mardi 10 février 2009

NORTH STAR : LA LÉGENDE DE KEN LE SURVIVANT


NORTH STAR : LA LÉGENDE DE KEN LE SURVIVANT

Kenshiro, alias Ken, un guerrier surhumain exceptionnellement doué pour les arts martiaux, erre dans un monde post-apocalyptique, ravagé par la guerre nucléaire. Il combat, inlassablement le mal, là où il sévit. D’une cité à l’autre, il prend sous son aile protectrice les innocents et éradique des tyrans utilisant la magie noire... Un spectacle impressionnant. Ken le Survivant associe magistralement science-fiction et art martiaux, aventures futuristes et légendes vieilles comme le monde. Le film frappe autant par des combats parfaitement chorégraphiés que par des décors de toute beauté.

Rien qu’en lisant le résumé de la jaquette, on a tout compris : ce film va être phénoménal ! Mais pas dans le bon sens du terme, car « North Star : La légende de Ken le survivant » est un authentique nanard, comme on les aime ! Du coup, comme cela arrive à chaque fois que l’on à affaire à ce genre d’œuvres cinématographiques, les résumés de jaquette en fond des tonnes, ce qui est logique après tout, tout doit être fait afin d’attirer le client, ou l’idiot si vous préférez. Pourtant, je ne suis pas tomber dans le panneau le jours ou j’ai acheter cette chose vu que je savais pertinemment où je mettais les pieds. Car, l’adaptation cinématographique (étrangement, j’ai du mal à considérer ce machin ainsi mais bon, faute de terme plus approprié, je vais me contenter de cela) du cultisime manga « Hokuto no Ken » (qui lui mérite le coup d’oeuil) est reconnue depuis bien longtemps comme étant une belle daube nanardesque. Mais, qui dit « nanard » dit crise de fou rire (c’est ce qui fait la différence avec les navets où l’on se fait chier comme « Independance Day » par exemple) et si, dans le genre, il existe bien mieux, étant fan du manga et du dessin animé depuis les années 80, je ne pouvais décidément pas passer à coté de « North Star : La légende de Ken le survivant ».

Reprenant grosso modo (ou merdo) l’intrigue du début du manga : Ken contre Shin, qui lui à volé sa copine, ce qui fait que Ken n’est pas contant et qu’il va se venger, le film (enfin, il faut bien le nommer ainsi) est un modèle de ce qu’il ne faut pas faire, pour le bien de son modèle original. Certes, si « Hokuto no Ken » n’a jamais brillé par ses réflexions philosophiques, il se détachait parfois de l’œuvre (du moins au départ) une certaine tristesse et une fatalité complètement absente dans le cas qui nous intéresse ici. Certes, il était évidant qu’un manga ultra violent n’allait pas donner un film à la « Lelouch », mais bon, tout de même, nous nous trouvons du coup avec un Kenshiro (au nom japonais mais à l’apparence occidentale, mais bon, si le seul problème était celui la, ça ne serait pas trop grave encore) encore moins charismatique que dans la BD, un Shin privé de toute l’ambiguïté de son personnage et un Bat… Non, par charité chrétienne, je m’abstiendrais de parler de ce qu’ils en ont fait. Bref, les personnages ressemblent à ceux dont ils sont tirés, mais plus par les noms et les rôles qu’ils occupent dans l’intrigue (euh, si l’on doit appeler cette chose une intrigue ?) que pour un quelconque soucis de crédibilité : les acteurs errent comme des âmes en peine, pas vraiment concernés par la chose, dans des décors misérables constitués d’un sois disant désert de sable gris, sous un ciel gris, un pseudo village grisâtre de vingt mètres carré et une tour grise qui se dresse dans un ciel … gris (forcement) et d’où, incroyable, deux projecteurs qui se demandent peut être ce qu’ils sont venus faire dans une telle galère, éclairent légèrement la ville grise (et oui !) d’un bleu fatigué. Et pour ce qui ait de la performance d’acteur, je tenais à tirer bien bas mon chapeau à l’incroyable Gary Daniels, dans le rôle de Kenshiro, qui, par une maîtrise totale de son regard bovin, nous émerveille à de multiples reprises, que cela sois dans des scènes d’action ou de réflexion. Décidément, celui-ci n’eut pas la carrière qu’il méritait dans le comique tant son non-jeu flagrant illumine le film de son emprise. Quand à l’inénarrable Costas Mandylor en méchant aux looks et aux poses gay pas super assumées (il adore que des hommes torses nus le frappent), il réussit tout de même à donner une image de Shin auquel je n’aurais jamais pensé en vingt ans. Du grand art je vous disais !

Bref, vous l’avez deviné, « North Star : La légende de Ken le survivant » est tout sauf indispensable, et ce, même si vous être fan du manga. Néanmoins, malgré ses très nombreux défauts, ses acteurs au QI absent et le manque flagrant de budget, si vous avez en vous, un minimum de courage, de temps à perdre et un goût pour les nanard, alors, peut être que la tentation sera assez forte et que vous vous laisserez tenter. Certes, c’est assez pathétique, mais bon, au milieu de cet indécible ratage, il m’est quand même arriver de rigoler, ne serais ce que pour Gary Daniels. Alors, ça vous dit ?

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