lundi 4 août 2008

LES ANNALES DU DISQUE MONDE : MORTIMER


LES ANNALES DU DISQUE MONDE : MORTIMER

Mortimer court à travers champs, agitant les bras et criant comme une truie qu'on égorge. Et non. Même les oiseaux n'y croient pas. « Il a du cœur », fait son père adossé contre un muret. « Dame, c'est le reste qui lui manque », répond l'oncle Hamesh. Mais à la foire à l'embauche, la Mort le remarque et l'emporte sur son cheval Bigadin. Il faut la comprendre : elle a décidé de faire la vie ; avec un bon commis, elle pourrait partager le travail quotidien, ce qui lui laisserait des loisirs. Un grand destin attend donc Mortimer. Mais... est-ce bien raisonnable ? Un scénario qui décoiffe, une distribution prestigieuse et... peut-être... une apparition exceptionnelle de l'illustre Rincevent.

Avant de commencer, et pour répondre à l'interrogation de la couverture, oui, Rincevent apparaîtra bel et bien dans ce livre. Et même si son rôle est minime dans le déroulement de l’histoire (quelques pages), notre mage raté préféré est toujours égal à lui même, ce qui laisse présager de nouveaux moments absurdes.

Quatrième opus des Annales du Disque Monde, Mortimer est le premier ouvrage dont le titre ne commence par le (ou la) huitième quelque chose. Cela est anecdotique mais je tenais à le signaler, histoire de meubler le post sans doute... Cette fois, nous retrouvons La Mort pour la première fois comme protagoniste principal. Personnage récurent de la série, celui ci (oui, car la Mort est un « mâle » nécessaire) se met donc en quête d'un apprenti qui lui permettra de se soulager un peu de son travail quotidien et de vaquer a d’autres occupations comme, pour ne vous citer que quelques exemples: goutter a tous les alcools de la création, chercher un emploi, jouer aux dés ou aller dans une soirée de la jet set. Déjà la, vous vous dites sûrement que Terry Pratchett vas encore nous entraîner dans des délires monumentaux et vous n' avez pas tort, car de plus, le dit apprenti et un brave gars plutôt maladroit et pas vraiment tailler pour un emploi sérieux (alors, remplacer La Mort!!!) et qui, bien entendu, vas rapidement n'en faire qu'a sa tète pour les beaux yeux d'une princesse et du coup, mettre la réalité en péril... mais chut, inutile d'en dire plus, cela serait gâcher le plaisir de la lecture.

Dans la lignée de ses prédécesseurs, Mortimer est pétri du même humour (parfois absurde mais l'auteur est britannique alors cela se comprend) que ceux ci et si, cette fois, l’effet de surprise initial de la saga n'est plus présent, le niveau n’a pas baisser le moins du monde et l'on y prend toujours autant de plaisir lors de sa lecture. Les personnages ne sont peut être pas tous aussi développés que dans les premiers volumes mais Morty est assez attachant entre sa maladresse initiale et son envie de bien faire coute que coute et Coupefin se révèle bien plus intéressant que l'on aurait pu croire au fil de la progression dans l’histoire. Si Ysabell aurait peut être gagner a être un peu plus travaillée (mais la, je chipote beaucoup, j' attendais peut être d'avantage de la fille de la Mort ), La Mort, lui est vraiment grandiloquent, que cela soit de la façon a laquelle on s'attendrait habituellement a voir décrire un tel personnage ou, bien plus souvent, dans les moments plus légers ou on le voit dans des situations assez cocasses.

Mortimer est une véritable petite réussite, certes, au bout de quatre ouvrages, on n’est plus autant surpris, mais cela importe peu car il rempli parfaitement son office: nous faire rire et passer (encore une fois, mais cela deviens une habitude) un très bon moment.

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