mardi 3 mars 2009

HAUTEVILLE HOUSE : USS KEARSARGE


HAUTEVILLE HOUSE : USS KEARSARGE

Entrée au service du Baron Haussmann, Églantine a été arrêtée et emprisonnée à la Conciergerie, dans l’attente d’une probable exécution. Dès lors, Gavroche doit solliciter les services d’un individu tristement célèbre : le Fantôme des truands de Paris, prince des ténèbres pour les uns, génie du mal pour les autres. La rencontre a lieu dans les Catacombes... Un pacte est scellé. Gavroche doit retourner sur les traces de son passé, dans le Pacifique sud, sur la grande terre de Nouvelle-Calédonie.

Je dois reconnaître qu’il est parfois plus simple de critiquer (dans le sens donner son opinion et non « casser ») une œuvre, quel quelle soit, que l’on découvre, plutôt qu’une que l’on connaît bien. Dans le cas de « Hauteville House », les quatre premiers tomes ne m’étaient pas inconnus, en deux ans, j’eu le temps de les lire et de les relire. Et, après cette énième relecture, j’avoue que mon opinion était faite d’avance. Cependant, ce n’est pas évidement pas le cas avec cet « USS Kearsarge », cinquième volume de la saga qui entame un nouveau cycle, et ce fut donc le cœur léger et rempli d’espoirs que je me plongeai dans cette suite attendue des aventures de Gavroche et de ses compagnons.

Continuant sur la lancée du premier cycle, « USS Kearsarge » nous entraîne cette fois ci à l’autre bout du monde, plus précisément dans le sud est asiatique, en Nouvelle Calédonie (à ce propos, il m’avait sembler lire il y a fort longtemps une interview de l’auteur, Fred Duval, qui laissait entendre que la suite se déroulerait en Chine, apparemment, l’idée fut abandonnée en chemin), colonie française qui attire bien des convoitises en raison de ses mines de Nickel, le fameux « or vert ». Le dépaysement aurait put être parfait sans un petit détail qui m’a gêné ; en effet, on retrouve tous les personnages principaux, ce qui peut se comprendre pour les héros, un peu moins pour les deux frères scientifiques qui agissent pour le compte du second Empire. J’aurais préféré de nouvelles tètes, mais bon, il faudra se contenter de ce que l’on nous propose. Quoi qu’il en soit, le lecteur est forcement en terrain connu, et je ne pense pas qu’il soit vraiment nécessaire de revenir sur les défauts et les qualités (heureusement en plus grand nombre) de la série. Le principal est ailleurs : retrouvant des personnages que l’on connaît désormais bien, c’est avec un certain plaisir que l’on les suit dans ces nouvelles aventures légèrement plus exotiques que dans le premier cycle. Certes, retrouver les protagonistes de la guerre de Céssession à un tel point du globe peut sembler incongrus, et sert, je pense, en particulier à justifier la présence de Zelda, mais, au fil du scénario, on accepte le fait et l’on n’y pense plus, après tout, l’aventure nous attends alors, a quoi bon s’attarder sur des petits détails ? Certes, pour le moment, il est impossible de savoir ce que les auteurs nous réservent : l’action se limitera t’elle à la Nouvelle Calédonie, des personnages importants passeront ils l’arme à gauche, le fantastique occupera t’il une place importante (la dernière case le laisse entendre, cependant, rien ne nous dit que ce ne soit pas des machines ?) ? Et j’avoue que c’est avec une certaine impatience que j’attends la suite, ce qui est plutôt bon signe avec une série. Alors, si vous avez aimé les quatre premiers tomes de « Hauteville House », et même si le pokemon de mauvaise mémoire vous avait rebuté, n’hésitez pas à vous plonger dans les nouvelles aventures de Gavroche et de Zelda qui semblent pour le moment prometteuses. Et puis, si vous avez le coup d’œil, vous pouvez toujours vous amuser à chercher les Beatles (et oui, ils font une très courte apparition !) ou admirer le petit hommage à cette ancienne (et excellente) série que fut « Les Mystères de l’Ouest ».

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