jeudi 20 août 2009

BURN AFTER READING


BURN AFTER READING

Osborne Cox, analyste à la CIA, est convoqué à une réunion ultrasecrète au quartier général de l'Agence à Arlington, en Virginie. Malheureusement pour lui, il découvre rapidement l'objectif de cette réunion : il est renvoyé. Cox ne prend pas très bien la nouvelle. Il rentre chez lui à Georgetown pour écrire ses mémoires et noyer ses ennuis dans l'alcool - pas nécessairement dans cet ordre. Sa femme, Katie, est consternée, mais pas vraiment surprise. Elle a une liaison avec Harry Pfarrer, un marshal fédéral marié pour qui elle décide alors de quitter Cox. Quelque part dans une banlieue de Washington, à des années-lumière de là, Linda Litzke, employée au club de remise en forme Hardbodies Fitness, a du mal à se concentrer sur son travail. La seule chose qui l'intéresse, c'est l'opération de chirurgie esthétique d'ampleur qu'elle désire subir. Elle compte sur son collègue, Chad Feldheimer, pour faire son boulot à sa place. Linda est à peine consciente que le directeur de la salle de sport, Ted Treffon, est fou d'elle, même si elle rencontre d'autres hommes via Internet. Lorsqu'un CD contenant des informations destinées au livre de Cox tombe accidentellement entre les mains de Linda et Chad, tous deux décident de tirer parti de cette aubaine. Alors que Ted se fait du souci, persuadé que "rien de bon ne sortira de tout ça", les événements se précipitent et échappent bientôt à tout contrôle, occasionnant une série de rencontres aussi dangereuses qu'hilarantes...

Déception. Voila le mot qui m’est venu à l’esprit des le générique de fin de ce film que j’ai longtemps attendu et qui m’aura laissé sur ma faim, au point que, une fois le DVD rangé dans son boîtier, j’ai préféré ne même pas en parler avec ma femme (qui fit de même), préférant attendre un peu plus de 24 heures pour que je reconnaisse (comme elle) que, et bien, comment dire, tout ceci était franchement pas terrible du tout.

J’ai conscience, en écrivant ces quelques lignes, que je choquerais bon nombre de personnes, mais que voulez vous, ce Burn after reading ne méritait pas tout le tapage médiatique et les louanges qui lui furent adressées lors de sa sortie il y a quelques mois. Et pourtant, il avait tout pour réussir : un duo de réalisateurs fameux, les frères Cohen, dont la réputation n’est plus à faire, une flopée de tètes d’affiches non négligeables comme Georges Clooney, pour le coté séducteur et revendicatif (la barbe lui va si bien décidément), John Malkovich, dont je m’avoue fan et Brad Pitt pour… et bien, c’est Brad Pitt quoi ! Que voulez vous de plus ? Et puis, un synopsis qui ne se prenait pas au sérieux et qui promettait de bons moments de fous rires et de burlesque avec une intrigue à la mord mois le nœud où se mêlent de faux espions, des agents de la CIA pathétiques et des femmes vraiment pas très claires ; bref, il y avait véritablement de quoi faire de Burn after reading une petite réussite, à défaut d’en faire un grand film, ce que l’on ne demandait pas non plus (ne soyons pas naïfs les amis…).

Or, contre toute attente (du moins, pour moi), ce fut le plantage total, la magnifique déception comme je n’en connaît que deux ou trois par an (tous genres culturels confondus), la débandade ultime, digne d’un adolescent qui s’apprête enfin à conclure pour la première fois de sa vie et qui, au bout de dix secondes, doit bien se rendre à l’évidence que cette première fois ne restera pas dans les annales. Burn after reading, c’est un peu tout cela : les ingrédients pour réaliser une bonne soupe étaient réunis, et l’on se retrouve avec de la bouillie que le chien, après avoir analyser d’un air méfiant, négligera pour retourner se coucher (et oui, comme quoi, les animaux, contrairement à nous, préfèrent avoir le ventre vide que de manger des trucs pas très nets…).

Pourtant, l’on rigole bien en de multiples occasions, et les acteurs sont parfaits dans leurs rôles à contre courrant (à ce propos, mention spécial à Brad Pitt qui joue un parfait demeuré) mais franchement, enlevez donc les trois cadors et remplacez les donc par de parfaits inconnus et il ne restera pas grand-chose de ce film. Incontestablement, le trio Clooney, Pitt, Malkovich porte ce long métrage sur ses épaules, mais même ainsi, et quelques soient leur talents (incontestable) et leur implications (ainsi que des seconds rôles) dans celui-ci, non, je suis désolé mais cela ne suffit pas à en faire un bon film. Du burlesque, d’accord. De l’humour, pareil. Et je ne suis pas contre un peu d’auto dérision. Mais là, la mayonnaise ne prend pas, ou trop peu et Burn after reading donne, du coup, l’impression fort désagréable d’être ce genre de films auxquels il manquait un petit quelque chose pour ne pas être rater. Car franchement, pour moi, et malgré toutes les promesses, il l’est, est pas qu’un peu…

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