jeudi 6 mars 2008

LES DÉPORTÉS DU CAMBRIEN


LES DÉPORTÉS DU CAMBRIEN

Révolutionnaires de toutes obédiences, arrêtés par un gouvernement trop magnanime pour les condamner à mort, ils ont été déportés. Plus loin que l'Alaska, la Sibérie ou l'Antarctique. Dans le passé. L'ère primaire, le Cambrien. Un milliard d'années avant notre ère. Le Marteau, ce gigantesque piston à refouler dans le temps, les dépose sans espoir de retour dans un monde où la vie n'a pas encore quitté les océans. Avec les années, ils succombent peu à peu au désespoir et à la folie. Jusqu'à ce que soit déporté parmi eux Lew Hahn qui ne ressemble en rien à un prisonnier politique. Pourquoi a-t-il été condamné ?


Les Déportés du Cambrien
Auteur : Robert Silverberg
Type d'ouvrage : Science-Fiction, Anticipation
Première Parution : 1967
Edition Poche : 17 avril 2002
Titre en vo : Hawksbill Station
Pays d’origine : États-Unis
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Guy Abadia
Editeur : Livre de Poche
Nombre de pages : 191

Mon avis : Pour le second roman a avoir droit a sa critique sur ce blog, il apparait d’entrée de jeu que Les Déportés du Cambrien, œuvre du sieur Robert Silverberg, se démarque nettement de Perdido Street Station dont je vous ais parler il y a quelques jours a peine, et ce, pour tout un tas de raisons assez diverses, comme, par exemple, sa longueur : mois de deux cent pages, ça nous change nettement des presque milles pages de Perdido et des bouquins que j’ai l’habitude de lire… Mais comme chacun sait, ou devrait le savoir, ce n’est pas la taille qui compte et dans le cas présent, force est de constater que ce grand nom de la science-fiction qu’est Robert Silverberg nous le prouve plutôt bien. Pour la petite histoire, jusqu’à ce jour, je n’avais eu l’occasion que de lire qu’un seul ouvrage de l’auteur, Jusqu'aux Portes de la Vie, récit pour le moins singulier qui narrait les aventures d’un certain Gilgamesh (oui, celui de la fameuse épopée mésopotamienne) dans le royaume des morts ; un roman sans prétention mais agréable. Mais pour être tout à fait franc, avec Les Déportés du Cambrien, nous franchissons indéniablement un palier qualitatif. Déjà, le concept de départ avait plus qu’éveiller ma curiosité – des prisonniers politiques envoyés des milliards d’années dans le passé, lors des débuts de l’apparition de la vie sur Terre, sans espoir de retour, bref, la prison idéale – et, au bout de quelques pages, j’ai été plus que conforter dans mon choix, celle-ci s’avérant être captivante. Robert Silverberg, jongle de fort bonne manière entre deux récits, c’est-à-dire, l’intrigue principale qui s’étale sur quelques jours entre, l'arrivée de cet étrange Lew Hahn parmi les autres détenus dans la station de Hawksbill jusqu'à la révélation finale, et l’intrigue secondaire, s’intéressant elle a la vie de Jim Barret, protagoniste principal du livre, et, accessoirement, plutôt touchant, de ses débuts de révolutionnaire jusqu'à son arrestation – la, sur une période bien plus longue, plus de 20 ans. Et, non seulement on prend un certain plaisir a alterner les deux récits, découvrant petit a petit le passé du héros tout en se demandant qui peut bien être ce tout nouveau détenu, mais en plus, dans ce récit, Silverberg se permet de nous tenir en haleine avec son histoire de mouvements clandestins dans cette Amérique devenue une véritable dictature. Vous l’avez compris, sans être le roman de l’année et malgré un coté un peu rétro, Les Déportés du Cambrien s’est avéré être une fort bonne surprise, assez prenant, qui se lit d’une traite et dont la fin, pour être tout a fait franc, m’aura surpris, bref, une œuvre que je ne saurai trop que vous conseiller…


Points Positifs :
- Déjà, notons l’originalité du postulat de base : envoyés un milliard d’année dans le passé, sans la moindre chance d’en revenir, les prisonniers politiques d’une Amérique devenue une dictature se retrouvent donc bel et bien dans ce qu’il faut bien appeler une prison idéale. Bien entendu, les voyages dans le temps sont un thème souvent abordés dans le genre SF, cependant, pas de cette manière en tous cas.
- Robert Silverberg alterne plutôt bien entre deux récits et l’on passe de l’un à l’autre sans le moindre problème et toujours avec le même intérêt.
- Captivant, assez court, impossible de lâcher ce roman avant de le finir.
- La fin, surprenante.

Points Négatifs :
- Je suis peut-être habituer à des romans un peu plus longs et qui font un peu plus la part belle aux descriptions.
- De même, le style à un peu vieillit, mais, en comparaison avec d’autres œuvres, pas tant que cela…
- La surprise finale est plutôt réussie mais je trouve qu’elle arrive un peu trop rapidement ; mais bon, comme je l’ai dit, ce roman est court, ce qui explique sans doute cela !?

Ma note : 7,5/10

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