mercredi 17 septembre 2008

LE CINQUIÈME ÉVANGILE : LA MAIN DE FATIMA


LE CINQUIÈME ÉVANGILE : LA MAIN DE FATIMA

Terre Sainte, 1174, Milon de Plancy, régent du royaume chrétien de Jérusalem, est sauvagement assassiné par trois hommes cagoulés. Guillaume, l’archidiacre de Tyr, et son protégé Beaudouin, le futur roi, mènent l’enquête. Le jeune souverain est également préoccupé par la disparition de treize jeunes filles, orphelines et tatouées d’une main de Fatima sur l’avant-bras. Des actes de barbaries qui semblent cependant dissimuler de plus lourds secrets, capables de faire vaciller la chrétienté.

La collection Secrets du Vatican s'agrandit avec une nouvelle série, ce qui en fait la quatrième, même si personnellement, je n'ai eu l'occasion d'en découvrir qu'une seule jusqu'à ce jour, L’Ordre des Dragons, qui m'avait laissé sur ma faim avec une impression plutôt mitigée. Cette fois ci, il n'en est rien, mais, comme je le dis souvent, ne brûlons pas les étapes. Tout d'abord, rien qu'avec une couverture et un titre pareil, je ne pouvais qu'être intrigué par le contenu et, au bout de quelques pages, l’achat de cette bande dessinée assuré, tout en restant méfiant vu ma précédente expérience.

Bon, il faut reconnaître que le sujet est tout sauf original; pour la énième fois, on se retrouve avec une fiction ésotérique mais j'ai tendance à ne pas me lasser du genre. Et pour une fois, celui-ci est assez bien traité, ce qui est agréable par les temps qui courent. D' ailleurs, dès les premières pages, l'affaire était entendue : s'il est certain que l'on est loin du chef d’œuvre, l’assurance d’être devant une bonne BD était acquise. Le scénario qui mêle intrigue et personnages historiques et imaginaires est plutôt bien ficelés et il est difficile de ne pas se passionner pour celui-ci. Certes, ce n'est que le premier volume, ce qui fait que, bien évidemment, l'auteur nous présente son univers (mille fois exploité mais qui ne s'intéresse pas aux Croisades, a Jérusalem, aux Templiers?), mais, en arrivant à la dernière page, l'envie de connaître la suite est suffisamment forte pour que l'on se dise que cette série a un potentiel certain. Un petit mot pour les auteurs, je ne connais pas bien Jean-Luc Istin, mais vu la qualité du scénario, je suivrais plus attentivement son actualité. Quant au dessinateur, Timothée Montaigne, ses graphismes sont de très bonnes factures et servent fort bien l’histoire, on se croirait presque au moyen âge. Autre point positif, du coup, pour ce Cinquième Évangile, car il arrive si souvent que les dessins desservent une œuvre.

Au final, je ne pourrais que conseiller la lecture de cette BD a tous les passionnés du genre même si, pour être honnête, celui-ci est surexploité et peut lasser a la longue. Néanmoins, avec un scénario intéressant et de très bons dessins, elle vaut largement le détour.

Aucun commentaire:

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...