dimanche 21 décembre 2008

C.R.A.Z.Y.


C.R.A.Z.Y.

Un portrait de famille qui dépeint la vie souvent extraordinaire de gens ordinaires à la poursuite de leur bonheur. De 1960 à 1980, entouré de ses quatre frères, de Pink Floyd, des Rolling Stones et de David Bowie, entre les promenades en moto pour impressionner les filles, les pétards fumés en cachette, les petites et grandes disputes et, surtout, un père qu'il cherche désespérément à retrouver, Zac nous raconte son histoire... 25 décembre 1960 : Zachary Beaulieu vient au monde entre une mère aimante et un père un peu bourru mais fier de ses garçons. C'est le début de C.R.A.Z.Y., le récit de la vie d'un petit garçon puis d'un jeune homme pas comme les autres, qui va jusqu'à renier sa nature profonde pour attirer l'attention de son père.

Malgré un synopsis à priori intéressant pour quelqu’un dans mon genre, vu mes goûts cinématographiques et musicaux, je ne peux pas dire que j’étais véritablement emballer à l’idée de voir ce film hier soir. Mais bon, après tout, pourquoi pas me suis-je dit, je pourrais toujours regarder le début et abandonner si vraiment ça ne me dit rien. Comme vous vous en doutez, il est évidant que je l’ai vu jusqu’au bout et que, bien évidemment, ce C.R.A.Z.Y. était, au final, plutôt sympathique. Mais les choses ne furent pas simples, je dois l’avouer : tout d’abord, tel ne fut pas ma surprise en m’apercevant que c’était un film québécois. Ce qui, au bout de dix minutes, m’obligea à mettre le sous titrage afin d’essayer de comprendre quelque chose à ce que ces braves acteurs racontaient (désolé mais je ne suis pas un grand spécialiste du Québec). Ensuite, même ceux-ci ne suffisaient pas puisque tout n’était pas traduit, mais bon, là, je chipote un peu puisque au bout d’un moment, une fois habitué, cela ne me gêna plus. Mais comme il était dit que je devais être maudit hier soir, voila que le DVD, visiblement porteur de quelques petits bugs, s’arrêtait de temps en temps, ce qui gâcha légèrement le film. Enfin, malgré tout ces petits désagréments, qui auraient put être nocifs à mon jugement final, mon impression finale fut néanmoins bonne.

Car C.R.A.Z.Y. est tout de même un film assez sympathique et plaisant à regarder. Nous ne nous trouvons certes pas devant une œuvre exceptionnelle, mais il faut bien avouer que l’Histoire du cinéma ne regorge pas uniquement que de grands films. Et que bien d’autres valent largement le détour. Objectivement, je dois avouer que la BO fut énormément pour mon intérêt : la même histoire avec du rap, désolé mais bon, je n’aurais pas tenu cinq minutes. Là, entre les Stones, Pink Floyd et Bowie, comment ne pouvais je pas être aux anges ? Même Charles Aznavour, que le père de famille ne cessait pas de chanter les chansons ne détona pas au milieu de titres bien plus « rock ». En parlant du père, je dois avouer que tout l’intérêt du film repose sur lui et sur sa relation avec ses fils, en particulier avec Zac, si différent de ce qu’il aurait espérer, et l’aîné, aux prises avec des problèmes de drogues et d’alcool. Trop souvent maladroites, les relations familiales sont au cœur de l’intrigue et vont provoquer bien plus de drames que de joies, et ce, malgré l’amour bien réel qui existe au sein de la famille. Si le personnage de Zac est assez attachant, perdu qu’il est entre sa volonté de plaire et sa nature profonde (il est indéniablement attiré par les garçons, au grand dam de son papa), j’ai trouver dommage que ce fameux don dont il était sois disant porteur n’ait pas été plus développé, au point qu’il apparaisse comme superflu dans l’intrigue. Cependant, Zac est un personnage assez complexe, dont, si l’on comprend rapidement qu’il a des penchants homosexuels, n’est pas non plus insensible à la gente féminine. D’excellents personnages que ce père et ce fils sur qui presque tout repose. Mais là aussi, dommage que les autres membres de la famille n’aient pas eu le même traitement (à part la mère et l’aîné à une moindre mesure), cela aurait été peut être intéressant d’en savoir un peu plus sur eux. Que voulez vous, j’aime bien chipoter sur des petits détails…

Qui n’enlèvent tout de même rien à la qualité de l’ensemble. Car C.R.A.Z.Y. est un bon film, qui se regarde avec plaisir et qui donne envie de secouer ce père si obtus et de lui crier : « mais laisse ton fils tranquille et prend le comme il est ! ». Prenant, attachant, souvent triste et parfois drôle, n’hésitez pas à vous plongez dans cette petite saga familiale canadienne, vous ne le regretterez pas. Et, pour finir, une petite anecdote personnelle : lorsque vous en serez à la scène où Zac se prend pour David Bowie en écoutant « Space Oddity », dites vous que personnellement, elle m’a fait bien rire puisque j’eu l’occasion de faire exactement la même chose il y a quelques années…

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