dimanche 12 avril 2009

VICKY CRISTINA BARCELONA


VICKY CRISTINA BARCELONA

Vicky et Cristina sont d'excellentes amies, avec des visions diamétralement opposées de l'amour : la première est une femme de raison, fiancée à un jeune homme respectable ; la seconde, une créature d'instincts, dénuée d'inhibitions et perpétuellement à la recherche de nouvelles expériences sexuelles et passionnelles. Lorsque Judy et Mark, deux lointains parents de Vicky, offrent de les accueillir pour l'été à Barcelone, les deux amies acceptent avec joie : Vicky pour y consacrer les derniers mois de son célibat à la poursuite d'un master ; Cristina pour goûter un changement de décor et surmonter le traumatisme de sa dernière rupture. Un soir, dans une galerie d'art, Cristina "flashe" pour le peintre Juan Antonio, bel homme à la sensualité provocante. Son intérêt redouble lorsque Judy lui murmure que Juan Antonio entretient une relation si orageuse avec son ex-femme, Maria Elena, qu'ils ont failli s'entre-tuer. Plus tard, au restaurant, Juan Antonio aborde Vicky et Cristina avec une proposition des plus directes : s'envoler avec lui pour Oviedo, consacrer le week-end à explorer les beautés de la ville, à boire du bon vin et à faire l'amour. Vicky est horrifiée ; Cristina, ravie, la persuade de tenter l'aventure...

Ce fut avec un certain plaisir que je m’aprétais à découvrir ce fameux « Vicky Cristina Barcelona » tant vanter par les critiques il y a quelques mois, lors de la sortie du film. Ce n’est pas que je suis un fan inconditionnel de Woody Allen (le contraire serait plutôt exact), loin de là, mais comme « Match Point » m’avait assez plu, en son temps, je me disais qu’au minimum, la nouvelle œuvre du réalisateur serait au moins équivalente. Or, comme vous vous en doutez peut être en découvrant ces premières lignes, je ne peux pas vraiment dire que ce fut le cas. D’ailleurs, par certains cotés, cela serait vous mentir que d’affirmer que je n’ai pas ressenti une légère pointe de déception à l’issu du film : « Ah bon, c’est tout ? Et bien bof » me suis-je dit alors que le générique de fin défilait. Bref, ce n’était pas cette fois ci que j’allais me réconcilier avec Woody Allen, qui nous a peut être pondu un film agréable et sympathique a regarder mais qui, sincèrement, ne vole pas bien haut et ne restera pas dans les mémoires. D’ailleurs, je ne voudrais pas être méchant, mais je ne vois pas (mais alors, absolument pas) pourquoi ce « Vicky Cristina Barcelona » reçu tant de louanges ? Les téléfilms de M6, diffusés dans l’après midi sont ils si différents ? Je ne le pense pas vu que c’est souvent le même topo : triangles amoureux, histoires d’amour qui ne finissent pas forcement bien, etc. Bon, si, il existe des différences, comme les moyens mis en œuvres, ainsi que les acteurs, tout simplement excellents et qui tiennent le film à bouts de bras de par leurs talents, incontestable. Mais justement, c’est là le problème de ce film : enlevez les et celui-ci ne vaut guère mieux qu’un téléfilm allemand ou américain comme on n’en voit des centaines par année sur nos chaînes nationales, ce qui signifie deux choses : soit ceux-ci ne sont pas si mauvais que cela, soit « Vicky Cristina Barcelona » ne mérite pas les concerts de louanges des critiques. A mon avis, la vérité est entre les deux. Mais que, un jour, il faudra se préoccuper sérieusement du cas de Woody Allen, un peu trop surestimé par la haute société soit disant intellectuelle qui décide ce qui est de l’art et ce qui n’en est pas. Personnellement, plus le temps passe et moins je comprends ce que l’on peut trouver de si extraordinaire à ce type ? D’ailleurs, « Match Point » était sympathique, mais c’était loin, également, d’être un chef d’œuvre.

Mais bon, j’ai été dur tout au long de cette critique, mais « Vicky Cristina Barcelona » n’en reste pas moins agréable a regarder et vous fera passer, incontestablement, un bon moment. L’intrigue n’est pas originale pour un sous mais n’en reste pas moins suffisamment accrocheuse et, de plus, les acteurs, excellents, valent à eux seuls le détour, en particulier une Scarlett Johansson égale à elle-même et, surtout, une Pénélope Cruz dans un rôle halluciné, passant de la folie la plus totale à une sensualité typiquement ibérique, le tout, en quelques minutes. Enfin, un film sympa, mais de là à en faire un chef d’œuvre comme certains se sont vite empressés de l’affirmer, il y a un pas que je ne franchirais pas, et que je ne comprends pas que certains le fassent (mais bon, les goûts et les couleurs…).

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