mardi 30 septembre 2008

LES ANNALES DU DISQUE MONDE : LE FAUCHEUR


LES ANNALES DU DISQUE MONDE : LE FAUCHEUR

Fantômes vampires, zombis, banshees, croque-mitaines... Les morts vivants se multiplient.
Car une catastrophe frappe le Disque-Monde : la Mort est porté disparu (oui. la Mort : est un mâle, un mâle nécessaire). Plus moyen de défunter correctement. Fini le repos éternel et bien mérité ! Il s'ensuit un chaos général tel qu'en provoque toujours la déficience d'un service public essentiel. Et pendant ce temps-là, dans les champs d'une ferme lointaine, un étrange et squelettique ouvrier agricole manie la faux avec une rare dextérité.
La moisson n'attend pas...

Il y a trois ans environ, alors que j' attendais mon train a la gare de Lyon, j' avais été a deux doigts d' acheter ce livre: le résumé de la couverture m' avait plu, le fait d' avoir la Mort comme personnage principal avait éveiller mon intérêt mais, au dernier moment, mon choix fut autre et se porta sur un banal roman de SF.
A l' époque, je ne connaissais le Disque Monde que de nom et de réputation mais j' hésitais encore a me lancer dans une série ou l'humour a une place primordiale.
Dans le fond, je ne regrette pas mon geste d' alors puisque, en repoussant cet achat, cela m'a permis de découvrir l' oeuvre de Terry Pratchett cette année et, du coup, d'en écrire mes petites critiques personnelles sur ce blog.

Par ce court préambule, vous vous doutez bien que je l' ai attendu ce " Faucheur".
Et je ne pourrais vous contredire puisque c' est le cas.
Alors, ces trois années d' attente on t' elles valu le coup?
Et bien, disons que pour être tout a fait franc, mes espoirs étaient peut être au dela du résultat final et que cette légère, mais réelle déception, m'a accompagner tout au long de la lecture de cet ouvrage, sauf a la fin, mais je reviendrais la dessus.
Avant de feuilleter cet ouvrage pour la première fois, je m' étais imaginer que la Mort abandonnait son poste de son plein gré pour s'en aller dans les champs (un peu comme dans Mortimer en fait) et que celle ci tiendrait un rôle plus important.
Sur ces deux points, j' avais tort.

Si la Mort n' accompli plus son rôle sur le Disque, c'est tout simplement parce qu' elle a été banni par des puissances supérieures qui lui reprochent quelques errements ses derniers temps.
Du coup, en attendant que tout se remette en place (en fait, qu'un remplaçant arrive), plus personne ne meurt, ou plutôt, l' âme des décédés n' arrive plus a aller vers cet "ailleurs" mystérieux et reste parmi les vivants, ce qui entraîne bien des désagréments a ceux ci.
Et parmi eux, l'on retrouve les mages de l' Université de l' Invisible, et plus précisément Munstrum Ridculle, le Doyen, l' Économe et les quelques autres qui nous avaient tant fait rire dans le tome précédent, " Les Zinzins d' Olive Oued".
Égaux a eux mêmes, ils seront les éléments comiques du livre, subissant les évènements plus que les maîtrisant... sauf l'un d'eux, Vindelle Pounze, 130 ans au compteur, mort mais "vivant" malgré lui. Notre Zombi malgré lui va donc s' évertuer a essayer de comprendre ce qui arrive, rencontrant au passage un club des morts vivants assez disparate composé aussi bien de Vampires que d'un curieux Homme Garou et d'un Croque-Mitaine!
De son coté, la Mort devient donc ouvrier agricole et se met a développer de plus en plus de sentiments humains, au point de se rapprocher de sa patronne.
Cependant, une double menace plane sur lui (inutile de revenir la dessus): une machine agricole qui risque bien de remettre en cause le monde paysan et, surtout, sa propre mortalité.

Et en fait, on en vient, par le biais des destins croisés des deux personnages majeurs de cette oeuvre, Vindelle Pounze et la Mort, aux véritable sujets de celle ci: la mort de chaque être vivant, inéluctable et le progrès industrielle, qui malgré ses promesses, n' apportera pas le bonheur a l' espèce Humaine.
Et si le thème de la mort est plutôt bien traité au point d'en devenir touchant, surtout grâce a un final émouvant, celui de la " révolution industrielle" est a mes yeux, largement en deçà.
Si l'idée des centres commerciaux n' était pas a jeter, j' ai tout de même trouver que la façon dont ils ont été amener un peu curieuse (normal me direz vous, nous sommes sur le Disque Monde, mais bon...) et légèrement confuse et surtout, aurait gagner a être approfondie...

Alors, malgré quelques détails auxquels j'ai moins accroché que d' habitude, j'ai néanmoins apprécier l' histoire en elle même, dans son intégralité: l'humour, toujours présent n'en est pas moins plus subtil (finalement, c'est chez les " Rincevent" qu'il est le plus marqué, ce qui ne signifie nullement qu'il est de meilleur qualité) et, au fil des pages, on se surprend a se rendre compte que " Le Faucheur" est bien plus profond qu'il n' y parait de prime abord.
Et pour la fin, assez touchante, un merci a Terry Pratchett.

Dommage, je trouve qu' au final cet ouvrage aurait put être excellent, il se contentera, a mes yeux et en raison des quelques petites imperfections, d'être bon...

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