dimanche 26 juillet 2009

LE FLEUVE DE L’ÉTERNITÉ : LE MONDE DU FLEUVE


LE FLEUVE DE L’ÉTERNITÉ : LE MONDE DU FLEUVE

Le jour du grand cri, tous les humains qui avaient jamais vécu se réveillèrent, nus, sur les rives d'un fleuve immense, le Fleuve de l'éternité. Trente ou quarante milliards, issus de toutes les époques et de toutes les cultures, chacun parlant sa langue, chacun ayant sa conception de l'au-delà, et immensément surpris de se retrouver vivants. Parmi eux, des ressuscités célèbres en leur temps, l'explorateur Richard Burton, Sam Clemens, alias Mark Twain, Jean sans Terre, Hélène de Troie, Cyrano de Bergerac, Mozart, Ulysse. Et tous les autres. Tous se demandent qui a construit ce monde impossible, qui les a ramenés à la vie. Et pourquoi ? Il a fallu le talent immense de Philip José Farmer pour évoquer cet univers picaresque, démesuré, à la dimension du passé et de l'avenir de l'humanité, où se mêlent avec allégresse science-fiction, aventures et histoire authentique.

Il y a quelques mois décédait, à l’age vénérable de 91 ans, Philip José Farmer, l’un des plus grands auteurs de Science Fiction. Assez curieusement, je n’avais jamais eu l’occasion de lire un seul de ses ouvrages et si, au bout de quelques mois, c’est chose faite, cela n’a pas forcement a voir avec la mort de celui-ci mais plutôt suite aux conseils d’un ex-collègue de travail et de quelques recherches dans divers sites a propos de la célèbre saga qu’est Le fleuve de l’éternité. Ainsi, entre divers louanges qui laissaient présager du meilleur et un concept, la résurrection de l’ensemble de l’humanité ayant un jours vécu sur une étrange planète, qui forcement, m’emballa immédiatement, je ne pouvais que me lancer dans la lecture de l’un des cycles les plus célèbres de l’histoire de la SF. Ce qui est chose faite, à présent, avec ce premier volume, le monde du fleuve.

Mais alors, serais-je, comme tant d’autres avant moi, emballer par cette saga ou bien la déception aura-t-elle été mon seul et unique lot ? Franchement, inutile de tergiverser plus longtemps car oui, incontestablement, je n’ai pas le moins du monde été déçu par le premier tome du fleuve de l’éternité, bien au contraire. Certes, le postulat de base me plaisait énormément, mais cela ne signifiait pas que le contenu allait, lui, être à la hauteur de mes espérances. De même, ce n’est pas parce que ce cycle était vanté un peu partout qu’il m’aurait forcement plut ; cela arrive a tout le monde de ne pas être emballer par des œuvres a priori consensuelles. Mais bon, comme je vous l’ai déjà dit, ce ne fut pas le cas, bien évidement. Car des les premières pages, voir presque des les premières lignes du roman, les choses étaient plus ou moins entendues : j’allais avoir à faire à du très lourd et j’aurais énormément de mal à raccrocher. Pas forcement pour sa qualité exceptionnel, après tout, j’ai déjà, au cours de ma vie, lu bien des romans que je qualifierais de supérieurs, mais pour un ensemble de choses qui, mises bout à bout, m’ont attirer tel un aimant et feront, alors qu’au jours d’aujourd’hui, quatre tomes m’attendent encore pour que je connaisse le fin mot de l’histoire, que je risque fort de dévorer littéralement cette saga.

Et ces choses me direz vous, qu’elles sont elles ? La résurrection, bien évidemment, postulat de base de l’intrigue qui voit, l’ensemble de l’humanité ayant un jours vécu sur Terre renaître mystérieusement sur une planète, où coule un fleuve a la taille quasi infinie. Et, forcement, l’ensemble de questions qui en découlent : pourquoi cette résurrection, comment et dans quel but ? Et les auteurs, quels sont ils ? Des Dieux, des extraterrestres, des humains du futur, et encore une fois, dans quel but ? Oui, éternel et inlassable question qui revient sans cesse : pourquoi ? Car forcement, comme dans toute bonne histoire qui se respecte (sinon, on s’ennuyait rapidement), des hommes et des femmes vont essayer de percer les nombreux mystères de leurs résurrection, et ce sont donc eux que l’ont vas suivre, dans des pérégrinations diverses et passionnantes, avec à leurs tètes un Richard Burton, véritable personnage historique qui gagne à être connu, charismatique en diable qui fera tout pour essayer de percer les mystères qui le (nous aussi) hante (nt). Alors, personnellement, ce fut avec un grand plaisir que je suivis, au cours de cet excellant premier tome, les aventures de Sir Burton et ses compagnons avec leurs hauts et leurs bats, leurs combats et leurs rencontres diverses ainsi que, les premières révélations qui, loin de nous éclairer, entraînent de nouvelles questions… Un excellent début de cycle que ce Monde du fleuve qui pose rapidement un univers original et bien plus intéressant que l’on pourrait le croire, des personnages plutôt plaisants (même si Burton est vraiment au dessus de la mêlée) et une intrigue qui ne s’attarde pas inutilement en chemin afin d’aller rapidement a l’essentiel. Bref, un premier volume qui laisse présager du meilleur pour la suite…

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