dimanche 25 janvier 2009

LA LISTE DE SCHINDLER


LA LISTE DE SCHINDLER

Le film relate l'inoubliable histoire vraie de l'énigmatique Oskar Schindler un membre du parti nazi qui aimait les femmes et savait tirer parti de la guerre. Cet homme sauva la vie de plus de 1 100 juifs de l'holocauste. C'est le triomphe d'un homme devenu juste et l'histoire du drame de ceux qui ont survécu à l'un des chapitres les plus noirs de l'histoire de l'humanité grâce à son action exemplaire.

Impossible, c’est le premier mot qui m’est venu à l’esprit lorsque j’ai revu « La liste de Schindler » dimanche soir dernier. Mais comment pourrais je écrire une critique sur un film pareil, alors qu’il est quasiment parfais de bout en bout et que tant d’autres, bien plus doués que moi, l’on déjà fait précédemment ? Comment réussir à retranscrire par des mots les émotions diverses que je ressens, à chaque visionnage de cette œuvre magistrale de Spielberg ? Il est évidant que je ne peux y arriver, et pourtant, puisque, sur ce blog, chaque film, livre ou disque (même si là, j’ai du retard) à droit à son post, je devais m’y atteler, et tant pis si le résultat final ne sera jamais à la hauteur de mes espérances.

Comme tout passionné d’Histoire, certaines périodes ont ma préférence, et si, personnellement, mes goûts vont de la Mésopotamie à la Révolution Industrielle en passant, par exemple, par les Royaumes combattants chinois, les deux Guerres mondiales occupent une place importante. Forcement, toute œuvre traitant du sujet ne peut qu’éveiller mon intérêt, même si trop souvent, je suis déçu au final. Mais lorsqu’un film, traite d’un sujet mainte et mainte fois vu à l’écran, la Shoah, mais en nous contant un épisode peu connu et si bouleversant, je ne peux qu’applaudir des deux mains puisqu’il est rare que le « héro » d’un film sur la seconde guerre mondiale soit un allemand. Il est agréable, parfois, de revenir sur certaines vérités établies comme quoi tous les allemands étaient forcement des salauds (ridicule, et la Résistance allemande ?), les américains ont battus le Reich (désolé mais c’est les soviétiques, si Hitler n’attaque pas l’URSS, l’Europe est à lui) où les français étaient tous des résistants (franchement non, comme ils n’étaient pas tous des collabos, la majeure partie de la population se contentant de vivre sa vie). Mais il est difficile de faire d’ Oskar Schindler un véritable « héro » comme le cinéma US nous le définie habituellement, car, et c’est la toute la force du film, toute son ambiguïté est retranscris et l’on constate bien qu’au départ, celui-ci pense surtout à faire le maximum d’argent et que pour cela, il a besoin des juifs. Certes, ensuite, il change, petit à petit, et il devient incontestablement un véritable résistant à la politique d’extermination du Reich, avec tous les dangers que cela représentait pour lui, non seulement en sauvant un millier de juifs, mais également en sabotant intentionèlement sa propre usine d’armement. Oskar Schindler n’était pas un saint (mais franchement, qui l’ai véritablement ?), mais son titre de « Juste » fut incontestablement mérité.

Mais le film en lui-même ? Puisque c’est de celui-ci que l’on parle, et non de la vie de Schindler, même si les deux sont forcement liés. Sincèrement, il n’y a pas grand-chose à dire, tant il est presque parfait (et oui, c’est plus simple de critiquer un nanard qu’un chef d’œuvre). Tout d’abord, le choix de l’avoir tourner en noir et blanc, judicieux et qui retranscris mieux l’époque que la couleur, à mon avis. Surtout que certaines scènes sont rehaussées par la couleur, en particulier l’une des plus fortes, celle où l’on voit une petite fille vêtue de rouge, errer au milieu des morts et des soldats allemands, que l’on va retrouver plus tard, dans un charnier. Ensuite, les acteurs, parfaits, en particulier Liam Neeson, magistral dans son interprétation de Schindler (et à des années lumières de sa mascarade dans « Star Wars ») mais également Ralph Fiennes, dans le rôle de Amon Göeth, en véritable sadique meurtrier, et bien loin de ce à quoi il nous à habituer par ailleurs. Et si la musique colle parfaitement à l’ambiance générale du film et que de ce coté là, il n’y a rien à dire, certaines scènes semblent être du vu et du revu, comme le massacre du Ghetto par exemple, mais plus parce qu’un nombre incalculables d’œuvres cinématographiques nous l’ont déjà montrer avant et après « La liste de Schindler », d’où peut être une certaine lassitude, car, en toute franchise, elle est très réussie. Mais le meilleur est pour la fin, lorsque, l’armistice signé, et alors qu’il s’apprête à prendre la fuite en compagnie de sa femme, Schindler s’effondre littéralement en constatant qu’il aurait put sauver plus de gens, s’il s’y était pris plus tôt ou en vendant sa voiture ou en ayant un train de vie moins fastueux ; scène d’une intensité magistrale qui me remue toujours les tripes au bout de quatre ou cinq visionnage de ce film.

« La liste de Schindler » est un film indispensable, que chacun se devrait d’avoir vu au moins une fois dans sa vie. Un film qui nous montre ce que l’homme peut commettre de plus monstrueux mais également de meilleur. Un film, mais là-dessus ce n’est pas le seul qui nous pousse à dire « plus jamais ça », même si, connaissant l’Humain en règle général, et au vu de notre époque actuelle, un génocide encore pire puisse un jour arriver. Et quand je pense que certains affirment sérieusement que la Shoah n’a jamais eu lieu, il y a vraiment de quoi se poser des questions sur notre avenir. Quoi qu’il en soit, à voir absolument.

Aucun commentaire:

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...