vendredi 29 août 2008

LES ANNALES DU DISQUE MONDE : SOURCELLERIE


LES ANNALES DU DISQUE MONDE : SOURCELLERIE

La magie, c'est de la bouillie pour chat. Car voici la sourcellerie, la puissance thaumaturgique de l'Aube des Temps ! Elle pénètre le Disque-Monde par l'entremise du huitième fils d'un mage (défroqué, oui !).
Disons-le tout net : casse-cou.
Une fois de plus, faudra-t-il compter sur l'ineffable Rincevent pour sauver les meubles ? Il est vrai que l'homme a plus d'un tour dans son sac percé. Il dispose aussi d'une équipe de choc, où vous retrouverez le mystérieux et pusillanime Bagage — tellement humain ! — et le subtil bibliothécaire de l'université des mages — tellement simiesque !
Avec, pour la première fois dans un livre, Nijel le Destructeur, jeune héros par correspondance, et Conina, la fille du plus célèbre Barbare, par qui tombent les coeurs et les coups. Et, en prime, un séjour inoubliable dans la cité d'Al Khali, sous la houlette du Sériph Créosote.

Cinquième volume des cultissimes Annales du Disque Monde de l' auteur Britannique, Terry Pratchett, Sourcellerie nous permet de retrouver comme protagoniste principal, le non moins culte Rincevent, le maje (pardon, le mage) le moins compétant de toute l'histoire de la Fantasy (mais peut être l'un des plus attachant, et sûrement le plus drôle).
Ainsi sont faites les Annales, l'on passe d'un thème a un autre, de héros (?) a d'autres avec leur cohortes de personnages secondaires sans sourciller et sans perdre en qualité, tant le Disque Monde fourmille d'histoires a raconter (ce n'est peut être pas anodin si Pratchett en est déjà a une trentaines de romans...).
Cependant, pour la première fois, j' ai connu une légère déception.
Oh, celle ci est toute relative, voir infime mais je ne pourrais pas la nier.
Peut être que l'effet de surprise est passé (mais au bout de 5 livres auxquels il faut ajouter "Maurice", il aurait du l'être depuis longtemps), ou bien, peut être qu'un sentiment de lassitude est apparu?
Non, rien de tout ça.
Sourcellerie est un bon livre; plaisant, agréable,drôle et qui possède ses grands moments de délires dont seul Pratchett est capable et qui resterons a jamais gravés dans ma mémoire (ah, les fameux Cavaliers de l' Apocralypse ivres morts dans un bar) mais, car il y a un mais, il reste légèrement inférieur a quelques uns de ses prédécésseurs (en particulier a la Huitième Fille) ou plutôt, car il m'est difficile de trouver les mots exacts, peut être parce que je m' attendais a mieux?
Ouf, difficile d'être clair...

Surtout que franchement, Sourcellerie est tout de même un excellent roman.
Tenez:
Entre Rincevent, toujours égal a lui même (bref, tout est dit), la fille de Cohen le Barbare, Conina qui rêve de devenir coiffeuse, le bibliothécaire, qui au fil des volumes devient l'un de mes personnages préférés (ouk!) et la Mort, on est plutôt bien gâtés, et de nombreux personnages secondaires sont a la hauteur, comme le Sourcellier, évidement et quelques mages de l' Université de l' Invisible.
Hélas, Nijel, s'il est marrant, apparaît tout de même comme une copie de Mortimer du point de vue physique, a croire que Pratchett se recycle.
Quand a l'histoire a proprement parlée, elle est plutôt bien trouvée entre ses mages qui se la coulaient plutôt douce jusque la, l' arrivée de la Sourcellerie qui chamboule tout, l' Apocralypse qui forcement en découle et la question primordiale que tout amateur d' Heroic Fantasy a dut se poser un jour (et qui est très loin d'être bête):
Mais pourquoi les magiciens, avec leurs pouvoirs, ne dirigent ils pas le monde?
Rassurez vous, on auras la réponse.

Mais peut être que, malgré ses qualités, Sourcellerie aurait mérité quelques pages supplémentaires qui en aurait fait un chef d' oeuvre absolu, certains évènements étant un peu passés sous silence ou vite écartés...
Après tout, c'est peut être cela qui m' auras surtout déçu?...
Mais bon, relativisons, des déceptions aussi bonnes, j' en redemande!

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