mercredi 18 février 2009

SHREK


SHREK

Shrek, un ogre verdâtre, cynique et malicieux, a élu domicile dans un marécage qu'il croit être un havre de paix. Un matin, alors qu'il sort faire sa toilette, il découvre de petites créatures agaçantes qui errent dans son marais. Shrek se rend alors au château du seigneur Lord Farquaad, qui aurait soi-disant expulsé ces êtres de son royaume. Ce dernier souhaite épouser la princesse Fiona, mais celle-ci est retenue prisonnière par un abominable dragon. Il lui faut un chevalier assez brave pour secourir la belle. Shrek accepte d'accomplir cette mission. En échange, le seigneur devra débarrasser son marécage de ces créatures envahissantes. Or, la princesse Fiona cache un secret terrifiant qui va entraîner Shrek et son compagnon l'âne dans une palpitante et périlleuse aventure.

C’est un peu par surprise que j’ai revu Shrek, ce lundi : parfois, les enfants commencent à regarder un dessin animé quelconque et, de temps en temps, il m’arrive de me laisser tenter, surtout qu’à la base, le DVD est à moi, donc, pourquoi m’en priver après tout ? Mais bon, je ne saurais vous dire combien de fois j’ai déjà vu ce film d’animation depuis sa sortie il y a une bonne poignées d’années désormais. Cinq, six, plus ? Peu importe au final, sauf qu’il existe toujours une différence entre un premier visionnage qui peut être fort trompeur, et un énième, qui entraîne forcement une certaine routine mais qui nous permet incontestablement d’avoir un certain recul sur la chose. Ce qui est le cas dans le sujet qui nous préoccupe à présent. D’un autre coté, si j’arrive encore à le revoir en entier au bout d’une demi douzaine de fois environ, c’est que dans le fond, Shrek ne peut être totalement mauvais. Non ?

Au début du vingt et unième siècle (ça à l’air pompeux dit ainsi mais bon, c’est le cas alors pourquoi s’en priver ?) sortait un curieux film en images de synthèses du nom de Shrek, qui nous narrait les aventures d’un Ogre plutôt sympathique accompagné d’un âne très bavard dans un univers de conte de fées où l’on retrouvait pelle mêle les trois petits cochons, Cendrillon, Pinocchio, le bonhomme en pain d’épices et bien d’autres encore. Rien de bien extraordinaire, il faut être franc vu que ce n’était pas la première fois que l’on s’attaquait aux contes de fées par la parodie (« Mécomptes de Fées » de Terry Pratchett, « Le Concours du Millénaire » de Roger Zelazny et Robert Sheckley, pour ne vous citer que deux exemples) mais comme l’être humain à souvent la mémoire courte, Shrek se posa immédiatement en « anti Disney », ce qui est légèrement ridicule vu que le préfixe « anti » signifie « contre » et que les créateurs parodiaient moins la firme de Mickey que les contes de fées dont celle-ci sut tirer ses meilleures œuvres. Mais bon, que voulez vous… Cependant, là où la différence était notable est que, contrairement aux dessins animés de Disney, Shrek est incontestablement destiné à un public plus mure, plus adulte, qui saura apprécier les diverses subtilités des emprunts et des dialogues (et encore, dans le premier, cela reste assez basique, des le deuxième, on aura droit à une surenchère permanente). Mais les enfants peuvent parfaitement le regarder, puisque même ainsi, il reste assez abordable. Bref, lors de sa sortie, Shrek fut un véritable triomphe, qui entraîna déjà deux suites, et une flopé de produits dérivés. Mais, au bout de près d’une décennie, qu’en reste il ?

Sincèrement, je dois avouer que ce premier Shrek est assez sympathique, qu’il se laisse toujours regarder avec plaisir, mais que, à mes yeux, il est très loin d’être le chef d’œuvre que certains enthousiastes avaient crié à l’époque. Il est bien, sans plus. D’ailleurs, si je devais en choisir un seul dans la série, mon cœur vacillerait sans hésitations aucune sur le deuxième, bien plus riche, drôle et, qui se targue de la présence de l’incomparable Chat Poté. Quand au trois, par charité Chrétienne, je m’abstiendrait de faire de commentaires tant il m’a déçu. Mais, sans être le « super truc de la mort qui tue que chacun doit voir absolument au moins une fois dans sa vie », le premier Shrek, malgré une intrigue simpliste (allez sauver une princesse victime d’une curieuse malédiction, affronter un dragon, tout plein de bons sentiments etc.) fonctionne toujours aussi bien que lors de sa sortie, et l’on ne se lasse pas de le regarder et de sourire, lors de certaines scènes (j’ai bien dit sourire, et non pas rire). Et puis, au vu de la ressemblance entre le seigneur Lord Farquaad et notre Sarkozy national, il ne faudrait pas rater ce qui pourrait être un bon moment de détente. Enfin, s’il y a encore quelqu’un qui ne l’a pas vu ? Car c’est peut être mon problème dans le fond, même si je ne m’en lasse guère, la magie ne fonctionne plus vraiment au bout de quelques années. Mais bon, malgré mes réticences, Shrek reste un bon film d’animation, qui plaira aux petits comme aux grands et c’est ce qui compte finalement.

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