samedi 7 mars 2009

SEPT PSYCHOPATHES


SEPT PSYCHOPATHES

1941. Joshua Goldschmidt a mis au point un plan pour en terminer avec la guerre : recruter 7 hommes pour assassiner Hitler et choisir ces 7 tueurs parmi ceux qu’on appelle fous ou psychopathes, les seuls capables de raisonnement hors normes et dont les agissements ne seront pas anticipés par l’ennemi. Churchill ayant donné son accord, ils sont parachutés au-dessus de l’Allemagne… “7 récits, 7 missions à haut risque, 7 équipes de 7 hommes décidés à réussir !” 7 scénaristes et 7 dessinateurs ont relevé le défi lancé par David Chauvel.

Rien de neuf avec ces « 7 Psychopathes », une bande dessinée lu et relue bon nombre de fois et qui, sans atteindre des sommets de qualité, n’en est pas moins fort agréable, même après « x » lectures. Premier tome de la collection « 7 », dont j’ai publier mes critiques personnelles sur ce blog (ici : http://feanor-journal.blogspot.com/2008/05/7-guerrires-7-rcits-7-missions-haut.html et là : http://feanor-journal.blogspot.com/2008/04/7-missionnaires-irlande-ixe-sicle.html ), il laissait envisager, à l’époque de sa parution, bien des promesses pour la suite. Certes, la qualité de la série oscilla par la suite entre le très bon et le médiocre, mais sans remettre en cause ce premier volume, toujours aussi agréable à la lecture au bout de presque deux ans.

« 7 Psychopathes » m’avait attiré en son temps pour deux raisons, son synopsis sur lequel je reviendrais, et son dessinateur, Sean Phillips, que les amateurs de comics connaissent bien et que j’avais découvert, quelques années auparavant sur un titre des X Men (désolé de ne plus me rappeler si c’était sur Uncanny ou New X Men, période Morrison, mais ma mémoire me fait défaut, le début de la vieillesse probablement). Certes, le style de celui-ci ne faisait pas que des heureux, mais je l’avais apprécié, et, forcement, ce fut avec un certain plaisir que je constatai qu’il était toujours aussi bon dans cet album européen. Après, on aime ou on n’aime pas, mais personnellement, je suis fan, même si j’admets que son style faussement brouillon peut déplaire à certains. Mais « 7 Psychopathes » ne vaut pas uniquement par ses graphismes, mais par son scénario qui à priori, pourrait ne pas paraître original mais qui réserve bien des surprises, et ce, jusqu’au bout : en pleine seconde guerre mondiale, un commando britannique est formé afin de tenter d’assassiner Hitler, mais là ou le sujet de cette BD est intéressant, c’est que ceux-ci sont choisis, n’ont pas leurs compétences en terme d’infiltration, militaires ou autres, mais pour leur diverses folies, allant du simple sentiment d’angoisse au sadisme pur. Persuadés que combattre le mal par le mal est la seule chance d’aboutir dans une mission aussi insensée, nos 7 psychopathes sont donc larguer en pleine Allemagne, entraînant le lecteur dans un défilé de rebondissements certains convenus, d’autres non, et plein de surprises, dont un dénouement plutôt, ma foi, inattendu. Fort agréable à la lecture, « 7 Psychopathes » est assez prenant et se finit vite, un peu trop d’ailleurs, tant l’action prend le pas sur les réflexions métaphysiques, mais n’en est pas moins une petite réussite, sans grande prétention certes, qui comblera d’aise l’amateur du genre et lui fera passer un bon moment. Un peu trop court hélas, mais bon, pourquoi s’en priver ?

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