samedi 6 décembre 2008

REQUIEM CHEVALIER VAMPIRE : HELLFIRE CLUB


REQUIEM CHEVALIER VAMPIRE 6 : HELLFIRE CLUB

A sa mort, Heinrich pensait trouver la paix et non le chaos de Résurrection, un monde où les terres et le temps sont inversés, et où il découvre qu’il est un vampire. Adoubé chevalier sous le nom de Requiem, il est plongé dans un conflit cosmique entre des dieux étranges dont il est peut être la clé.

Quelle claque que ce sixième tome des aventures de notre vampire préféré ! Quelle claque que cette série tout bonnement ! Décidément, on ne se lasse pas des pérégrinations de nos protagonistes dans Résurrection, et, après un cinquième volume énormément basé sur l’action et l’humour, mais toujours aussi bon, le temps des grandes révélations est venue. Ou, du moins, car l’on ne peut être sur que nos certitudes ne soient balayés ultérieurement, on n’en sait beaucoup plus, à la fin de ce « Hellfire Club » sur le sombre complot qui sévit dans l’ombre de Dracula.

Dans les premières pages, nous retrouvons les plaines glacées de Russie, mais cette fois, nous ne sommes plus pendant la deuxième guerre mondiale, mais quelques siècles auparavant, en pleine bataille des glaces, qui vit s’opposer les Chevaliers Teutoniques, menés par celui qui devint Thurim (bref, Heinrich !) au célèbre Alexandre Nevski. A ce propos, j’invite ceux que cela intéresse à regarder le film éponyme de Serguei Eisenstein, réalisé en 1938, à une époque où l’éventualité d’une nouvelle attaque allemande se faisait jours. Après cette petite parenthèse sur le cinéma soviétique, revenons à nos moutons : on en prend plein la vue avec cette bataille, formidablement bien dessinée, et le destin des teutoniques, qui finirent dans le lac glacé, le Peipus, est un grand moment de la série. Une fois de plus, nous avons droit à l’habituelle scène du décès, ici de Barbarossa « Thurim », et du crachat, de son exécuteur, Nevski. Après une tel entrée en matière, le lecteur n’a pas le temps de s’en remettre car nous retrouvons Requiem et Rebecca en pleins ébats, dans une scène d’une rare sensualité (ou l’on comprend pourquoi ce brave Heinrich ne peut décidément pas se passer de son aimée). Mais un Requiem qui a de plus en plus de mal à contrôler sa véritable personnalité, autrement plus maléfique. Arrêtés par la police secrète de Black Sabbat, les deux amants sont séparés, une fois de plus dira t’on. Mais alors que l’on pouvait craindre le pire pour notre héros, celui-ci est emmené par son geôlier dans un temple souterrain impie, où se retrouvent tous les complotistes vampires (Mortis, Cryptus) pour une messe noire où est invoqué un curieux Dieu-Singe du nom de Aiwass. Et cette fois ci, nous autres heureux lecteurs, obtenons enfin les réponses que nous nous posions au sujet de ce fameux complot. Et comment Thurim doit y tenir une place primordiale. Mais tout ne va pas être si simple puisque, vous l’avez compris, l’esprit d’Heinrich occupe toujours une place de premier ordre dans le corps de Requiem, et que sa préoccupation majeure, malgré l’apocalypse qui s’abat sur Nécropolis, est de libéré sa chère Rebecca.

Un sixième tome qui promet beaucoup pour la suite de cette saga, où l’on commence à découvrir les forces en présence et le jeu insidieux des alliances le plus souvent contre nature. Un album toujours aussi bien dessinée, qui, en plus, véritable cerise sur le gâteau, nous fait découvrir une nouvelle race, les Dystopiens, une race de reptiles véreux qui ne pensent qu’au commerce, véritable parodie de nos hommes d’affaires et de nos sociétés ultralibérales, et, surtout, des britanniques eux-mêmes ! Ce qui, pour un auteur sujet de sa très gracieuse Majesté à quelque chose de jouissif. Alors, certes, on rigole franchement en voyant leur ambassadeur commercer en usant de la plus parfaite mauvaise fois avec tous les partis en jeu, mais un peu moins, lorsque l’on se dit que c’est ainsi que sa ce passe dans notre monde réel… Vivement la suite !

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