mardi 17 février 2009

LES ANNALES DU DISQUE MONDE : LE DERNIER CONTINENT


LES ANNALES DU DISQUE MONDE : LE DERNIER CONTINENT

Rincevent a trouvé le moyen de se perdre au milieu d'un désert, sur le Dernier continent du Disque Monde... Il fait chaud, pas une goutte de pluie à l'horizon et la nature est hostile. Et puis, que lui veut ce kangourou bizarre qui parle ? Rincevent, pro de la fuite en toute circonstance est bien coincé. Et il ne sait pas encore que l'université de l'Invisible le recherche d'urgence ça la panique y est à son comble : le bibliothécaire est atteint d'une maladie étrange et ne peut plus assurer la garde des ouvrages de magie...

Déjà le vingt deuxième tome des Annales du Disque Monde ! Sincèrement, lorsqu’en mai dernier, je découvrais « Le fabuleux Maurice et ses rongeurs savants », je n’aurais pas cru pouvoir lire toute la saga parue en livre de poches en moins d’un an. A ce propos, il manque bien évidemment quelques tomes, parus en grand format et il est curieux que les éditions Pocket ne se pressent pas trop pour compléter la saga ? Depuis quand « Carpe Jugulum » est donc sur les tablettes ? Un an et demi, deux ans ? Et toujours aucune nouvelle quand à la futur sortie en poche du vingt troisième tome des Annales ? A croire qu’ils ne se pressent pas trop du coté de chez Pocket et qu’ils se contentent des 22 premiers volumes de la saga et de Maurice ? Enfin, ce petit coup de gueule passé, il faudra bien se faire une raison et passer à autre chose, en attendant les prochaines parutions. Et justement, intéressons nous donc à ce « Dernier continent » qui est le sujet principal de ce post.

Rincevent est de retour ! Souvenons nous, celui-ci avait été laissé à l’abandon sur un étrange continent, à l’issu des « Tribulations d’un mage en Aurient », qui avait de nombreux points communs avec l’Australie. Je dirais même plus que des points communs tant la ressemblance est frappante, mais l’auteur lui-même ne s’en cache pas. Et qui Rincevent, dit forcement situations abracadabrantesques qui ne quittent jamais le « maje » le plus incompétent du Disque. Et, forcement, celles-ci ne manqueront pas, comme il fallait s’y attendre. Mais, le récit ne se limite pas aux habituelles péripéties de notre froussard préféré, puisque nous avons le grand plaisir de retrouver les mages de l’Université de l’Invisible en très grande forme. Du coup, Pratchett mélange deux intrigues parallèles comme il en a souvent l’habitude et nous entraîne entre deux formes d’humour : celui de Rincevent, plus lié aux diverses situations où celui-ci se met, et l’autre, des mages de l’UI, excellant à mes yeux, basé sur les dialogues toujours aussi succulents. Car je dois bien vous avouer que je ne me lasse pas de l’Archichancelier Ridculle, du Doyen, du Major de promo et des autres, et que, au bout d’une vingtaines de tomes des Annales, je dois bien reconnaître que ce sont eux mes personnages préférés et, incontestablement, ceux qui me font le plus rire. Alors, forcement, même si j’ai apprécier les passages de ce « Dernier continent » avec Rincevent, je dois avouer que ceux où l’ont suivais les mages de l’UI étaient, pour moi, d’un autre calibre ; une affaire de goûts sans doute. Mais cet ouvrage n’a pas trouver grâce à mes yeux uniquement en raison de ses diverses formes d’humour, mais également par les innombrables références de l’auteur à la culture australienne, et tout y passe : Aborigènes forcement, « Mad Max » ( !), « Crocodile Dundee », « Pricilla folle du désert », la tonte des moutons etc. Non seulement celles-ci sont nombreuses (je ne vous ais donné que quelques exemples parmi les plus évidents), mais elles s’intègrent parfaitement au récit, ne dénotant pas dans un Univers loufoque, mais rappelons le, à la base médiéval fantastique. Mais si Rincevent se promène tout au long de l’intrigue dans cet étrange contrée qui ressemble par deux goûtes d’eau à l’Australie, les Mages de l’UI, eux, se retrouvent dans une île plutôt curieuse, en compagnie de leur intendante, Md Panaris (qui enfin, prend de la consistance) et auront à faire avec le Dieu de l’évolution, ni plus ni moins ! Forcement, tout finira bien, comme il fallait s’y attendre. Mais, avant le dénouement, que de péripéties loufoques, que de scènes d’anthologie et que de fous rires dans ce qui restera comme étant un bon volume de la saga. A lire absolument.

Pour finir, je souhaiterais revenir sur la saga de Terry Pratchett, que je ne connaissais que de nom, il y a encore un an et qui, pendant des années, m’avait intriguer même si je n’osais pas franchir le pas. Sincèrement, ce fut une très agréable surprise et je peux affirmer sans mentir que j’ai depuis quelques mois, rejoint la nombreuse cohorte de fans de l’auteur britannique. De plus, contrairement à ce que j’avais put lire ici ou la avant d’aborder la saga, aucun de ces volumes ne m’a véritablement déçu, même si je reconnais que certains étaient un petit peu en dessous des autres, mais tout en étant largement du même niveau de la littérature habituelle du genre SF/Fantasy, capable du meilleur comme du pire. Certains affirmaient également que lire trop de tomes à la suite nuiraient à l’ensemble, personnellement, ce ne fut pas mon cas, comme quoi, chaque personne est différente et que, du coup, je ne saurais donner de conseils à ceux qui souhaiteraient découvrir le Disque Monde : faites comme vous le sentez, c’est encore la meilleure chose à faire. En attendant la sortie des autres tomes en poche, je vais passer à autre chose (et il y a de quoi faire) et je pense que, même si Vimaire, Mémé Ciredutemps et Rincevent vont me manquer, ma joie de les retrouver s’en retrouvera augmentée si je les abandonne un peu. Quoi qu’il en soit, après de nombreux mois de lecture, je ne suis pas prêt de les oublier de si tôt vu le plaisir et les crises de fous rires qu’ils m’ont procurés.

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