dimanche 28 juin 2009

LE CHANT DE KALI


LE CHANT DE KALI

«Il est des lieux maléfiques qui ne devraient pas exister. Il est des villes malfaisantes où l'on ne peut demeurer. Calcutta est de celles-là. Avant Calcutta, pareille idée m'aurait fait rire. Avant Calcutta, je ne croyais pas au mal, et surtout pas comme s'il était une force indépendante des hommes. Avant Calcutta, je n'étais qu'un imbécile.» Robert Luczak est envoyé à Calcutta par sa maison d'édition pour récupérer le mystérieux manuscrit d'un poète que tous croyaient mort depuis huit ans. Mission simple en apparence, mais qui prend des allures de descente aux enfers dès lors que son chemin croise celui des Kapalikas, secte vouée à l'adoration de la meurtrière Kali dont les membres font régner la terreur sur la ville. Sacrifices humains, cadavres ressuscités, meurtres en pagaille... Luczak comprendra - mais trop tard - que rien n'arrête le chant macabre de Kali.

Comme certainement beaucoup de monde, j’ai connu Dann Simmons grâce à son œuvre culte, Les Cantos d’Hypérion, dont j’ai lu les longs volumes (Hypérion, La chute d’Hypérion puis Endymion, sa suite), il y a un peu plus de un an et demi. Immédiatement, je devins un fan absolu de la saga (qu’a l’occasion, il faudrait que je relise, rien que pour le plaisir de me replonger dans cette magnifique épopée) et, me promettait de découvrir, a l’occasion, les diverses autres œuvres de l’auteur. Le temps passa, et ce Chant de Kali, donc, est la seule production de Simmons, autre qu’Hypérion, que j’ai lu, comme si, par crainte, j’avais peur d’être déçu d’un ouvrage qui ne se déroulerait pas dans le même univers qui m’était familier, ce qui était réducteur pour le talent de l’écrivain hétéroclite qu’est Simmons, car, aussi réussi soit les Cantos, son œuvre est bien trop vaste pour se limiter a sa plus belle réussite.

Mais désormais, que j’ai achevé la lecture du Chant de Kali, avais je eut tord de patienter aussi longtemps ou non ? Sincèrement, répondre a cette question m’est difficile car, je ne peux que juger cette œuvre, et non le reste de la production de l’auteur. Et si, je n’ai guère été emballé par ce livre, cela ne signifie pas que des titres comme Ilium ou l’Echiquier du mal ne valent pas le détour, bien au contraire. Mais je m’aperçois que je m’emballe et que mes propos peuvent être mal interprétés : certes, incontestablement, le Chant de Kali ne restera pas dans les annales à mes yeux, cependant, il est loin d’être un navet (loin de moi une telle idée) et se lit plutôt agréablement bien. Le synopsis est assez plaisant et se déroule dans un pays, l’Inde, que je trouve bien peu exploité dans la littérature SF ou Fantasy, alors que, par ses légendes et son panthéon, il y a vraiment de quoi faire. De plus, la plongée dans l’inquiétante et sombre Calcutta est vraiment bien décrite, rendant un sentiment oppressant en diable, même si, par moments, Simmons en fait peut être un peu trop, ce qui donne l’impression d’un certain mépris (qui n’existe probablement pas), pour la culture du sous continent indien. Ce curieux sentiment, erroné dans la réalité a mon avis, ne m’a pas quitté tout au long de la lecture, mais bon, ce n’est pas non plus cela qui a fait que je n’ai pas trouvé cet ouvrage excellant. Œuvre d’horreur, Simmons préfère l’ambiance au gore, trop simpliste, ce qui n’est pas plus mal, et a ce propos, l’auteur a réussis son coup : l’on s’identifie facilement aux personnages, on s’inquiète avec eux, on souffre et l’on compatie dans leur désespoir, car il n’y a rien a attendre de Calcutta, impitoyable. Comme il fallait s’y attendre, tout cela ne finira pas bien, au contraire, et les conséquences seront plus que dramatiques.

Mais alors, pourquoi diantre j’ai écrit plus haut que le Chant de Kali ne restera pas dans les annales ? Les éléments pour en faire une réussite ne sont pourtant pas négligeables ? Et bien, disons que, premièrement, il est indéniable que l’on a connu Simmons, par la suite, plus inspiré, même si l’on retrouve dans cet ouvrage bon nombre des éléments qui feront sa marque. Ensuite, personnellement, ce genre de littérature, l’horreur, ne m’inspire plus autant qu’avant : si à une certaine époque, quand j’étais ado, je dévorais les œuvres de Stephen King avec plaisir, depuis, je m’en suis énormément éloignée et j’éprouve beaucoup de mal a apprécier, peut être, ce genre littéraire a sa juste valeur. Tout simplement. Alors, mon opinion finale ? Et bien, disons que le chant de Kali est un livre sympathique, sans plus, qui ne m’aura guère inspiré mais que je ne dédaigne pas entièrement. A découvrir tout de même…

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