lundi 26 janvier 2009

LES NOCES REBELLES


LES NOCES REBELLES

Dans l'Amérique des années 50, Frank et April Wheeler se considèrent comme des êtres à part, des gens spéciaux, différents des autres. Ils ont toujours voulu fonder leur existence sur des idéaux élevés. Lorsqu'ils emménagent dans leur nouvelle maison sur Revolutionary Road, ils proclament fièrement leur indépendance. Jamais ils ne se conformeront à l'inertie banlieusarde qui les entoure, jamais ils ne se feront piéger par les conventions sociales. Pourtant, malgré leur charme et leur insolence, les Wheeler deviennent exactement ce qu'ils ne voulaient pas : un homme coincé dans un emploi sans intérêt ; une ménagère qui rêve de passion et d'une existence trépidante. Une famille américaine ordinaire ayant perdu ses rêves et ses illusions. Décidée à changer de vie, April imagine un plan audacieux pour tout recommencer, quitter leur petite routine confortable dans le Connecticut pour aller vivre à Paris...

Comment ne pas commencer la critique de ces « Noces rebelles » sans faire allusion a « Titanic », c’est tout bonnement impossible vu que l’on retrouve, enfin, une dizaine d’années plus tard, le couple mythique de ce qui fut l’un des plus grands succès cinématographique de tous les temps : Leonardo Dicaprio et Kate Winslet. Enfin car cela faisait longtemps que j’espérais les revoir tous deux dans le même film, et si, le premier cité n’a jamais quitté le haut de l’affiche, sa belle partenaire se fit bien trop rare à mon goût. Du coup, personnellement, je ne pouvais qu’être ravi de les retrouver, cette fois ci mariés et bien loin de leur tragique croisière, même si cette fois ci, leur histoire d’amour promettait d’être tout autant dramatique.

Voir bien plus, car si (et ce n’est pas un spoiler vu que presque tout le monde l’a vu au moins une fois) le brave Dicaprio mourrait héroïquement lors du naufrage du plus célèbre paquebot de tous les temps afin de sauver sa belle, « Les noces rebelles » ne finiront pas bien, et cela, on le devine assez rapidement. Mais cette fois ci, nul héroïsme n’est à attendre, bien au contraire, le film nous entraînant dans une longue et inéluctable descente aux enfers d’où les protagonistes ne sortiront nullement indèmes. Tiré d’un roman, « Revolutionary Road », qui fit parler de lui en sont temps (les années 60), cette œuvre nous narre les déboires d’un couple ordinaire, qui avait de grands espoirs, qui souhaitait vivre une vie anticonformiste et qui, finalement, n’est guère différent de tous les autres couples de cette époque : une vie de famille routinière, un travail inintéressant au possible, une femme au foyer qui s’ennuie et, une apparence a donner pour le monde extérieur ; bref, tout ce que les Wheeler détestaient lors de leur rencontre. Piégés dans ce qui fut le drame de beaucoup de personnes, ils espèrent, au fil d’une idée de la belle Kate Winslet, raviver la flamme, tout plaquer pour aller vivre en Europe et mener une nouvelle vie, forcement plus trépidante. Un beau rêve, mais qui s’avérera vite irréalisable, comme on pouvait le craindre. Et l’amour du début se transformant vite en haine, en tromperie et en affrontement, jusqu’au drame final. Alors certes, le rôle de la femme à l’époque n’était pas glorieux, et les choses ont bien changées depuis. Cependant, en regardant ce film, je n’ai pu m’empêcher de penser que, quelque part, cette histoire aurait pu être transposée à n’importe quelle époque et lieu : plus que la condition féminine des années 50, « Les noces rebelles » nous montrent ce qui arrive forcement, à un moment ou un autre, dans un couple, l’arrivée de la routine. Et celle-ci est intoporel. Que l’on le veuille ou non. Car, forcement, dans une histoire d’amour, la passion des débuts ne peut se prolonger indéfiniment, et bien vite, entre les enfants, le travail, les factures et les habitudes, un certain train train quotidien prend le pas. Rien d’anormal a cela, la vie est ainsi faite, mais pour certains, cela peut vite devenir insupportable. Tout comme les rêves, les espoirs que l’on avait pour l’avenir, que l’on met rapidement de coté et que l’on finit par regretter, tandis que ceux-ci nous rongent puisque, forcement, l’on sait qu’ils resterons irréalisables. Voila tout ce que j’ai put ressentir en regardant ce film, bien plus profond qu’il n’y parait de prime abord, et ou, finalement, chacun des protagonistes est malheureux dans sa vie, les Wheeler, bien sur, mais les autres couples également. Et, dans cet univers de tristesse, le seul à être en quelque sorte « éclairé » est un fou, son état mental lui permettant de ne pas cacher ses sentiments et ses opinions, contrairement à ceux qui l’entourent et qui ne vivent que dans le mensonge, les regrets et l’espérance d’un avenir qui ne viendra jamais.

Alors, forcement, « Les noces rebelles » doivent énormément aux deux acteurs principaux, qui ont bien mûri depuis leur première collaboration. Dicaprio et Kate Winslet sont tout bonnement époustouflant, de part l’intensité et la maîtrise de leurs jeux d’acteur. Et, personnellement, vers la toute fin du film, lorsque, après une scène de ménage d’une violence inouïe, le lendemain, les deux prennent le petit déjeuner comme si de rien n’était, j’avoue en avoir éprouver des frissons d’horreur, car, pire que les cris et les larmes, ce calme apparent était bien pire, promettant l’indicible, qui, bien entendu arriva par la suite. Un très bon film, à ne manquer sous aucun prétexte, et auquel, toute proportion gardée, chacun pourra s’identifier, s’il réfléchit un peu et se remet en question. L’attente fut bien longue de retrouver ses deux grands acteurs, mais au vu du résultat final, cela valu le coup.

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