dimanche 30 novembre 2008

BIENVENUE CHEZ LES CH’TIS


BIENVENUE CHEZ LES CH’TIS

Philippe Abrams est directeur de la poste de Salon-de-Provence. Il est marié à Julie, dont le caractère dépressif lui rend la vie impossible. Pour lui faire plaisir, Philippe fraude afin d'obtenir une mutation sur la Côte d'Azur. Mais il est démasqué: il sera muté à Bergues, petite ville du Nord. Pour les Abrams, sudistes pleins de préjugés, le Nord c'est l'horreur, une région glacée, peuplée d'êtres rustres, éructant un langage incompréhensible, le "cheutimi". Philippe ira seul. A sa grande surprise, il découvre un endroit charmant, une équipe chaleureuse, des gens accueillants, et se fait un ami : Antoine, le facteur et le carillonneur du village, à la mère possessive et aux amours contrariées.

Avant d’aller plus loin, mettons les choses au clair tout de suite : jamais je n’aurais cru, qu’un jours, j’aille à écrire la critique de « Bienvenue chez les Ch'tis », et ce, pour de multiples raisons. Même si, depuis quelques temps, je me doutais bien que le DVD du film finisse tôt ou tard par débarquer chez nous ; ce qui arriva hier. Si je n’ais jamais eu d’a priori véritable vis-à-vis de ce que pouvait être ce long métrage, un divertissement agréable, tout le « cirque » médiatique fait autour du film me dégoûta littéralement, comme trop souvent de toute envie de le découvrir. Sincèrement, ce n’est pas la première fois que je réagis ainsi, je ne supporte pas les emballements vis-à-vis des œuvres cinématographiques, quel que soit leurs genres, et ce, depuis longtemps. D’ailleurs, à ce propos, un exemple tout bête : à l’époque ou sorti « Titanic », j’avais jurer haut et fort que je ne verrais jamais cette « daube », et, évidemment, je finis par céder, et, forcement, sinon ce ne serait pas drôle, par adorer… Autre grief que j’avais vis-à-vis de « Bienvenue chez les Ch'tis », et ce n’étais pas des moindres : tout le cinéma fait sur les gens du nord, les fameux Ch’tis, forcement plus beaux, plus accueillants et plus sympas que les autres (non pas qu’ils ne le soient pas, loin de moi une telle idée, mais il y a des limites à force de l’entendre). Donc, c’est un peu pour toutes ses raisons, ainsi que pour les biloutes prononcées à tout bout de champs, que je n’aurais jamais cru, un jours, voir ce film. Et encore moins en écrire la critique.

Mais alors, que vaut donc ce « Bienvenue chez les Ch'tis » qui ne m’attirait pas le moins du monde ? Avais je tort de vouloir passer à coté de ce film ? Sincèrement, oui. Mais pas un « oui » majuscule, le genre de « oui » incontestable qui signifie tout bonnement que c’est un chef d’œuvre. Il aurait été dommage de ne pas voir ce film, mais pas indispensable non plus : j’aurais juste perdu un divertissement sympathique et franchement drôle, mais c’est tout. Car il faut mettre les choses au point tout de suite, « Bienvenue chez les Ch'tis » n’est qu’une comédie. Une bonne comédie, je le reconnais, mais pas une grande comédie, ce qui n’est pas vraiment la même chose. C’est un film sans prétention, dont l’immense succès en France, surpris tout le monde, en commencent par le principal intéressé, Dany Boon, réalisateur et acteur sympathique, aux faux airs, parfois troublants, de Bourvil. Sans prétention mais réussi, incontestablement. Certes, pas de grand message philosophique a chercher, mais une histoire simple, mille fois vue et qui fonctionne : un type débarque dans un lieu inconnu, pétrie de préjugés, et, bien sur, au fil du déroulement de l’intrigue, va se lier d’amitié et accepter ce qu’il avait en horreur et craignait au départ. Rien de bien original, et puis, on sait pertinemment que tout finira bien, mais peu importe, car on rentre très facilement dans l’histoire, on rigole du début à la fin (c’est si rare de nos jours) et on se surprend même, lorsque survint le générique de fin, à dire « biloute » avec un sourire niais. Alors, on se souvient de nos propres préjugés que l’on pouvait avoir et l’on ne peut se dire que l’on était bien stupide de les avoir eu…

Et pour finir, je ne pouvais m’empêcher de rappeler un petit détail croustillant : « Bienvenue chez les Ch'tis » est sorti au même moment que Le film qui devait tout casser en début d’année, le fameux « Astérix aux Jeux Olympiques », le film « bling-bling » par excellence, celui qui fut projeter à l’Elysée, pour le plus grand plaisir de notre Empereur. Et bien évidemment, l’un connu le succès que l’on connaît, et l’autre… et bien, comment dire, même les intéressés n’en parlent plus, préférant oublier un tel ratage. Comme quoi, et heureusement, les budgets records ne sont pas synonymes de réussite.

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