jeudi 20 août 2009

LÀ-HAUT


LÀ-HAUT

Quand Carl, un grincheux de 78 ans, décide de réaliser le rêve de sa vie en attachant des milliers de ballons à sa maison pour s'envoler vers l'Amérique du Sud, il ne s'attendait pas à embarquer avec lui Russell, un jeune explorateur de 9 ans, toujours très enthousiaste et assez envahissant... Ce duo totalement imprévisible et improbable va vivre une aventure délirante qui les plongera dans un voyage dépassant l'imagination.

Il est loin le temps où les dessins animés régnaient en maîtres sur l’animation enfantine. La technologie aidant, les œuvres destinées aux plus jeunes sont, depuis longtemps, réalisées en images de synthèses, et ce, avec plus ou moins de succès. Aux tous débuts, au début de la décennie précédente, seules quelques scènes portaient la marque de l’informatique, puis, vinrent les Shrecks et autres Toys Story, véritables révolutions à l’époque de leurs sorties même si maintenant, ce genre d’œuvres d’animations est devenu la norme, au point que le dessin animé pur, est devenu, au jour d’aujourd’hui, l’exception dans un genre de moins en moins destinée aux enfants mais de plus en plus aux adolescents, voir, car il ne faut pas se leurrer, aux adultes. Cependant, pour un Shreck (1 ou 2, le 3 se fera sans moi) ou un Ratatouille, qui eux valent le détour, combien d’autres, et ils sont légions, sont très loin de mériter le prix d’une place de cinéma et peuvent être considérer comme de beaux ratages, et ce, malgré tout la publicité faite autour ?

Rassurez vous tout de suite, si Là-haut est loin d’être un chef d’œuvre, je ne peux le classer dans la catégorie « gros navet formaté pour se faire un max d’argent » (même si en disant cela, c’est un peu paradoxal puisque je ne connais pas beaucoup de producteurs qui réalisent une œuvre sans arrière pensées pécuniaires, mais bon, passons…) et je dois vous avouer que j’ai passer un moment assez sympathique, en le regardant. Alors oui, cette histoire d’un vieux bonhomme aigri par la perte de sa femme n’est pas franchement originale à première vue, cependant, curieusement, cela m’a assez touché et je me suis un peu mis a la place de ce pauvre vieux, qui n’avait jamais osé accomplir son rêve de jeunesse qu’il avait avec son épouse et qui, une fois celle-ci morte, décida de partir pour un long voyage plein d’embûches, pour un monde perdu tout droit sorti d’un certain roman de Conan Doyle (raison de plus pour que cela me plaise). Ajoutez donc à cette belle histoire d’amour, un dirigeable tout droit sorti des années 30 appartenant à un explorateur comme on en fait plus, des graphismes vraiment réussis (mais bon, depuis le temps, on a l’habitude) et quelques scènes d’actions et d’humour assez plaisantes et vous comprendrez que, à défaut d’être le film d’animation de l’année, Là-haut n’en est pas moins intéressant et mérite le détour, ne serais-ce que pour une petite sortie familiale où vous ne vous ennuierez pas le moins du monde. Et puis, contrairement à bien d’autres animes du même genre, et malgré un trop plein peut être de bons sentiments (mais il est difficile d’en réchapper hélas dans les productions américaines) et un scout que j’aurais personnellement baffé (désolé, lui, je n’ai pas du tout accroché), ce qu’il perd en gags idiots et autres références destinés aux ados et aux adultes, Là-haut le gagne en sobriété qui sert parfaitement l’intrigue (mais pas au point que l’on s’endorme, rassurez vous) et qui fait que celui-ci, pour une fois, plaira autant aux grands qu’aux petits (qui, il faut bien le reconnaître, ne saisiront toutes les subtilités d’un Shreck, par exemple, que lorsqu’ils auront un peu grandit). Bref, vous l’avez compris, si vous avez des enfants, n’hésitez pas une seconde. Et si ce n’est pas le cas, et bien, ce vieux monsieur qui s’envole dans sa maison pourrait quand même vous plaire ?

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