dimanche 11 janvier 2009

L’ORPHELINAT


L’ORPHELINAT

Laura a passé son enfance dans un orphelinat entourée d'autres enfants qu'elle aimait comme ses frères et soeurs. Adulte, elle retourne sur les lieux avec son mari et son fils de sept ans, Simon, avec l'intention de restaurer la vieille maison. La demeure réveille l'imagination de Simon, qui commence à se livrer à d'étranges jeux avec "ses amis"... Troublée, Laura se laisse alors aspirer dans l'univers de Simon, convaincue qu'un mystère longtemps refoulé est tapi dans l'orphelinat...

Cela faisait fort longtemps que je ne voyais pas un film dit « d’horreur », ou « fantastique », et je dois avouer que le genre me manquait un peu. Certes, entre temps, j’ai eu l’occasion de regarder ou de découvrir bon nombre d’œuvres cinématographiques de qualité, mais le train train quotidien de la vie d’untel (grande spécialité des films français) ou les grandes sagas familiales ainsi que les polars (genres plus prisés outre atlantique), cela peut finir par lasser si, de temps en temps, il n’y a pas un peu de « fantasy » pour nous émerveiller un peu ou bien des atmosphères sombres et glauques destinées à nous faire frissonner. Ainsi, c’est avec cet « Orphelinat », dont j’avais quelques bons échos, que je replongeais dans un genre un peu laissé de coté ces derniers temps.

Si pendant des années, le cinéma espagnol à mes yeux se limitait aux œuvres de Pedro Almodovar et à ses éternels problèmes avec sa mère, mon jugement s’était modifié depuis l’enchanteur « Labyrinthe de Pan », découvert il y a deux ans. Du coup, c’était avec une certaine confiance (chose rare chez moi) que je me lança dans le visionnage de ce film, et, je dois vous avouer que je n’ai pas été déçu. Sans atteindre le niveau du « Labyrinthe » et sans être un classique incontournable du genre, « L’Orphelinat » est un excellent film, au scénario plein de rebondissements et doté d’une ambiance oppressante et angoissante à souhait. Celui-ci sait nous mener sur de fausses pistes et nous induire en erreur, en particulier après la disparition mystérieuse et tragique de l’enfant ; à partir de cet événement, nos certitudes sont chamboulés et si, comme moi, vous vous attendiez à un espèce de « Poltergeist » à la sauce Ibère, vous serez agréablement surpris par la tournure du scénario. Car si le fantastique et l’étrange sont présents, ce n’est, au final, qu’à de petites doses savamment bien dosés, et la révélation finale, ainsi que la clef de l’énigme, si elles s’avèrent bien plus terre à terre que l’on aurait put croire (surtout que les minutes précédentes sont bien plus « surnaturelles »), sont finalement stupéfiantes, de part la simplicité de la résolution du mystère de cet orphelinat, tout en étant particulièrement horribles, je ne vous en dirais pas plus, afin de ne pas vous gâcher le plaisir.

Pour l’ensemble du film ainsi que par sa fin, que j’ai personnellement apprécier, malgré toute l’horreur de la situation, je considère « L’Orphelinat » comme une œuvre excellente, qui nous prouve une fois de plus que le cinéma espagnol est une force sur laquelle il faut compter, y compris du coté du fantastique. Certes, nous sommes encore loin de ce que l’on peut appeler un chef d’œuvre, mais au final, peu importe, car, si l’on est objectif, combien de films (tous genres confondus) méritent véritablement cette appellation ? Alors, peu importe et laissez vous emporter par cet orphelinat bien mystérieux qui cache de bien sombres secrets….

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