mardi 3 mars 2009

HAUTEVILLE HOUSE : ATLANTA


HAUTEVILLE HOUSE : ATLANTA

Atlanta, 1864. Églantine, en mission d’infiltration, a découvert ce que l’empereur Napoléon III compte négocier avec les états confédérés du Sud : l’utilisation d’une arme monstrueuse et vivante découverte dans les bas-fonds d’un temple maya. De leurs côtés, Zelda, Gavroche et Georges, prisonniers des sudistes, sont transférés par train vers Atlanta où le Général Hood veut les interroger avant de livrer l’ultime bataille…

Avec « Atlanta » prend donc fin ce premier cycle de cette série franchement rafraîchissante qu’est « Hauteville House ». Les trois premiers tomes nous avaient entraîner des ruines Aztèques du Mexique au sud profond des Etats-Unis en pleine guerre de Céssession, sur les traces d’agents Républicains, mélange de « James Bond » et des « Mystères de l’Ouest » aux prises avec un complot mêlant le Second Empire et les Confédérés, le tout dans un univers steampunk aux multiples références cinématographiques, musicales et autres (observez bien la moindre case, vous pourriez être surpris) avec un petit soupçon de fantastique qui ne dénaturait pas l’ensemble. Or, ce quatrième tome, sans que je puisse voir en lui une véritable déception, n’est peut être pas au final, aussi bon que ce à quoi l’on pouvait s’attendre.

En effet, je ne peux que revenir sur l’un des points négatifs de la série : ses dessins bien trop inégaux, qui alternent entre l’excellant et le médiocre. Une fois de plus, on ne peut pas vraiment dire que Thierry Gioux se soit foulé sur les visages de bon nombre de personnages secondaires, nous ressortant le « coup des sudistes » mais en en le démultipliant, vu que le nombre des protagonistes (deux armées qui s’affrontent) à considérablement augmenter. C’est tout de même dommageable vu la qualité, par ailleurs, des décors et des machines industrielles à la sauce « steampunk ». Enfin, à la rigueur, on s’y attendait puisque ce défaut est présent depuis le premier album. Par contre, si le scénario n’a rien perdu de sa verve et tient toujours le lecteur en haleine, le tout est irrémédiablement gâché par l’intervention de la créature, pauvre monstre sorti d’on ne sait ou, à l’apparence franchement ratée (on dirait un Pokemon !) et qui plus est, se voit entourée d’une aura bleue incompréhensible qui ne joue pas en sa faveur, bien au contraire. Du coup, ce qui aurait du être le point fort de la saga, l’affrontement entre la créature et les troupes nordistes, l’écrasement de celles-ci par un être surgi du fond des temps quasiment invulnérable, en devient tout simplement ridicule et risible. Et ceci porte un coup très dur à ce quatrième tome : car autant, on aurait put laisser passer le happy end à la américaine auquel on à eu droit, autant le plantage du monstre est une énorme déception. Mais bon, il serait dommage de juger une série qui jusque là réalisait un quasi sans faute, uniquement en raison de quelques pages, même si j’admet que celles-ci représentent une pilule difficile à avaler. Ce premier cycle d’« Hauteville House » s’achève donc sur une demi-fausse note à laquelle l’on ne s’attendait pas mais qui ne me fera pas changer d’avis quand au fait que cela reste une bonne série.

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