule seconde lourds : entre les « prises de tête » entre les personnages (surtout entre Don Lope et Hermine), la scène où nos héros menacent de dévorer toutes les réserves de nourriture du bateau pirate et les crises d’hystérie collectives de ceux-ci, on ne s’ennuie pas une seconde. Alors, entre l’humour et des clins d’oeils à l’Atlantide, le Hollandais volant (pour ne citer que deux exemples), il est certain que le lecteur ne s’ennuiera pas une seule seconde. Un véritable régal !

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