mardi 9 décembre 2008

REQUIEM CHEVALIER VAMPIRE : LE COUVENT DES SŒURS DE SANG


REQUIEM CHEVALIER VAMPIRE 7 : LE COUVENT DES SŒURS DE SANG

A sa mort, Heinrich pensait trouver la paix et non le chaos de Résurrection, un monde où les terres et le temps sont inversés, et où il découvre qu’il est un vampire. Adoubé chevalier sous le nom de Requiem, il est plongé dans un conflit cosmique entre des dieux étranges dont il est peut être la clé.

Ce septième tome des aventures de notre vampire préféré (à égalité, personnellement, avec Raziel du jeu « Soul Reaver ») marque un tournant dans la saga, puisque, pour la première fois, le terrifiant Thurim prend le control du corps de son « hote ». Mais, avant de détailler les nombreux moments forts de ce tome, je souhaitais marquer une pause. Bientôt, je connaitrais la suite de « Requiem » puisque le volume 8 est sorti depuis quelques semaines déjà. Comme je vous l’avais expliqué lors du premier post de la critique de cette saga, je souhaitais relire intégralement les volumes déjà paru, afin de me réimpreigner de l’histoire et de l’atmosphère si particulière que nous ont concoctés les deux auteurs : Patt Mills, et Olivier Ledroit. Et franchement, ce fut un véritable plaisir que de redécouvrir ce qui, il faut bien appeler, l’une de mes BD cultes. Une œuvre qui m’accompagne depuis de nombreuses années et dont je ne me lasse pas. Une œuvre dont j’ai hâte de connaître la suite mais dont la longue attente entre chaque volume, lorsque viendra le jour du dénouement, me manquera. Mais comme il semblerait que la saga soit prévue en 12 volumes, il y en a au moins pour 4 ans encore, ce qui promet encore de nombreuses réjouissances. En attendant, revenons au sujet du jour, le tome 7.

Une nouvelle fois, les premières pages nous replongent quelques siècles en arrière, à l’époque où les chevaliers teutoniques d’Heinrich Barbarossa écumaient le moyen orient à la recherche de l’Arche d’Alliance. Et il me faut noter une petite déception, si le futur Thurim est toujours aussi impitoyable et emprunt d’un sadisme à toutes épreuves, il est dommage que le combat entre ses chevaliers et les cavaliers sarrazins aient été aussi rapidement expédié. Celui-ci aurait amplement mérité d’être approfondis, au lieu de quoi, on a droit à quelques misérables cases. Mais bon, la suite nous fera vite oublier cette légère déception. Nous avions laissé Requiem alors qu’il pénétrait dans le couvent des sœurs de sang, le lieu où le sang destinée aux habitants de Nécropolis et collecté et raffiné. Une fois de plus, Ledroit s’en donne à cœur joie avec l’architecture gothique et torturée du lieu, mais également avec les divers nouveaux personnages de ce septième tome : nonnes impitoyables à l’attirail SM et Dystopiens à l’apparence reptilienne tout aussi maléfiques et impitoyables que les vampires, il y a de quoi être gâté. Tout comme avec le scénario, qui alterne entre le fameux couvent, et le camp Dystopiens où se réunissent Dracula et la Reine (à la hauteur de son alter ego vampirique). Car tandis que Requiem et Sabre, qui effectue ici son retour, ont toutes les difficultés du monde face aux nonnes, et surtout à l’effroyable Mère Supérieure, la réunion au sommet entre les dirigeants des deux Etats tourne rapidement au jeu de dupes et à l’hostilité déclarée, au point que la guerre éclate. Mais c’est bien évidemment du coté de Requiem qu’il faut se tourner pour ce qui est de l’événement majeur de ce septième tome : apparemment tué par la Mère Supérieure, celui-ci, se voit offrir la possibilité de revenir à la non vie, s’il laisse la place à Thurim. N’ayant pas le choix, celui-ci prend alors possession du corps de notre héros, et son retour est un véritable carnage dans le couvent, tant sa maîtrise du combat (et son sadisme) est parfaite. Mais Heinrich n’a pas dit son dernier mot et tante tout afin de reprendre le control, surtout que, pendant ce temps là, Rebecca est en danger dans l’antre d’Otto.

Ce septième tome est d’une violence rarement atteinte dans la série, et pourtant, les précédents volumes faisaient déjà très fort. Bien évidemment, la « présence » de Thurim y est pour beaucoup, et la lutte « interne » entre celui-ci et Requiem promet énormément pour la suite. De même que le sort de Dracula et des siens, visés par un sombre complot et qui voit se liguer tous les autres royaumes de Résurrection. La série est toujours aussi bonne, et ce, tant du point de vue du scénario que des dessins et le lecteur n’a qu’une hâte, connaître les tenants et aboutissements de l’intrigue. Justement, bientôt, j’en saurais un peu plus. Vivement que je me procure le huitième volume !

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