vendredi 5 décembre 2008

REQUIEM CHEVALIER VAMPIRE : LE BAL DES VAMPIRES


REQUIEM CHEVALIER VAMPIRE 4 : LE BAL DES VAMPIRES

A sa mort, Heinrich pensait trouver la paix et non le chaos de Résurrection, un monde où les terres et le temps sont inversés, et où il découvre qu’il est un vampire. Adoubé chevalier sous le nom de Requiem, il est plongé dans un conflit cosmique entre des dieux étranges dont il est peut être la clé.

Avant de rentrer dans le vif du sujet, je tenais à parler d’un détail au sujet de cette série que je n’ai pas encore abordé jusqu’à présent, ou alors, de façon infime : les couvertures. Il est évidant que ce n’est pas la beauté d’une couverture qui fait l’intérêt de l’œuvre qu’elle contient, mais que cela à son importance, c’est un fait indéniable. Combien de fois, tant de personnes (moi y compris) se sont fait avoir uniquement par l’attrait d’une belle couverture ? Voir d’un titre accrocheur ? Evidement, ce n’est pas le cas ici, et, franchement, celles de Requiem sont à la hauteur de la série : tout bonnement magnifiques. Regardez donc celle de ce tome 4, avec ce brave loup garou de Torquemada, et les précédentes, et dites vous (si vous ne connaissez pas la série) que le contenu est aussi bon. Cela est suffisamment rare et méritait d’être signalé. Dont acte.

Ce petit aparté mis de coté, que nous réserve donc ce « Bal des vampires » ? Que du bon, une fois de plus, ce qui n’est pas pour nous déplaire. Devrais je me répéter en boucle au sujet des dessins de Ledroit et vous dire qu’ils sont somptueux ? Qu’il excelle autant sur les scènes d’actions que sur les autres, plus calmes, ou bien, sur les grandes planches qui fourmillent de détails ? Je ne pense pas, c’est une constante de la série, mais je tenais néanmoins à vous inviter à admirer les quelques pages ou l’on découvre les Archeologistes, avec ses teints vert du plus bel effet : un régal pour les yeux. Un de plus…. Mais comme il n’y a pas que les dessins dans la vie et qu’il faut bien s’intéresser un petit peu scénario, c’est sans surprise que ce quatrième tome débute par une nouvelle scène ayant lieu pendant la seconde guerre mondiale, plus exactement dans un camp de concentration où l’on vit les derniers instant de la belle Rebecca, tuée par un officier SS… Otto. Ce qui explique bien des rancoeurs et des haines. Mais le lecteur à a peine le temps d’assimiler ce dont il se doutait que l’action reprend de plus belle et l’on revient sur Résurrection, au milieu de l’effroyable bataille entre les vampires et les lémures. Si ces derniers vendent très chèrement leur peau, a l’issue de ce qu’il faut bien appeler une boucherie, les vampires sortent vainqueur de l’affrontement et font prisonnier Rebecca, ce, au grand dam de Requiem qui apprend que les survivants seront destinés à Dracula et à sa cour. Pendant ce temps, on en apprend un peu plus sur les protagonistes du complot visant à renverser le seigneur des vampires, grâce à la rencontre de l’un de ses proches plus fidèles, un certain Black Sabbat (un certain Alistair Crowley, les connaisseurs ne seront pas en terrain inconnu) et les Archeologistes, déjà cités plus haut. Pour Requiem, il est évidant que le sort réservé à son ancienne maîtresse lui est insupportable et qu’il va tout tenter pour la libérée des geôles vampiriques, et ce, même s’il doit se mettre à dos Claudia, Otto et, pire que tout, libéré celui qui dormait en lui… Thurim !

Encore un excellent album, pour ne pas changer. Mills et Ledroit nous offrent un quatrième tome a la fois d’une rare violence et d’une toute beauté ou se mêlent intrigues, amours contrariés, sexe, sadisme et décadence. Mais où l’humour n’est pas absent, ce qui n’est pas négligeable. Mais ou vont-ils chercher tout ça ?

Aucun commentaire:

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...