samedi 23 mai 2009

LE LIVRE DE CENDRES : LES MACHINES SAUVAGES


LE LIVRE DE CENDRES : LES MACHINES SAUVAGES

Cendres a réussi à échapper au roi-calife de Carthage et aux Machines sauvages. Malgré tout, la menace pèse toujours sur elle, sur la Bourgogne et sur le reste de la Chrétienté. D'autant qu'à Dijon, la rumeur prétend que le duc Charles est au plus mal. Les Wisigoths, menés par la Faris, vont bientôt venir à bout des remparts de la ville, et la fuite semble à Cendres la seule issue possible. Pourtant, une question continue de hanter la jeune mercenaire : pourquoi la Bourgogne ?

Troisième tome de cette extraordinaire tétralogie qu’est Le livre de Cendres, Les machines sauvages, voient le retour de Cendres, notre capitaine de mercenaires, et ses compagnons, revenir à Dijon, en plein cœur de cette Bourgogne, prise en tenaille par les troupes de la Faris, et qui semble sur le point de tomber d’un jours à l’autre. Certes, après les nombreuses révélations du volume précédant (qui, au lieu de nous éclaircir sur les nombreux mystères planant sur l’intrigue, n’ont fait que les complexifiés), le lecteur se doute, que dis-je, sait parfaitement que quelque chose de bien plus énorme ce cache derrière tout cela : que ces étranges machines sauvages, créations humaines antédiluviennes ayant pris vie, au fil des millénaires, et souhaitant apparemment et absolument la destruction de la Bourgogne, prêtes à tout pour parvenir à leurs fins, ne laisseront aucune minute de répit à notre héroïne, encore bouleversée par tant de révélations (sur elle, sur le véritable ennemi etc.) et qui aura bien du mal à en venir à bout. Mais nous en sommes encore loin de cela, et pour le moment, ce troisième tome, toujours aussi bon et sur la lancé de ses prédécesseurs, nous entraîne dans une intrigue toujours aussi imprévisible, où les coups de théâtres sont légions, les morceaux de bravoure nombreux, et où il est très difficile pour le lecteur (devenu fan à ce moment de l’Histoire, les autres ayant abandonnés en court de route) de lâcher le livre, tant qu’il n’est pas parvenu à l’ultime page (et après, il se jette comme un fou sur la suite). Pourtant, avec du recul, on à l’impression qu’il ne s’est passé pas grand-chose dans ce tome : Cendres arrive à Dijon, Cendres retrouve le reste de ses hommes, Cendres va voir le Duc, mourrant, ou la Faris, cela dépend du jour, etc… Et pourtant, cette impression, sans être inexacte, n’en est pas moins trompeuse, car le texte est toujours aussi riche (même si, parfois, certains détails de détails semblent superflus à la compréhension de l’intrigue) et si les événements ne sont pas si nombreux que le nombre de pages (plus de 500) pourraient le laisser croire, chacun est fort bien détailler, diaboliquement bien écrit et passionnant au possible : on se délecte avec Cendres, sur une très courte période de deux jours, les moments soit disants plus calmes n’étant que des pauses entre nouvelles révélations et coups de théâtres. Bref, ces machines sauvages, sont dans la lignée de la série, avec ses personnages hauts en couleurs comme Angeloti, mon chouchou, l’androgyne et superbe Floria (qui vous étonnera grandement à la fin de l’ouvrage, je n’en dis pas plus), la charismatique et inquiétante Faris, et Cendres, bien évidemment, incontournable ; et ses mystères, qui se dévoilent petit à petit, tandis que d’autres se font jours. Car n’oublions pas qu’a notre époque, des découvertes curieuses font leur apparition, et que, au lieu de simplifier les données du problème – les textes de Cendres furent ils réels ou sont ils à classer dans le domaine du « légendaire » - ils les compliquent bien plus. Et pas qu’un petit peu. Alors, le lecteur, en achevant ce troisième volume, toujours aussi bon que les deux premiers, du Livre de Cendres, n’aura qu’une hâte : dévorer le dernier tome afin de, finalement, obtenir les réponses à toutes ses, nombreuses, questions. Puissent elles être à la hauteur de nos attentes…

Aucun commentaire:

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...