mardi 2 décembre 2008

REQUIEM CHEVALIER VAMPIRE : DANSE MACABRE


REQUIEM CHEVALIER VAMPIRE : DANSE MACABRE

A sa mort, Heinrich pensait trouver la paix et non le chaos de Résurrection, un monde où les terres et le temps sont inversés, et où il découvre qu’il est un vampire. Adoubé chevalier sous le nom de Requiem, il est plongé dans un conflit cosmique entre des dieux étranges dont il est peut être la clé. Il devra combattre des mutants futuristes, affronter les raids des goules pirates et confronter tous les fantômes de son passé pour pouvoir assister à la Danse Macabre des seigneurs vampires, où l’attend la belle mais ô combien dangereuse Claudia…

Le deuxième tome de « Requiem Chevalier Vampire » débute de façon plutôt inattendue : plutôt que retrouver nos (anti-) héros là où on les avaient laissés, c'est-à-dire, en fort mauvaise posture (le Londres du vingt-troisième siècle avait fait son apparition sur Résurrection et les chevaliers vampires devaient régler le « problème »), nous avons droit à une réminiscence du début du volume précédant. L’on retrouve donc Heinrich, sur le front de l’est, quelques instants avant sa mort. Mais, chose étrange, cette fois ci, sa mort n’a plus rien « d’héroïque », bien au contraire, puisque l’on se retrouve face à un violeur de bas étage, qui périt de la main de sa victime. Passé le premier choc, pour nous comme pour le personnage principal qui avait vraisemblablement idéalisé sa mort, l’on retourne dans le feu de l’action. Mais si les mutants sont vite expédiés, Requiem malgré ses actes de bravoure, n’en mène pas large : sa bien aimée Rebecca semble « vivre » quelque part sur Résurrection, mais elle souhaite la mort de son ami, Otto.

Le début de cette « Danse Macabre » m’avait conforté dans mon opinion que je me trouvais devant une œuvre peu commune. Il était évidant, des les premières pages, que nos certitudes pourraient être balayées et que tout ne serait pas aussi simple. Les protagonistes dissimuleraient bien des secrets et une part d’ombre évidente, et ce, de façon consciente ou non. Mais à peine je commençais à me poser bon nombre de questions, que l’action reprenait son droit, et, franchement, si celle-ci était plutôt épisodique dans le tome précédant, cette fois ci, elle tint une place de premier ordre. Une bonne moitié de l’ouvrage est consacré à des combats spectaculaires, d’abord face à des mutants tout droits venus du futur (et une espèce de King Kong/arme bactériologique) puis, face à des goules pirates, d’anciennes « femmes de Dieu » corrompues et perverses aux répliques savoureuses. Celles-ci sont les bienvenues, d’abord parce que je les trouvées plutôt réussies, mais surtout car l’on commence enfin à découvrir les autres races qui peuplent Résurrection, et à se rendre compte que les vampires ne sont pas forcements invulnérables, loin de là. Mais de nouvelles questions se posent, car certains, comploteraient de l’intérieur pour renverser leur propre seigneur, Dracula. Quant à Requiem, il semblerait pour lui que les dangers les plus grands ne viennent pas de l’extérieur. Surtout qu’il joue à un jeu très dangereux avec une Claudia toujours aussi superbe.

Dans la ligne droite de son prédécesseur, ce deuxième tome ne fait que confirmer les qualités déjà évoquées. L’intrigue suit son court, se dévoilant petit à petit et apportant plus de questions que de réponses, certains personnages font leurs apparitions, ou, pour les plus anciens, commencent à se dévoiler légèrement. Quant aux dessins, Ledroit est égal à lui-même, c'est-à-dire grandiose, voir meilleur selon moi. Bref, un excellent volume, dans un univers que l’on connaît déjà mais qui garde encore bien des secrets, qui maintient le niveau et l’intérêt de la série à des sommets toujours aussi élevés, pour notre plus grand plaisir.

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