jeudi 16 octobre 2008

LES ENFERS


LES ENFERS

À Venise, en l’an 27 de l’ère dominitienne, le palais Asanti est plongé dans une demi-pénombre. Saria est au chevet du prince, son père. Réunissant ses dernières forces, celui-ci lui confie une petite boîte joliment ouvragée, surmontée d’une tête de démon. La fillette est surprise par ce qu’elle y découvre… Trois clés : une rouge, une noire et une blanche.
"...Saria, seule l’une d’entre elles ouvre la porte de l’Ange, celle qui mène au pouvoir suprême !! Des rois, des tyrans ravageraient des continents pour s’en emparer. Éloigne-toi d’ici au plus vite !"
Orlando, fidèle serviteur du prince Ansanti, s’enfuit avec l’enfant à travers les couloirs tortueux du palais. Une barque va les mener loin de la cité et de ses dangers.
Des années plus tard, âgée de dix-huit ans, notre héroïne, surnommée La Luna par le peuple de Venise, va se trouver confrontée au frère du défunt, le doge, ainsi qu’à l’ange Galadriel, tous deux à la recherche des clés…
Cette première collaboration entre deux géants – l’un, maître incontesté de la science-fiction, l’autre, scénariste européen le plus remarqué – nous fait découvrir une Venise futuriste et décadente et va nous conduire… aux Enfers.

Ce qui est souvent amusant avec les petits résumés que je vous propose en préambule de mes critiques, c'est que certains détails font que je n'ai parfois, pas grand chose a ajouté a l'oeuvre du moins au déroulement de l' intrigue. De plus, les deux auteurs seraient connus? Je veux bien le croire mais personnellement, même au bout de un an, je ne sais toujours pas qui ils sont (je devrais peut être faire un tour sur google...).

Mais en dehors de ces considérations sans grande importance, que peut on retenir de cette BD?
Tout d'abord, ce n'est pas une nouveauté, de mémoire, j' avais du l'avoir comme cadeau d' anniversaire, ou pour Noël, l' année dernière, et j' avais été perplexe de prime abord.
Pourtant, un an environ après l' avoir découvert, je dois avouer que cette deuxième lecture est bien mieux passer, comme quoi, parfois, il ne faut pas se fier aux premières impressions.
Si la couverture est, a mon avis, ratée et peu attirante, le contenu est tout autre.
Et avant tout autre chose, je me dois de commencer par les dessins, splendides de Paolo Serpieri: Chaque case fourmille de détails et est un plaisir pour les yeux et, franchement, c'est avec ce genre de BD que l'on comprend pourquoi la Bande dessinée Européenne est bien plus considérée comme un art que les comics ou les mangas...
Les personnages sont détaillés, a la fois superbes ou inquiétants, suivant leur personnalités, les décors sont a tomber par terre tant le mélange entre Venise de la Renaissance et futuriste paraissent crédibles.
Alors, bien entendu, pour ce qui est du scénario, ce n' est pas la première fois que l'on a droit a ce genre d' histoires ou se mêlent Démons, prêtres fanatiques et course frénétique au pouvoir suprême.
De ce coté la, rien de neuf sous le soleil.
Pourtant, celui ci fonctionne parfaitement et l'on ne lâche pas l' album tant que l'on n' est pas arrivé a la dernière page, n' attendant qu'une unique chose: connaître la suite.
Et a ce propos, vu que Les Enfers sont sortis il y a plus d'un an, avec un peu de chance, cela ne devrait plus trop tarder.

Au final, nous nous trouvons certes devant une oeuvre qui n'est pas d'une originalité extrême mais qui est néanmoins de qualité et qui vaut amplement le détour.
Quand je vous disais qu'une deuxième lecture change parfois les choses...

2 commentaires:

Jerom a dit…

De Serpieri je te conseille de lire la série Druuna: de la SF sombre post-apocalyptique (et érotique, faut tout de même le signaler^^).
Et de Dufaux, il y a bien Murena (saga antique au dessin merveilleux) ou "la complainte des landes perdues" avec le dessinateurs de Thorgal: lu ça il y a des années, mais j'en garde un bon souvenir.
;)

Feanor a dit…

Ok, je prends note de tes conseils.
Merci :)

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