lundi 14 septembre 2009

LE GRAND JEU : ULTIMA THULÉ


LE GRAND JEU : ULTIMA THULÉ

1945. La seconde guerre mondiale est terminée depuis 4 ans. Elle a aboutit à la victoire des Alliés et à la paix séparée avec l’Allemagne nazie. Tandis que l’heure est à la méfiance vis-à-vis de l’Union Soviétique, le Charles de Gaulle, fleuron de la flotte dirigeable d'Air France, a disparu quelque part au nord du Groenland. Le reporter Nestor Serge, de France Soir, est chargé d'accompagner l'expédition de secours… Jean Pierre Pécau (Histoire Secrète, Empire) vous révèle les grandes théories conspirationnistes développées autour d’une histoire occulte Nazie. Un bel hommage à Jacques Bergier, le maître du réalisme fantastique (Le Matin des magiciens) !

Il était évidant que tôt ou tard, cela allait arriver, mais bon, que voulez vous ? Jusqu’au jour d’aujourd’hui, dans mes critiques (BD, romans, films etc.), j’avais réussis à vous les proposer, dans le cas de cycles en plusieurs volumes par exemple, dans l’ordre de parutions (ce qui était la moindre des choses, il faut bien le reconnaître). Cependant, depuis la création de ce blog, je savais pertinemment qu’à un moment donné, certaines critiques allaient paraître dans le désordre. Par exemple, le cas qui nous intéresse aujourd’hui, le premier tome du Grand jeu, dont le tome deux eu droit à son article en juin 2008, lors de sa parution (voir ici : http://feanor-journal.blogspot.com/2008/06/le-grand-jeu.html ). Forcement, vu que le premier avait été lu avant la création du Journal de Feanor, je n’avais pas put vous le proposer avant sa relecture, survenue hier. Bon, ca ne me plait pas trop mais dans certains cas (comme par exemple l’Histoire Secrète et d’autres), je vais bien devoir me résoudre à écrire les critiques des différents tomes dans le désordre. A l’avenir, j’essayerais de faire plus attention mais bon, ce qui est fait est fait et il va bien falloir, pour ces cas précis, se contenter de cet ordre un peu chaotique.

De plus, ayant déjà approfondi le thème de la série dans mon article de l’année dernière (que je vous conseille de lire pour en savoir plus), je me retrouve forcement aujourd’hui avec pas grand-chose à vous dire, au risque de me répéter. Mais bon, sachez tout de même que le Grand Jeu, écrit par Pécau (auteur plus que prolifique et souvent présent sur ce site) et dessiné par Pilipovic (déjà vu dans deux volumes de l’Histoire secrète) nous entraîne dans une Uchronie où la France, grâce à des armes secrètes mais aussi et surtout par l’attaque soviétique, aurait réussi l’exploit de battre les nazis qui, une fois débarrassés d’Hitler, auraient parvenu à se maintenir au pouvoir ; les démocraties occidentales craignant davantage l’ogre soviétique que les restes du Reich de 1000 ans. Bien évidement, dans ce premier volume, l’univers est doucement mis en place, l’on fait connaissance avec les protagonistes (pas franchement exceptionnels mais bon…) et l’on comprend assez rapidement que le danger pourrait toujours venir de ces nazis, loin d’avoir abdiqués. Alors, la grande force de cette bande dessinée vient du choix d’un Pécau inspiré, qui nous offre là un superbe hommage à Jacques Bergier, le grand manitou du surnaturel de l’époque et le co-auteur, avec Powells du célèbre Matin des magiciens. Car, plus que la qualité de l’intrigue en elle-même, le connaisseur se plaira à repérer les multiples références à la mythologie « Bergienne » ainsi que toutes les théories plus ou moins fumeuses (mais réelles) qui ont passionné les dirigeants du Troisième Reich. Le novice, lui, pourra aimer ou non, mais il est évidant que si Bergier et ses théories ne vous sont pas inconnus, la pilule passera bien mieux.

Bref, le Grand jeu repose énormément sur sa filiation avec le Matin des magiciens, c’est ce qui en fait sa force ainsi qu’une bonne partie de son intérêt. L’intrigue, elle, sans être mauvaise est loin d’être fascinante, la faute à des personnages peu charismatiques en dehors de Jacques Bergier en personne qui apporte beaucoup à l’ensemble, surtout avec ses affirmations extravagantes déclamées le plus sérieusement du monde (un peu comme Nodier dans Empire, du même auteur) mais aussi en raison d’une mauvaise habitude de Pécau qui en fait parfois un peu trop et abreuve le lecteur de multiples sous entendus et clins d’oeils en nombre trop élevés. Les amateurs d’ésotérisme, de théories comme celle de la Terre creuse (et oui, certains cadres nazis y croyaient) et autres y trouveront leurs compte. Les autres pourront s’y essayer mais la série, tout en étant sympathique est loin d’être indispensable.

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