dimanche 6 septembre 2009

EMPIRE : LADY SHELLEY


EMPIRE : LADY SHELLEY

Et si, à la suite de la campagne d’Égypte, Napoléon avait suivi les traces d'Alexandre et conquis les Indes ? Jean-Pierre Pécau imagine les conséquences d'une telle supposition. La flotte française a été envoyée par le fond. Au-delà des pertes, des faits restent inexpliqués. Les marins anglais auraient été commandés par un autre général fantôme en tout point identique à celui que pistent Saint-Elme et son acolyte Nodier. Sous l'identité d'espions anglais, les deux héros se rendent au Q.G. des forces ennemies pour enquêter sur un énigmatique jeu de cartes perforées?

Avant de me plonger dans ce deuxième tome de la saga, je tenais à revenir sur un détail occulté dans ma précédente critique et qui à son importance : objectivement, il faut reconnaître que les couvertures des trois volumes d’Empire sont plus que réussies. Franchement, cela n’est qu’un détail, et, l’on sait bien que la qualité d’une couverture cache parfois bien des désillusions, mais vu que là, c’est loin d’être le cas, je ne pouvais pas signaler ce petit plus, ma fois, fort agréable, et qui ne fait que rehausser le niveau général du cycle du duo Pécau/Kordey. Ce petit aparté fait, plongeons nous dans ce deuxième tome et voyons si la série, qui avait débutée sur de bonnes bases, a maintenue son niveau.

Lady Shelley est dans la lignée de son prédécesseur. L’on retrouve, après un début dramatique où la flotte française est dévastée et à mon avis, assez réussie, nos deux protagonistes principaux, Saint-Elme et Nodier sous des fausses identités, poursuivre leur enquête sur le mystérieux général fantôme, qui les entraînent, après maintes péripéties, en territoire ennemi et où de nouveaux personnages font leur apparition, en particulier, la sulfureuse et sensuelle Lady Shelley (la romancière qui écrivit Frankenstein) qui va forcement prendre une place importante dans l’intrigue. Celle-ci, passé l’élément de surprise du premier volume poursuit son petit bonhomme de chemin, sans démériter mais sans être exceptionnelle non plus. Le lecteur est en terrain connu, entre éléments Steampunk et surnaturel et le mélange des deux, pour le moment, est encore assez équilibré et fort plaisant. Cependant, parfois, l’on se dit qu’un peu de sobriété ne serait pas du superflu tant l’auteur semble multiplier les sous entendus sur tel être légendaire ou autre citation romancière ou historique. Ce n’est pas forcement déplaisant, mais, parfois, on a l’impression que ce cycle prévu en trois volumes risque de ne pas pouvoir absorber toutes les intrigues secondaires esquissées. Mais bon, Lady Shelley n’en est pas moins un bon deuxième tome, sans surprises, certes, mais, doté de moments forts et qui nous permet de retrouver des personnages attachants et dont les relations entre eux, souvent amusantes, font beaucoup, autant que l’atmosphère générale, pour l’intérêt général.

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