lundi 1 septembre 2008

L'EMPREINTE DE L'ANGE


L'EMPREINTE DE L'ANGE

Alors qu'elle vient chercher son fils Thomas dans un goûter d'anniversaire, Elsa Valentin remarque une petite fille de six ans qui la bouleverse. Elle le sent, elle en a l'intime conviction : Lola est sa propre fille. Obsédée par ce sentiment inexplicable, elle cherche à en savoir plus sur l'enfant. En s'introduisant dans la vie de la fillette, Elsa rencontre sa mère, Claire Vigneaux, qui s'inquiète du comportement étrange de cette femme qui rode autour de sa fille. Elsa est-elle folle ? Dangereuse ? Mais que s'est-il passé six ans auparavant ? S'engage alors un face à face animal entre deux femmes qui n'auraient jamais dû se rencontrer...

Lorsque l'on ne va au cinéma qu’une ou deux fois dans l’année (enfin, pour 2008, c'est la troisième! J’aime me contredire tout de suite), on a toujours l’espoir d’aller voir un excellent film, ou du moins, un film que l'on attend avec impatience. Du coup, lorsque l'on se retrouve devant la salle de ciné et qu'il faut essayer de batailler pour ne surtout pas aller voir un film français, la tension peut vite monter. Bien évidement, je finis par céder et ce fut donc en maugréant que j’allai a voir ce fameux Empreinte de l'ange qui ne me disait, mais alors pas grand chose... L’éternel problème du cinéma français. Je ne vais pas me faire que des amis mais j’apprécie celui ci a la télévision, pas au cinéma. Ou, plutôt, vu le peu de fois ou j’ai l'opportunité de sortir, cela me gonfle au plus haut point que d'aller en voir un. Pourtant, je dois avouer que j’aime bien en règle général et que je suis rarement déçu mais, a l’aise, dans mon lit et, rappelons le, devant ma télé ! Et ce qui devait arriver arriva.

J’ai franchement apprécié ce film (et oui, je me contredis une fois de plus); de plus, j’ajouterais que je n’ai éprouvé aucun regret de m’être fait convaincre (enfin, je n’avais pas vraiment le choix non plus...). Que l’histoire au départ ne semble pas être transcendantale et ne révolutionneras pas le Septième art importe peu car, d'un scénario a priori banal (une femme un peu timbré croit reconnaître son enfant décédé en rencontrant une petite fille) on se prend vite au jeu de l'intrigue de part ses rebondissements bienvenus, voir étonnants. L’histoire est assez bien ficelée et je mets au défit quiconque de trouver le dénouement final (est ce sa fille ou non?) sans douter à plusieurs reprises et pencher vers l'une ou l’autre hypothèse. Personnellement, ce fut ce qui m’arriva. Mais plus que le scénario subtil, c’est le jeu des deux actrices principales, Catherine Frot et Sandrine Bonnaire qui est la grande force de ce film, surtout la première. Je n’ai pas vu énormément de longs métrages de Catherine Frot et, du coup, je dois avouer que je ne la connais pas tant que ça; a part une allure a priori sympathique, mon opinion était plutôt neutre...mais la, quel jeu d'acteur ! Franchement, elle est excellente dans un rôle d'une profonde tristesse et, ou il faut bien l’avouer, parfois dérangeant car la folie n’est jamais bien loin, nous faisant sans cesse douter tout au long du film (ce n'est pas sa fille ! a bah, peut t'être ? c'est sur que oui ! Non ? Définitivement non ? Pourquoi pas oui ? Parce que non ?), ce qui révèle une certaine maîtrise dont bon nombres d’actrices (et d'acteurs) plus huppés soient loin de posséder toute la palette.

Alors, non, je ne vous révélerais pas la fin, car cela serait gâcher irrémédiablement votre plaisir, enfin, si cela vous dit d'aller voir un film français. Mais cela serait fort réducteur de s'en tenir a cela... car L’empreinte de l'ange est un bon film, profond, triste et bouleversant. Comment, je me contredis une fois de plus ? Bah oui quoi, on peut changer d’avis ? Non ?

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