lundi 2 mars 2009

LES CHRONOLITHES


LES CHRONOLITHES

La vie de Scott Warden bascule le jour où il est témoin de l'apparition du premier Chronolithe à Chumphon, en Thaïlande. Ce monument hors du commun célèbre la victoire du seigneur de la guerre Kuin. Mais cette victoire n'aura lieu que dans vingt ans et trois mois. Qui peut bien être ce Kuin dont on ignore tout ? Et comment ce monument a-t-il pu venir quasi instantanément du futur ? Autant de questions auxquelles vont tenter de répondre Scott et son ancien professeur de physique, Sulamith Chopra, pendant qu'autour d'eux le monde semble s'écrouler, dans l'attente de l'avènement de Kuin. Un grand roman de science-fiction aux allures de thriller scientifique empreint, comme souvent chez Robert Charles Wilson, d'humanisme et de mélancolie.

Décidément, au bout de deux livres, je pense que j’ai cerné le principal défaut, à mes yeux, de Robert Charles Wilson : celui-ci à de superbes bonnes idées, la dessus, il n’y a rien à redire, par contre, et c’est là que la bat blesse, il n’arrive pas à les développer comme elles le mériteraient. Le résultat, du coup, est soit catastrophique, soit décevant. Et si cette fois, nous n’avons pas droit (heureusement !) à une fin digne du pathétique « Darwinia », on ne peut pas dire que « Les Chronolithes » soient une grande réussite, car, malheureusement, le résultat final est encore loin de nos espérances. Pourtant, je dois reconnaître que le postulat de base était enchanteur et qu’il possédait un potentiel plutôt accrocheur : des monuments, issus de l’avenir, apparaissaient mystérieusement en de multiples contrées du globe, annonçant un futur conquérant, Kuin, apparemment invincible. Il y a quelques mois, en lisant le résumé de la couverture, je n’hésitait pas une seconde à me procurer cet ouvrage tant il promettait. Or, mais vous l’avez compris, la déception n’en fut que plus rude.

D’un certain coté, « Les Chronolithes » doivent beaucoup à « Darwinia » : celui-ci avait été un tel navet (et pourtant, cela me coûte de l’écrire tant il promettait), que, du coup, je me lança dans cet autre ouvrage de Robert Charles Wilson avec la plus grande méfiance. Et avec raison, car, après un bon début (l’apparition du premier Chronolithe) qui laissait encore présager de bonnes choses, même s’il n’était pas franchement original, au bout de quelques pages, on comprend rapidement que, plutôt que d’avoir à faire à un excellant roman de SF ou une poignée de personnes vont essayer par tous les moyens d’empêcher l’inéductable arrivée de leur futur conquérant, on aura droit aux problèmes conjugaux et paternels d’un héros maussade, à sa recherche de sa fille devenue ado et disparue après être partie en vadrouille au Mexique (la partie la plus pénible du livre), et, à une fin ultra prévisible ou, celui-ci et ses compagnons ont à faire à (bâillement) quelques jeunes terroristes d’une milice pro-Kuin. Car de celui-ci, on n’en saura pas plus (qui est il, d’où vient il, ce genre de choses), ce qui, dans certains cas peut marcher, par exemple lorsque le récit est passionnant, mais qui dans « Les Chronolithes », est plutôt gênant vu que sa présence aurait peut être redonner un certain intérêt au récit ? Certes, le héros et quelques uns de ses compagnons cherchent bien à empêcher les conquêtes de Kuin, mais bon, de façon occasionnelle : l’auteur perd trop de temps à détailler les états d’âme d’un personnage principal dont on se moque tant il est peu charismatique ainsi qu’a développer les petites vies de ses proches, oubliant quasiment le sujet principal du roman : les fameux Chronolithes et Kuin. Alors, même s’il est supérieur à « Darwinia » (mais c’était peut être difficile de faire pire ?), « Les Chronolithes » déçoivent fortement, puisque, à la place d’un sympathique roman de science fiction, on se retrouve presque avec un polar pseudo scientifique, possédant de bonnes idées, mais absolument pas développées. Encore un bof, dommage…

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