lundi 14 avril 2008

L’INSTINCT DE L’ÉQUARRISSEUR


L’INSTINCT DE L’ÉQUARRISSEUR

Sherlock Holmes existe bel et bien ! Simplement il se trouve avec le professeur Watson sur une Terre parallèle ayant jadis reçu la visite des Worsh, des extraterrestres désormais parfaitement intégrés à la communauté humaine, qui bénéficie de leur technologie avancée; et notre Conan Doyle, capable de se rendre sur cette autre Terre grâce à une invention de Watson, se contente dans notre monde de raconter les vraies aventures du célèbre détective – très édulcorées, cela va sans dire. Car Holmes, l'Assassin de la Reine, n'a pas grand-chose à envier aux monstres qu'il pourchasse... Le fabuleux trio, au fil de ses aventures, va devoir affronter pas moins de deux Jack l'éventreur, et combattre l'infâme professeur Moriarty, ennemi juré de Sherlock Holmes, qui va tout faire pour découvrir la clé de l'immortalité – un secret qui se dissimulerait dans un bien mystérieux Instinct de l'équarrisseur...


L'Instinct de l'équarrisseur
Auteur : Thomas Day
Type d'ouvrage : Steampunk
Première Parution : 28 mars 2002
Edition Poche : 30 septembre 2004
Titre en vo : L'Instinct de l'équarrisseur
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Traduction : néant
Editeur : Folio SF
Nombre de pages : 432

Mon avis : Connaissant actuellement un intérêt pour le moins particulier pour le genre Steampunk – la fameuse SF a vapeur comme certains l’ont un peu trop rapidement surnommée – l’envie de me plonger dans un autre roman du genre était pour le moins importante, du coup, après les méandres des voyages temporels dans Les Vaisseaux du Temps, me voici de retour a l'époque Victorienne avec L’Instinct de l’équarisseur, œuvre pour le moins singulière où l'on retrouve un Sherlock Holmes bien diffèrent de celui qui rentra dans la légende par le biais de son auteur, qui d'ailleurs ne l'aimait guère, A. Conan Doyle. Thomas Day, l'auteur de l'ouvrage, signant là une œuvre plutôt étrange et où j'avoue avoir eu un peu de mal à me faire une opinion précise. Incontestablement, un véritable travail de fourmi fut accompli par l'écrivain afin de se renseigner bien évidement sur le plus célèbre des détectives, mais également sur d'autres personnages contemporains aussi variés que Jack l'éventreur, Jack London, Oscar Wilde et bien entendu, Conan Doyle, personnage principal de l'histoire. Et la, je ne fait que citer les plus marquants. Ceux ci ne dénotent pas le moins du monde au milieu de personnages, eux, imaginaires mais hauts en couleurs comme Moriarty, Watson ou la flamboyante Elisabeth « Shiva » Worrington. D’ailleurs, même les Worsh, ces fameuses « peluches » extraterrestres envers qui j'avais un énorme a priori au départ s'avérèrent au fil de l'intrique plutôt intégrés au paysage, l'auteur nous réservant une surprise de taille sur leurs origines vers la fin de l'ouvrage. Assez prenant, amusant (les moments d'humour sont assez nombreux) et passionnant, on prend du plaisir à suivre les pérégrinations de Holmes et de ces acolytes. Cependant, malgré toutes ces qualités, L’Instinct de l’équarrisseur possède quelques défauts qui font qu'il rate de peu la marche qui aurait fait de lui un bon roman. Tout d'abord, a force de multiplier les seconds rôles, Thomas Day finit par ne pas les approfondir davantage, ce qui aurait pu les rendre bien plus intéressants, voire, pire, a en négliger certains qui auraient mérités un meilleur traitement ; je pense surtout au complice de Shiva, l'inquiétant et charismatique Bhanîr, mais il n'est pas le seul. Ensuite, le découpage du livre en deux parties distinctes entrecoupées d'un entracte, certes nécessaire mais tout aussi long est assez étrange même si l'on s'y fait. Ce qui me fait penser que l'ouvrage n'aurait pas démérité a être plus long : en effet, certains romans sont incontestablement beaucoup trop longs, certains auteurs abusant de descriptions, de dialogues voir d'intrigues parfois inutiles... L’Instinct de l’Équarrisseur, lui, au contraire, est trop court a mon avis, ce qui laisse un petit goût de déception. Mais bon, peut être vaux t-il mieux regretter qu'il n'y ait pas une centaines de pages supplémentaires, ce qui dans le fond, signifie que le livre nous a plu, plutôt que de s'ennuyer ferme devant des cycles composés d'une dizaines de volumes et dont on ne voit pas le bout ?!


Points Positifs :
- A priori, on se dit que le synopsis n’est pas des plus original et que Thomas Day choisit la facilité en nous pondant un énième roman Steampunk avec Sherlock Holmes en tête d’affiche, puis, au fil des pages, on commence a se prendre au jeu et, finalement, sans être un grand livre, celui-ci s’avère plutôt sympathique a lire.
- Entre personnages réels et imaginaires, l’auteur se débrouille plutôt bien et l’on passe des uns aux autres sans le moindre problème.
- Mine de rien, L’Instinct de l’équarisseur est un roman bourré d’humour ; un pastiche du genre ?!
- On pouvait craindre le pire avec les Worsh et puis, finalement, ces derniers passent bien.
- Elisabeth « Shiva » Worrington ; une certaine classe tout de même.

Points Négatifs :
- Le découpage, un peu batard, en trois parties dont un soit disant entracte franchement longuet.
- Bon, ne nous voilons pas la face : ce n’est pas non plus une œuvre incontournable… sympa, sans plus.
- Trop de Steampunk tuerait-il le Steampunk ? Mouais, au bout d’un moment, les effets de mode peuvent lasser…
- Un poil trop court ?

Ma note : 6,5/10

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