dimanche 11 janvier 2009

REQUIEM CHEVALIER VAMPIRE : LA REINE DES ÂMES MORTES


REQUIEM CHEVALIER VAMPIRE : LA REINE DES ÂMES MORTES

A sa mort, Heinrich pensait trouver la paix et non le chaos de Résurrection, un monde où les terres et le temps sont inversés, et où il découvre qu’il est un vampire. Adoubé chevalier sous le nom de Requiem, il est plongé dans un conflit cosmique entre des dieux étranges dont il est peut être la clé. Requiem perd le combat contre Otto et est obligé de retrouver son corps. Sabre l'abandonne pour s'occuper des vierges de dracula. Otto gravement blesse, ne peux empêcher Rébecca de s'enfuir. Leah, la femme d'Aleyster Crowley quitte sa forme du singe de Toth pour redevenir une vampire chargée de séduire Thurim afin qu'il prenne le dessus sur Requiem.

Je ne le dirais jamais assez, mais que l’attente entre chaque tome de cette fantastique saga qu’est « Requiem » peut être longue, un an si l’on à de la chance, presque deux entre le septième et le huitième volume, énorme, n’est ce pas ? Mais bon, lorsque l’on voit le résultat final, on se dit que forcement, le jeu en valait la chandelle (et c’est toujours mieux que les deux ou trois mois de « L’Histoire Secrète » où l’on finit par être déçu). Après le traditionnel prologue qui présente, cette fois, le passé sur terre d'Aleyster Crowley, sa femme et leur culte au dieu Aiwass (et qui m’a donné envie de me renseigner d’avantage sur ce personnage bel et bien réel, qui se faisait surnommer « 666 »), ce huitième volume termine les intrigues du tome précédent. Le combat entre Requiem et Otto, que nous avions laissé face à face, et dont l’enjeu était Rebecca, sans être extraordinaire, est assez amusant, de part le désespoir de l’ex officier SS de voir sa collection d’armes partir en fumée. Et à ce propos, j’ai apprécié l'utilisation des armes à multifonction venant du Moyen-âge et de la Renaissance. Cet humour et cet univers décalé, sont toujours présents sur Résurrection, et il existe énormément de scènes de ce genre dans ce tome. Cela ne fait pas beaucoup avancer l'histoire générale mais c'est excellent pour l'ambiance. Et je dois avouer que j’ai souvent eu un petit sourire aux lèvres avec certaines réflexions des personnages.

La deuxième partie de ce huitième tome commence une sorte de nouveau cycle. En effet, à présent que l’amitié entre Heinrich et Otto et bel et bien de l’histoire ancienne (et l’on se doute que la revanche de celui-ci sera terrible), nous avons droit à la mise en place de quelques nouveaux ennemis de Requiem, en particulier la sublime et sexy Leah, ainsi que le grand retour d'anciens personnages qui étaient passés au second plan depuis quelques albums. On retrouve ainsi l'Archi-Hiérophante qui dévoile un peu plus ses plans contre Dracula (et dont on à vraiment hâte de découvrir celui-ci en pleine action). Mais c’est surtout Aleyster Crowley et sa nouvelle méthode pour faire revenir Thurim à la place d'Heinrich qu'il trouve trop mou a son goût qui est mise en avant. Le tout donne un album au rythme assez lent et qui donne l’impression qu’il ne se passe pas grand-chose mais qui se comprend puisque ce volume, après lecture, apparaît comme étant de transition, et que les choses sérieuses vont bel et bien débutés bientôt, et, j’espère ne pas me tromper, celles-ci risquent fort d’être apocalyptiques. Sinon, que dire du dessin de Ledroit que je n'ai pas encore dit dans mes précédentes critiques de la saga ? Rien, c'est toujours aussi beau, détaillé et travaillé. Chaque nouveau tome est aussi l'occasion de relire les anciens et d'en prendre plein les yeux à chaque fois.

Au final, Thurim a l'air d'avoir pris le dessus sur Heinrich, mais il se trouve dans une mauvaise position à la fin du tome. Malheureusement, comme je vous le disais au début de ce post, il va falloir encore attendre plus d'un an pour avoir la suite ! Mais, quand on voit le résultat à chaque fois, il n’y a vraiment pas de quoi le regretter.

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