samedi 21 février 2009

ZOULOU KINGDOM


ZOULOU KINGDOM

Au début de l'année 1879, l'armée britannique stationnée en Afrique du Sud s'apprête à envahir le Zoulouland, gouverné par le roi Cetshwayo, et n'attend plus qu'un ordre pour franchir le fleuve qui sépare les deux nations. Mais c'est compter sans la puissante magie aux mains du grand sorcier Mpande : quarante mille Zoulous déferlent bientôt sur Londres, comme une armée de spectres surgissant de la brume ! Et au milieu du chaos, une âme noire comme la nuit rôde dans les rues de la ville à la recherche de nouvelles proies…

Après avoir lu une bonne vingtaine de tomes des Annales du Disque Monde, il n’était pas simple de passer à autre chose : après tout, il n’est jamais évidant de quitter un cycle, surtout quand celui-ci est aussi long et excellant. De plus, comment quitter un univers burlesque pour retrouver des ouvrages, qu’ils soient de Science fiction ou de Fantasy, plus « sérieux ». Pourtant, il fallait bien que je prenne une décision et j’avoue qu’il me fallut une bonne demi heure pour arrêter mon choix sur ce « Zoulou Kingdom », le problème étant surtout du au très large choix de lecture proposé vu que bon nombre d’ouvrages qui trônent dans ma bibliothèque attendent encore que je daigne m’intéresser à eux. Mais bon, je ne me voyais pas me replonger dans un nouveau cycle, ce qui écartais immédiatement pas mal d’œuvres, et, de plus, je souhaitais un livre court, et éloigner de l’univers de Pratchett, d’où mon choix final.

« Zoulou Kingdom », lors de sa parution en poche il y a quelques mois avait attirer mon attention de part son synopsis accrocheur : à l’époque Victorienne, les Zoulous débarquent en Grande Bretagne, portant le conflit au plein cœur de l’Empire. Et qui dit « Zoulous », dit forcement, pour ceux qui ont eu l’occasion de voir un film comme « Zulu Dawn », de formidables guerriers plongeant en ordre sur les tuniques rouge britanniques, les massacrant implacablement. D’ailleurs, à ce propos, je me souviens de deux films traitant du sujet (un ou les anglais passent tous à la casserole, un autre ou ils s’en sortent un peu mieux, et je dois avouer que je ne sais plus lequel est « Zulu Dawn ») qui m’avaient fortement marquer étant plus jeune. De même, grand amateur des films à la « Fort Alamo », où une poignée de résistants se font massacrer par un ennemi supérieur en nombre, je ne pouvais qu’être attiré par ce « Zoulou Kingdom ». Retrouvant l’Uchronie, genre qui me plait tant, j’étais curieux de savoir ce que cela pouvait donner, même si je ne connaissais l’auteur que de nom, et encore, celui-ci me faisait rire – Christophe Lambert – vous comprendrez aisément pourquoi. La science fiction française n’est pas à négliger, même si j’eu droit, parfois, à quelques déceptions, mais autant que l’anglo-saxonne : il y a du bon comme du mauvais, et si, je ne m’attendais à un chef d’œuvre, je comptais passer néanmoins un agréable moment. Et sur ce point, je ne fus pas déçu.

Pas déçu, mais pas franchement conquis non plus. Christophe Lambert part d’une excellente idée de base, et je reconnais que l’auteur est passionné par son sujet et qu’il à donner son meilleur. Cependant, si son œuvre se lit d’une traite et est suffisamment accrocheuse, elle ressemble plus à une série B de cinéma qu’à une superproduction comme « Alamo », dont en sent l’inspiration en de multiples occasions. Mais une série B sympathique, comme il en existe tant, qui, malgré les défauts du genre, porte en elle quelques qualités qui font que, l’on n’ose dire du mal de l’ensemble, même si l’on est très loin d’un chef d’œuvre inoubliable. « Zoulou Kingdom » est rempli de bonnes intentions mais, il lui manque incontestablement un souffle épique : en effet, il existe de bons passages, quelques personnages réussis, mais trop souvent, l’auteur ne parvient pas à nous émouvoir lors des scènes dramatiques. Des morts importantes sont décrites à la va vite, sans que l’on s’y attarde, et, plus grave, à chaque fois qu’il y a des descriptions sur les conditions de vie de la population civile, cela m’a laisser froid. Peut être que le problème principal est que, Lambert, dans son inspiration d’œuvres cinématographiques, s’en est trop approché est que, du coup, « Zoulou Kingdom » aurait davantage gagner à être vu, qu’à être lu. Pourtant, malgré ses défauts, je ne dirais pas que le livre m’a déçu, loin de la ; celui-ci m’a captiver, comme certains films peuvent le faire, et ce, tout en restant moyens. Au final, bonnes et mauvaises idées s’équilibrent, faisant de cet ouvrage un agréable passe temps, mais qui ne restera pas dans les annales, un peu comme bon nombre de séries B que l’on regarde sur le coup avec un certain plaisir, mais que l’on prend comme ce qui est : un divertissement, sans plus. Mais bon, si vous aimez l’Uchronie, l’époque Victorienne et les zoulous, pourquoi ne pas essayer « Zoulou Kingdom », cela vous changera un peu des habituels nains, trolls et autres vaisseaux spatiaux qui hantent un peu trop la littérature fantastique.

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