mardi 25 mars 2008

ARIOSTO FURIOSO


ARIOSTO FURIOSO

1533. L'Italia Federata a conquis le Nouveau Monde. À Firenze, Lodovico Ariosto, poète et conseiller de Damiano de Medici, est pris en étau entre les factions rivales qui se disputent le pouvoir. Telle est la realtà. Le poète s'évade en écrivant une suite à son Orlando Furioso. Et dans cette Amérique de rêve, il devient Ariosto le héros qui, monté sur son hippogriffe fabuleux, va défendre les Cérocchi contre les sorts et les sorciers. Telle est la fantasia. Jusqu'au jour, tragique, où rêve et réalité se rejoignent...


Ariosto Furioso
Auteur : Chelsea Quinn Yarbro
Type d'ouvrage : Fantasy
Première Parution : 1980
Edition Poche : 8 octobre 2003
Titre en vo : Ariosto Furioso
Pays d’origine : États-Unis
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Jean Bonnefoy
Editeur : Folio SF
Nombre de pages : 477

Mon avis : On pourra dire qu’il m’aura fallut pas mal de temps pour que je lise finalement cet Ariosto Furioso et que, du coup, il aura patienté bien des mois dans ma bibliothèque – mais quelque part, c’est le lot de bon nombre de mes livres finalement et celui ci ne déroge pas a la règle – cependant, comme on a l’habitude de le dire : mieux vaut tard que jamais, mais bon, procédons par le commencement... Avant toute chose, je dois dire que l’achat de cette œuvre est surtout du au fait qu'il s'agit d'une uchronie et, qu'étant fan du genre, il m'avait intrigué, même si, la toile de fond générale ne m'attirait pas forcement au départ : une Italie réunifié des le XVIème siècle, mouais, je demandais à voir – après tout, pourquoi pas ? Pourtant, au fil des pages, j’ai commencé à rentrer dans l’histoire, même si, par moments, celle-ci peut en déstabiliser plus d’un… En effet, l'intrigue est divisée en deux parties : la Realtà, ou le poète Ludovico Ariosto se voit mêlé aux intrigues de la cour de Firenze et la Fantasia, œuvre du dit poète où, celui-ci, se transforme en preux chevalier et sans va vivre des aventures fantastiques au nouveau monde. Du coup, tout au long du roman, nous alternons, au gré de la lecture, d’un univers a l'autre, sans qu'il y ait, il faut le reconnaitre, vraiment de rapports évidents. Personnage historique réel, Ludovico Ariosto qui est l'auteur de Orlando Furioso, œuvre qui reprend des personnages tels Roland – oui, celui de La chanson de Roland – est ici décrit sous deux facettes différentes : le poète peu sur de lui qui cherche à satisfaire son maître et protecteur, Damiano, et le chevalier héroïque, sans peur et sans reproche, par ailleurs, ultra-caricatural. Sur ce point, et ce ne doit pas être une grande surprise, ma préférence va largement au poète, son alter ego imaginaire en devenant presque ridicule alors que le véritable Ariosto est dans le fond un personnage plutôt touchant. Les deux intrigues, sans être extraordinaires, sont assez agréables à lire mais ne suffisent pas néanmoins à faire de Ariosto Furioso un grand livre, et ce, pour deux raisons : tout d'abord, je trouve dommage que le coté uchronique ne soit pas plus développer que ça, on ne sait pas trop quel est le point de divergence avec l’Histoire officielle, l'Italie est unifiée, point barre. Comment ? On a quelques indices mais très peut au final pour se faire une idée précise. La deuxième raison est que les deux récits, qui au passage ne se rejoignent que dans les toutes dernières lignes, s'achèvent a mon goût un peu trop brusquement alors qu'ils avaient été plutôt assez développés pendant plus de 400 pages. Mais bon, ça n'empêche pas que j'ai tout de même apprécié la fin et que, au final, même si ce n'est pas un chef d'œuvre, j'avoue avoir passé d'agréables moments à la lecture de cet Ariosto Furioso.


Points Positifs :
- Déjà, c’est une uchronie, donc, comme j’apprécie le genre, c’est un bon point, ensuite, les deux récits, assez différents, ne sont pas désagréables a la lecture et permettent de passer un bon moment jusqu’à ce qu’ils se rejoignent, a la toute fin.
- Justement, j’ai particulièrement apprécié la fin de ce roman que j’ai trouvé assez réussi ; mais je n’en dirais pas plus.
- Le personnage réel de Lodovico Ariosto est plutôt réussi, voir même, par moments, touchant.
- Mention sympathique a l’auteur, Chelsea Quinn Yarbro, pour m’avoir fait connaitre Lodovico Ariosto et son œuvre.

Points Négatifs :
- Une uchronie sans que l’on sache quel est le point de divergence, c’est, selon moi, un problème : le plaisir de découvrir un monde différent du notre, c’est une chose, mais savoir pourquoi, dans celui-ci, l’histoire a pris un autre tournant, est, a mon avis, primordial.
- Pas toujours évidant de passer d’une intrigue a l’autre, surtout qu’on ne comprend pas vraiment le lien entre les deux, et ce, jusqu’à la toute fin du roman.
- Si l’on peut s’attacher a Lodovico Ariosto, le poète, son alter-égo chevaleresque est tellement imbu de sa personne, tellement prétentieux et sans charisme que, par moments, ce fut pénible de lire les parties qui lui étaient consacrées.
- La fin est réussie, je ne le nie pas, mais, tellement courte…

Ma note : 6,5/10

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