vendredi 13 juin 2008

LE GRAND JEU : LES DIEUX NOIRS


LE GRAND JEU : LES DIEUX NOIRS

Jean Pierre Pécau (Histoire Secrète, Empire) vous révèle les grandes théories conspirationnistes développées autour d’une histoire occulte Nazie. Un bel hommage à Jacques Bergier, le maître du réalisme fantastique (Le Matin des magiciens) ! Après une suite fortuite d'événements, Nestor Serge a enfin embarqué pour l'expédition de secours du dirigeable disparu au nord du Groenland. Sur place, le reporter est pris en charge par Angus, un agent écossais, afin de préparer leur entrée dans la Zone. Celle-ci est sous l'emprise de puissants phénomènes... phénomènes évoqués auparavant par un certain Lovecraft.

Décidément, le scénariste Jean Pierre Pécau est un homme bien occupé et assez prolifique ses temps ci, entre l’Histoire Secrète, Empire, Arcanes et Arcanes Majeurs, voila qu'il nous revient avec le deuxième tome de ce Grand Jeu, énième Uchronie, genre décidément a la mode depuis quelques années, en particulier parmi la production Française, que cela soit dans le domaine de la bande dessinée ou de la littérature. Le Grand Jeu, qui doit son nom a une revue littéraire d'entre les deux guerres, est un hommage non dissimulé a l’inénarrable Jacques Bergier (qui d'ailleurs, faisait une apparition remarquée dans le premier volume) et a son oeuvre culte, coécrite avec Louis Pauwels, Le Matin des Magiciens, livre fourre tout qui parle aussi bien d’anciennes civilisations, d’alchimie, de sociétés secrètes et d’ésotérisme.

Si le premier tome avait éveiller ma curiosité sans que je cris au génie, cette suite, que je craignais légèrement c'est avérée assez réussie et d’agréable lecture. Bien entendu, ce n’est pas le truc du siècle; cependant, je trouve que, même si j’ai une préférence pour l’Histoire Secrète et surtout pour Empire, Jean Pierre Pécau se débrouille assez bien et nous retranscrit fidèlement toute la mythologie « Bergienne», s'embrouillant largement moins que dans ses histoires d’Archontes et de jeux de cartes a travers les âges. Pourtant, le sieur Bergier était un drôle d’oiseau et il n’était pas si simple que l'on pourrait le croire de se dépatouiller au milieu de ses thèses pseudo mistico-atlantistes mâtinés de soucoupes volantes et d'armes secrètes Nazis. Or, et c'est la le mérite de Pécau, on y croit (ou du moins, on s' y fait) et on plonge facilement dans la lecture, surtout que, passé l’écueil habituel du tome 1 ou les personnages et l’univers sont présentés, nous nous retrouvons en terrain connu et la lecture y prend un certain plaisir. Alors, de nouveaux personnages font leur apparition, l’intrigue avance tout doucement, de nouveaux mystères viennent s’ajouter aux anciens et l'on se prend a se dire a la dernière page, que l'on a hâte de lire la suite, surtout que le tout est excellemment bien dessiné par un Pilipovic sobre et précis.

Et en parlant de suite, la vision d'une soucoupe volante (modèle années 50 bien entendu) sur la couverture du tome 3 m’a mis l’eau à la bouche!

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